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Quelle est la différence entre un chrétien "charnel" et un chrétien "spirituel" ?

En théologie chrétienne (notamment basée sur 1 Corinthiens 3:1-4), un chrétien charnel est immature et se laisse guider par ses propres désirs et émotions, bien qu'il ait la foi. Un chrétien spirituel se laisse guider par le Saint-Esprit, cherche à obéir à Dieu et produit des fruits de paix et de maturité. [1, 2]
Le chrétien charnel
  • Immaturité : Il reste un « bébé » dans la foi et n'a pas beaucoup changé depuis sa conversion.
  • Conduite par les émotions : Il réagit selon ses envies immédiates, ses peines ou ses colères.
  • Recherche des hommes : Il cherche à plaire aux autres et s'attache aux querelles, aux jalousies ou aux divisions.
  • Vision humaine : Il vit de manière très proche de quelqu'un qui ne connaît pas Dieu, malgré sa croyance.
Le chrétien spirituel
  • Maturité : Il grandit dans la connaissance de la Bible et de Dieu au fil du temps.
  • Conduite par l'Esprit : Ses choix, ses pensées et ses actes sont influencés par le Saint-Esprit.
  • Recherche de Dieu : Il cherche à plaire à Dieu avant de chercher l'approbation des gens.
  • Fruits visibles : Sa vie produit la paix, l'amour et la patience au lieu des conflits.

D'après l'Aperçu IA de Google

Qu'entend-on par "chrétien charnel" ?

Le chrétien dit "charnel" vit prioritairement de son âme irrégénérée : volonté propre, pensées trompeuses, règne des émotions/sentiments plutôt que de son esprit (où demeure l'Esprit saint, qui est alors empêché d'agir).

Les pensées de ce type de chrétien sont compliquées, contradictoires, cachées et trompeuses. Le chrétien charnel fait semblant, comme les pharisiens de la Bible. Ainsi, le chrétien charnel reste dominé par ses désirs humains et ses émotions au lieu de suivre l'Esprit de Dieu.

Ce terme de "charnel" désigne par conséquent une personne immature dans sa foi, souvent comparée à un bébé spirituel, qui peine à obéir aux enseignements de la Bible. Le mot "charnel" vient du grec sarkikos : qui se rapporte à la chair. L'apôtre Paul utilise cette expression dans la Bible (1 Cor 3:1-3) pour parler aux chrétiens de Corinthe. Il leur reproche d'avoir encore des réactions pareilles à celles des personnes qui ne connaissent pas Dieu.

La vie du chrétien charnel est guidée par les impulsions du moment (recherche des émotions), les peurs ou la colère plutôt que par la sagesse de Dieu (d'où la présence de conflits fréquents et de divisions au sein de la communauté - disputes et jalousie).

Il est dans le "faire" plutôt que dans l'"être" (cf. Marthe et Marie en Luc 10:38-42).

Ils lui est difficile de progresser vers une vie spirituelle solide malgré le temps qui passe (immaturité persistante).

Si on lui propose un livre spirituel, il décline souvent (alors que la spiritualité est à la base de tout, et les actes suivent, et non pas l'inverse...).

Souvent, on constate que le chrétien charnel peut difficilement garder le silence plus que 2-3 minutes lors de méditations bibliques.

Lors de la crucifixion, parmi les apôtres, seul Jean, le plus spirituel des 12 (comparez les 4 évangiles) était présent : les autres étaient encore des chrétiens charnels.

A la fin de sa vie, Paul fut abandonné de tous. D'ailleurs, peu comprenaient les parties spirituelles de ses lettres...

Cet état de faiblesse n'est pas une finalité voulue par Dieu : le but est de grandir vers la maturité grâce au changement intérieur (la sanctification) - cf. la parabole des 10 vierges.

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi - éprouvez-vous vous-mêmes (2 Cor 13:5)

(rédigé en partie avec l'aide de l'Aperçu IA de Google)

Lire aussi


La vie chrétienne ne dépend pas de ce que tu fais pour Dieu
mais de ce que tu laisses Christ faire en toi.

La vie chrétienne n'est pas un effort vers Dieu
c'est une union avec Christ.

Le fruit ne vient pas de l'activité
mais de demeurer en Lui.

Demeurer en Lui donne le repos
et dans le repos nous portons du fruit.

Toute oeuvre provenant de notre moi, même "religieuse", est stérile.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit (Jean 15:5)

D'après Appelés à mourir de W. Nee - message du 30 juillet



Rendre grâce en toutes choses (1 Thess 5:18)

Remercier n'est pas un réflexe automatique, c'est un choix spirituel qui libère de la plainte, de la peur et du mécontentement et aligne sur la volonté de Dieu.

Il ne s'agit pas de nier la réalité, mais de faire confiance à un dessein plus grand.

Là où il y a gratitude, il y a paix, et là où il y a paix, l'Esprit peut conduire avec clarté.

Remercier, c'est dire : "Je me confie en Toi, même si je ne comprends pas tout".

D'après Appelés à mourir de W. Nee - message du 13 février


"Dieu avec nous" ou le psaume 139


"Ainsi s'étend Ta grandeur accueillante
Autour de nous comme une mer sans bornes ;
Nous ne pouvons pas nous perdre là où tout est chez nous,
Ni nous éloigner de Toi."

Très peu d'entre nous comprennent la pleine signification des paroles de Matthieu 1:23, "on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie: DIEU AVEC NOUS". Dans cette courte phrase nous est révélé le plus grand fait que le monde ne puisse jamais connaître. Que Dieu, le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, n'est pas une divinité lointaine, demeurant dans un paradis de gloire inaccessible, mais vivant avec nous ici même dans ce monde, au milieu de nos vies pauvres, ignorantes et impuissantes, vivant aussi proche de nous que nous le sommes à nous-mêmes.

Cela semble si incroyable pour le coeur humain que nous sommes très lents à le croire ; mais que la Bible l'enseigne comme un fait, de bout en bout, ne peut être nié par aucun esprit honnête. Au tout début de la Genèse, nous lisons l'existence de "la présence du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin". Et à partir de ce moment-là, Il s'est toujours révélé ainsi à nous - Son peuple - dans les rapports les plus familiers et quotidiens, partout dans le monde.

En Exode, nous Le voyons demander à Son peuple de Lui faire un "sanctuaire, afin qu'Il puisse habiter parmi eux". Il est écrit qu'Il a "marché" avec eux dans le désert et qu'Il a "établi sa demeure" avec eux dans le pays promis. Il leur a appris à compter sur Lui comme un Ami et un Secours toujours présent, à Le consulter pour tout ce qui concerne leurs affaires et à Lui abandonner toute la gestion de leur vie.

Et finalement, Il est venu en Christ sous sa forme corporelle et a habité dans le monde comme un homme parmi les hommes, se faisant ainsi os de nos os et chair de notre chair, prenant sur Lui notre nature et nous révélant de la manière la plus tangible et la plus réelle possible, le fait grandiose, béni et incompréhensible qu'Il avait l'intention d'être toujours avec nous, et ce jusqu'à la fin du monde.

Quiconque croira ce fait de tout son coeur y trouvera la solution à toutes les difficultés de sa vie.

Je me souviens que lorsque j'étais petite et que je me trouvais dans un état troublé ou perplexe, l'arrivée de mon père ou de ma mère sur les lieux m'apportait toujours un soulagement immédiat.

Au moment où j'entendais la voix d'un des deux dire : "Ma fille, je suis là !", à cet instant précis, tout fardeau était ôté et toutes inquiétudes apaisées. C'était leur simple présence qui faisait cela. Ils n'avaient pas besoin de promettre de me soulager, ils n'avaient pas besoin de me dire leurs plans de secours ; le simple fait de leur présence était toute l'assurance dont j'avais besoin, que tout allait être réglé maintenant et que tout se passerait bien pour moi. Mon seul intérêt, après leur arrivée, était simplement de voir comment ils allaient arranger tout cela.

Ils étaient peut-être des parents exceptionnels pour avoir créé une telle confiance dans le coeur de leurs enfants. Et je pense qu'ils l'étaient. Mais comme notre Dieu est certainement un Dieu exceptionnel, l'extrapolation de cette anecdote a une force absolue et Sa présence est littéralement tout ce dont nous avons besoin. Il est suffisant pour nous, même si nous n'avions pas une seule promesse ni une seule révélation de Ses plans.

Combien de fois dans la Bible a-t-Il apaisé toutes nos questions et toutes nos peurs par la simple proclamation "Je serai avec toi" ; et qui peut douter que, par ces mots, Il voulait nous assurer que toute Sa sagesse, tout Son amour et que Sa force omnipotente seraient bien sûr engagés de notre côté ?

À maintes reprises dans mon enfance, les mots magiques "Oh voilà maman !" m'ont apporté un soulagement et un réconfort immédiats ; et à maintes reprises au cours de ces dernières années, je disais presque les mêmes mots avec respect : "Oh, voici mon Dieu !" qui m'ont apporté une délivrance beaucoup plus bénie.

Lui présent, que pouvais-je craindre ? Puisqu'Il a dit : "Je ne te délaisserai pas ni ne t'abandonnerai", je peux sûrement dire hardiment : "Le Seigneur est mon secours ; je n'aurai pas de crainte. Que peut me faire un homme ?". Je me souviens encore aujourd'hui du sentiment de sécurité totale que m'inspirait la présence de mon père terrestre. Je ne craignais rien quand il était là.

Et assurément avec mon Père céleste, il ne peut y avoir de place pour la peur.

C'est donc pour son aide pratique et son réconfort que je souhaite que ce fait merveilleux d'Emmanuel, "Dieu avec nous" soit clair et précis, car je suis certain que très peu, même parmi les enfants de Dieu, y croient vraiment. Ils peuvent dire que si, ils peuvent répéter mille fois sur le ton pieux et conventionnel jugé approprié pour un tel sentiment : "Oh, oui, nous savons que Dieu est toujours présent avec nous, mais ..." - et dans ce "mais" tout est dit.

Il n'y a pas de "mais" dans le vocabulaire de l'âme qui accepte Sa présence comme un fait littéral. Une telle âme triomphe joyeusement de toute suggestion de peur ou de doute. Elle a Dieu et cela lui suffit. Sa sécurité certaine et le secours à tous ses besoins résident dans Sa présence pour toutes choses et pour toujours.

Permettez-moi donc de vous prier, chers lecteurs, de vous tourner un instant vers le 139ème Psaume, où nous trouverons une révélation vraiment bénie de cette vérité.

La pensée centrale du psaume se trouve dans les versets 7 à 12 : "Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au Sépulcre, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aube du jour, et que j'aille habiter au bout de la mer, Là même, ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront ; la nuit devient lumière autour de moi ; Les ténèbres mêmes ne sont pas obscures pour toi, et la nuit resplendit comme le jour ; les ténèbres sont comme la lumière. Car c'est toi qui as formé mes reins, qui m'as façonné dans le sein de ma mère".

Je ne peux concevoir une déclaration plus précise ou plus générale de Sa présence continuelle auprès de nous, où que nous soyons ou quoi que nous fassions, que celle contenue dans ce passage. Les gens parlent de chercher à entrer dans la présence du Seigneur, mais nous voyons ici qu'ils ne peuvent pas en sortir, qu'il n'y a pas de place dans tout l'univers où Il n'est pas présent : ni le ciel, ni l'enfer, ni les extrémités de la mer, et pas de ténèbres assez grandes pour se cacher un instant de Lui. Et la raison en est que c'est Lui "qui a formé mes reins", ce qui signifie qu'Il n'est pas seulement avec nous, mais en nous, et doit par conséquent nous accompagner partout où nous allons.

Nous devons par conséquent l'accepter comme vrai, tout comme ces paroles de notre Seigneur, "Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde", étaient l'expression, non pas simplement d'un beau sentiment, mais d'un fait incontestable. Il est avec nous et nous ne pouvons pas nous éloigner de Lui.

Nous pouvons nous trouver dans une telle obscurité au point d'être totalement incapables de Le voir, et penser - nous l'avons probablement souvent pensé - que, par conséquent, Il ne nous voit pas. Mais notre Psaume nous assure que les ténèbres ne Le cachent pas et qu'en réalité, les ténèbres et la lumière sont tous les deux pareils à Ses yeux.

Nous sommes aussi présents à Ses yeux et aussi clairement visibles quand nos âmes sont au plus profond des ténèbres spirituelles ou qu'elles se prélassent dans la lumière la plus brillante. Les ténèbres peuvent nous Le cacher, mais elles ne nous cachent pas de Lui.

Aucune errance ou distance spirituelle apparentes ne nous font sortir de Sa présence ; pas même si nous allons dans les profondeurs du péché dans notre errance. Dans les parties les plus éloignées de la mer ou où que nous soyons, Il est toujours présent pour nous tenir et nous conduire. Il n'y a pas un moment ni un endroit où nous pourrions être laissés sans Ses soins.

Il y a des moments dans notre vie où le délire nous rend complètement inconscients de la présence de nos infirmières les plus attentives et les plus tendres. Un enfant en délire pleurera d'angoisse à l'égard de sa mère et lui déchiquettera le coeur par ses lamentations et ses cris poignants, alors qu'elle est en train de tenir sa main fiévreuse en baignant sa tête douloureuse, et en prenant soin de lui de toute la tendresse indicible de l'amour d'une mère.

Les ténèbres de la maladie ont caché la mère à l'enfant, mais n'ont pas caché l'enfant à la mère.

Et il en va de même avec notre Dieu et nous. Les ténèbres de nos doutes, de nos peurs, de nos chagrins ou de notre désespoir, ou même de nos péchés, ne peuvent nous cacher de Lui, bien qu'ils semblent - et le font souvent - nous cacher de Lui. Il nous a dit que les ténèbres et la lumière sont du pareil au même pour Lui ; et si notre foi tient compte de cela comme un fait, nous serons en mesure de traverser les saisons les plus sombres dans une confiance tranquille, tout en étant sûrs que, même si nous ne pouvons ni le voir ni le sentir, notre Dieu prend soin de nous, et ne délaissera jamais ni ne nous abandonnera.

Cependant, cette présence permanente de notre Dieu sera soit une joie, soit une peine pour nous, en fonction de ce que nous savons de Lui. Si nous pensons à Lui comme à un tyran sévère, soucieux uniquement de Sa propre gloire, nous aurons peur de Sa présence continuelle. Si nous Le considérons comme un Père tendre et aimant, soucieux uniquement de notre bénédiction et de notre bonheur, nous serons heureux et reconnaissants de L'avoir ainsi toujours avec nous. Car la présence et les attentions de l'amour ne peuvent jamais signifier que du bien pour celui qui est aimé.

Le psaume que nous étudions nous montre que la présence de notre Dieu est la présence de l'amour et qu'elle nous apporte une infinité de réconfort et de repos. Il dit dans les versets 1 à 5 : "Seigneur Éternel, tu m'as sondé, et tu m'as connu. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève ; tu découvres de loin ma pensée. Tu es au courant quand je marche et quand je me couche ; tu es parfaitement au courant de toutes mes voies. Même avant que la parole soit sur ma langue, voici, ô Éternel, tu la connais tout entière. Tu me tiens serré par-derrière et par-devant, et tu as mis ta main sur moi".

Notre Dieu nous connaît et nous comprend et connaît tous nos chemins. Personne d'autre dans le monde ne nous comprend. Nos actions sont peut-être mal interprétées et nos motivations mal évaluées. Nos caractères naturels ne sont pas pris en compte, ni nos tendances héréditaires prises en compte. Personne ne tient compte de notre mauvaise santé ; personne ne se rend compte à quel point nous devons faire face. Mais notre Père sait tout. Il nous comprend et Son jugement tient compte de tous les éléments, conscients ou inconscients, qui constituent notre caractère et contrôlent nos actions. Seul un amour qui comprend tout peut être juste et notre Dieu est juste. Pas étonnant que Faber puisse dire :

"Il n'y a pas d'endroit où les douleurs de la terre
Sont plus ressenties que dans le ciel ;
Il n'y a pas d'endroit où les défauts de la terre
Ont un tel jugement bienveillant."


Certains d'entre vous ont eu peur de Sa justice, peut-être parce que vous pensez qu'elle serait contre vous. Mais ne voyez-vous pas maintenant que tout est de votre côté, tout comme le fait la justice d'une mère, car "il connaît notre corps et se souvient que nous sommes de la poussière" ? Aucun juge humain ne peut jamais faire cela ; et pour moi, cette compréhension de Dieu est l'un de mes plus beaux réconforts. Souvent je ne me comprends pas ; tout à l'intérieur semble confus et désespérément enchevêtré. Mais ensuite, je me souviens qu'Il m'a sondé et qu'Il me connaît et comprend les pensées qui me rendent si perplexe, et que, par conséquent, je peux simplement Lui laisser tout ce pitoyable imbroglio pour qu'Il le démêle. Et mon âme s'enfonce immédiatement, comme sur des oreillers duveteux, dans un lieu de repos bienheureux.

Plus encore, en raison de cette connaissance et de la compréhension complète de nos besoins, quel réconfort a-t-on de se dire qu'Il connaît quand on s'assoit et quand on se lève, qu'Il est au courant de toutes nos voies et prend note quand on se couche. Tout comme une mère fait pour ses petits fous, insouciants, ignorants mais bien aimés, Dieu fait de même envers nous.

Quand une mère est avec ses enfants, elle pense à leur confort et à leur bien-être toujours avant les siens. Ils doivent disposer de sièges confortables où aucun courant d'air ne peut les atteindre, peu importe l'inconfort qu'elle peut être contrainte d'endurer. Leurs lits doivent être doux et leurs couvertures chaudes, peu importe pour elle-même. Leurs chemins doivent être doux et sûrs, même si elle, elle est obligée de marcher sur des chemins rudes et dangereux. Son propre confort, comparé à celui de ses enfants, ne compte pas aux yeux d'une mère aimante. Et certainement notre Dieu n'a pas rendu les mères de ce monde plus capables d'un amour auto-sacrifiant, qu'Il n'en a Lui-même. Il doit être plus beau et plus grand sur le plan de l'amour et du sacrifice de soi que toute mère qu'Il ait jamais faite.

Ensuite, puisqu'Il nous a assuré qu'Il connaissait quand on s'assoit et quand on se couche, qu'Il était au courant de notre chemin et de notre coucher, nous pouvons être parfaitement et heureusement assurés que, même dans ces petits détails de notre vie, nous obtenons le meilleur de Son amour, de Sa sagesse, et de Sa puissance qu'Il puisse donner. Je veux dire cela dans un sens très littéral. Je veux dire qu'Il se soucie littéralement de nos sièges et de nos lits, et qu'Il veille à ce que chacun de nous, puisse avoir un type de siège ou de lit qui nous convient le mieux, pour notre meilleur développement. Et aussi sur ce dernier point : Il est tellement mieux que n'importe quelle mère. Son amour est un amour sage, qui voit l'issue des choses et qui se soucie plus de notre bien suprême que de ce qui l'est moins. Ainsi, alors que l'amour faible d'une mère ne peut pas voir au-delà du confort actuel de l'enfant, et ne peut supporter d'infliger ou de tolérer un inconfort quelconque, l'amour fort et sage de notre Dieu peut supporter de permettre l'inconfort actuel, par souci de la gloire future qui doit en résulter.

Chez nous comme à l'étranger, confions donc le choix de nos sièges et de nos lits ainsi que de toutes les autres petites circonstances simples de notre quotidien et de notre entourage, à Dieu qui nous a ainsi assuré qu'Il connaissait tout à leur sujet.

Dans notre Psaume, il nous est dit qu'Il nous "poursuit" sur notre chemin. Certains d'entre nous savent ce qu'est d'"être poursuivis" par des personnes ou des choses importunes et déplaisantes. Mais nous n'avons jamais pensé, peut-être, que nous étions poursuivis par Dieu parce qu'Il nous aime trop pour nous laisser tranquilles, et qu'aucune froideur ni aucune rebuffade de notre part ne pourrait Le chasser. Pourtant, c'est glorieusement vrai ! Et de plus, Il nous poursuit "par derrière comme par devant".

Tout comme une mère le ferait. Elle passe derrière ses enfants et ramasse tout ce qu'ils ont laissé tomber, et élimine toutes les ordures qu'ils ont laissées derrière eux. Nous, les mères, commençons cela dans la crèche avec les blocs et les jouets, et nous continuons avec cela toute notre vie, cherchant continuellement à rectifier ce que nos enfants ont laissé de travers derrière eux ; souvent au prix de beaucoup de travail et de peine, mais toujours avec un amour qui rend le travail et les problèmes rien en comparaison de s'occuper des enfants que nous aimons. Quelle bonne mère a déjà refusé d'aider le pauvre petit chéri en larmes qui est venu avec un noeud enchevêtré pour le démêler ou le petit garçon impatient à dérouler ses cordes de cerf-volant ?

À supposer que les noeuds et les enchevêtrements soient arrivés par leur faute, son amour néanmoins peut compatir en regard des fautes elles-mêmes et les plaindre, et elle cherchera d'autant plus à les réparer.

Tout cela et plus encore Dieu le fait pour nous depuis notre plus tendre enfance, bien avant que nous en sachions assez pour en être conscients, jusqu'à la fin de notre vie terrestre. Nous L'avons vu peut-être devant nous, mais nous ne L'avons jamais considéré comme étant également derrière nous. Pourtant, c'est un fait louable qu'Il soit toujours derrière nous, désireux de rectifier les choses de travers, de démêler nos écheveaux enchevêtrés et de racheter continuellement le tort que nous avons commis et les erreurs que nous avons commises.

Si, par conséquent, l'un de nous a dans son passé des choses qui leur ont causé de l'anxiété ou du remords, levons désormais la tête avec une heureuse confiance que le Dieu qui est derrière nous, remettra toutes choses en ordre d'une manière ou d'une autre, si nous le Lui confions, et peut même faire en sorte que nos erreurs et nos méfaits concourent ensemble pour le bien.

Ah ! c'est une grande chose que d'être "poursuivi" par Dieu.

Et là encore, quel océan de réconfort il y a dans les versets 14 à 16 : "Je te loue de ce que j'ai été fait d'une étrange et merveilleuse manière; tes oeuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Mes os ne t'étaient point cachés, lorsque j'étais formé dans le secret, ouvré comme un tissu dans les lieux bas de la terre. Tes yeux m'ont vu, lorsque j'étais comme une masse informe, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient réservés, quand aucun d'eux n'existait".

L'une des choses qui nous trouble plus souvent que nous ne voulons avouer, c'est notre aversion pour la façon dont nous avons été assemblés. Notre "fabrication ou composition" mentale ou morale ne nous convient pas. Nous pensons que si nous avions été créés avec plus ou moins de ceci, si nous avions été moins impulsifs ou plus enthousiastes, si nous avions été plus comme quelqu'un d'autre que nous admirons, nos chances de succès auraient été beaucoup plus grandes, que nous aurions pu servir Dieu beaucoup plus convenablement et, que cela aurait été plus satisfaisant à tous égards pour nous-mêmes et pour Lui. Et nous sommes parfois tentés de penser qu'avec notre misérable constitution, il est désespéré de s'attendre à Lui plaire.

Si nous réalisions vraiment que Dieu Lui-même nous a créés, nous devrions voir la folie de tout cela immédiatement, mais nous pensons secrètement qu'Il n'avait pas beaucoup de main en la matière, un peu comme si nous avions été réunis d'une manière un peu aléatoire, ce qui a laissé au hasard nos caractères, notre personnalité. Nous croyons en la création de façon globale, mais pas de façon individuelle quand il s'agit de nous-mêmes.

Mais dans ce Psaume, nous voyons que Dieu a présidé à la création de chacun de nous, en supervisant les plus petits détails, même - pour parler au figuré - même pour écrire ce que chaque “membre” devait être, alors qu'il n'y en avait pas encore.

Par conséquent, tels que nous sommes naturellement avec les caractères qui nous sont inhérents dès la naissance, nous sommes précisément ce que Dieu voudrait que nous soyons et avons été programmés par Sa propre main pour accomplir le travail particulier qu'Il a préparé pour notre réalisation. Je veux parler, bien sûr, de nos caractères naturels, pas ceux pervertis de notre part, par le péché.

Il y a quelque chose de très glorifiant pour le Créateur dans cette façon de voir les choses. Le génie cherche toujours à s'exprimer et cherche aussi à s'exprimer de la manière la plus variée possible. Aucun véritable artiste ne se répète, mais chaque image qu'il peint ou chaque statue qu'il sculpte est une nouvelle expression de son pouvoir créateur. Lorsque nous allons à une exposition de tableaux, nous devrions ressentir un relâchement de l'art si deux sont exactement pareils ; et il en va de même pour nous qui sommes "l'oeuvre de Dieu". Sa puissance créatrice s'exprime différemment en chacun de nous.

Et dans la "fabrication ou composition" individuelle qui parfois nous trouble, il y a une manifestation de cette puissance différente de toutes les autres ; sans cette structure de l'individuel, le jour de l'exposition où chacun doit être à la louange de Sa gloire, on serait incomplet. Tout ce qu'Il nous demande, c'est que, comme Il nous a créés, Il puisse aussi avoir la gestion de notre vie, car Lui seul nous comprend et est donc le seul à pouvoir le faire.

L'homme qui fabrique une machine complexe est le mieux placé pour la gérer et la réparer ; celui qui s'en mêle est susceptible de le gâcher. Et quand nous pensons à la complexité de nos mécanismes internes et à l'échec continu de notre propre gestion, nous pouvons être reconnaissants de les remettre à Celui qui les a créés et de les laisser entre Ses mains. Nous pouvons être sûrs qu'Il tirera le meilleur parti de nous et que nous, même nous, avec nos "tempéraments particuliers" et nos caractères apparemment déplorables, deviendrons des vases d'honneur, sanctifiés et réunis pour l'usage du Maître, et adaptés à toute bonne oeuvre.

J'ai lu une fois un dicton d'un vieil écrivain quaker, que je n'ai jamais oublié : "Contentez-vous d'être exactement comme votre Dieu vous a fait". Cela m'a aidé à comprendre le point sur lequel je m'attarde ici ; et je suis convaincue que le contentement de notre propre "composition" individuelle est une partie essentielle de notre soumission à Dieu, comme le contentement de n'importe quelle autre situation de notre vie quotidienne. Si chacun de nous n'existait pas tel que nous le sommes par nature, une expression de la puissance créatrice de Dieu serait manquante et une partie de Son oeuvre serait laissée à l'abandon.

Et en outre, se plaindre de nous-mêmes, c'est se plaindre de Celui qui nous a créés et ne peut que L'affliger. Soyons donc contents, et veillons seulement à ce que le Divin Potier fasse de nous le meilleur de ce qu'Il peut et qu'Il nous utilise selon Son bon plaisir.

Les versets 17 et 18 font ressortir une autre vision de la présence continuelle de Dieu parmi nous, c'est qu'Il pense toujours à nous et que Ses pensées sont bonnes et aimantes, car le psalmiste les qualifie de précieuses. "Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! combien en est grande la somme ! Si je veux les compter, elles sont plus nombreuses que le sable. Si je me réveille, je suis encore avec toi".

Tant de gens sont tentés de croire que Dieu ne leur prête aucune attention. Ils pensent que leurs intérêts et leurs affaires sont tout à fait insignifiants à Son avis et qu'ils sont trop indignes d'espérer Son attention. Mais ils Le blessent gravement par de telles pensées. Une mère accorde autant d'attention à son plus jeune enfant qu'à ses enfants plus âgés et s'intéresse autant aux petits besoins et plaisirs qu'ils éprouvent. Je ne suis pas sûre mais elle fait plus. Ses pensées s'attachent à celui qui en a le plus besoin. Et celui qui a fait le coeur de la mère ne sera-t-Il pas moins attentif aux besoins et aux plaisirs de Ses créatures les plus viles et les plus démunies ? Il entend même les jeunes lions quand ils rugissent, et pas un moineau ne peut tomber par terre sans qu'Il le veuille. Par conséquent, nous, qui avons plus de valeur que beaucoup de moineaux, nous n'avons pas à craindre un moment de négligence.

En fait, la responsabilité de créer quoi que ce soit, exige un soin sans faille de la part du Créateur; et c'est la gloire de l'omnipotence qui peut s'occuper à la fois des moindres détails et des plus grandes opérations.

"Car la grandeur infinie fait de la place
Pour que toutes choses sur ses genoux reposent;
Nous devrions être écrasés par une magnificence
en manque d'infinité."


Je ne sais pas pourquoi nous considérons comme défaillant un homme ou une femme qui néglige de petits détails dans les grandes affaires, et de fait, nous nous retournons pour accuser notre Dieu de faire la même chose. Mais si l'un de mes lecteurs a jusqu'à présent a été coupable de cette folie, cessez cela dès maintenant, et que chacun désormais, croie sans le moindre doute, que toujours et partout "le Seigneur pense à moi".

Le reste du Psaume développe l'accord parfait de pensée entre l'âme et Dieu, où cette vie de foi simple a été engagée. Ayant appris l'oeuvre transformatrice de la présence continuelle de Dieu et de Ses soins incessants, l'âme est amenée dans une union si profonde avec Lui qu'elle aime ce qu'Il aime et déteste ce qu'Il déteste et L'invite instamment à la sonder et à l'éprouver, de sorte qu'il ne puisse subsister aucune place ailleurs dans son être qui ne soit en harmonie avec Lui.

Dans la lumière du soleil de Sa présence, les ténèbres doivent fuir, et le coeur sentira bientôt qu'il ne peut pas supporter d'avoir un coin fermé, loin de Son éclat; car en Sa présence se trouve "la plénitude de la joie", et à Sa droite "il y a des délices éternelles".

Une vieille femme vivant dans une partie désolée de l'Angleterre, gagnait beaucoup d'argent en vendant des boissons fortes et de la bière à des voyageurs aventureux qui passèrent devant son cottage solitaire. Mais sa conscience la troublait. Elle voulait être chrétienne et aller au paradis après sa mort, mais elle avait le sentiment intérieur que si elle devenait chrétienne, elle devrait abandonner ses activités lucratives ; et elle pensait que cela serait au-dessus de ses forces, de telle sorte que confrontée à ces deux choses, elle fut amenée dans un grand conflit intérieur.

Mais un soir, lors d'une réunion à laquelle elle assistait, un prédicateur de loin a parlé du fait doux et béni de la présence continuelle de Dieu parmi nous et de la joie que cela apporterait à coup sûr si elle était vécue. Son âme était ravie à l'idée d'une telle possibilité pour elle et, oubliant tout de la bière, elle commença aussitôt avec une foi toute simple à la revendiquer comme une réalité bénie. À maintes reprises, elle s'exclama dans son coeur alors que le prédicateur poursuivait son sermon : "Ah, Seigneur Jésus, je ne savais que Tu étais toujours avec moi ! Ah, Seigneur, combien il est bon de savoir que je T'ai tout le temps à mes côtés et que Tu prends soin de moi ! Ah, Seigneur, je ne me sentirai plus jamais seule !" Et quand la réunion s'est terminée et qu'elle retourna chez elle à travers les landes, sans cesse le joyeux refrain continuait : "Ah, Seigneur Jésus, Tu vas rentrer à la maison avec moi ce soir. Peu importe, Seigneur Jésus, la vieille Betty ne Te laissera plus jamais partir maintenant, je sais que je T'ai !"

Tandis que sa foi s'emparait ainsi du fait de Sa présence, elle commença à s'en réjouir de plus en plus. Finalement, lorsqu'elle atteignit la porte de son chalet, son âme était pleine de délices. En ouvrant la porte, le premier objet sur lequel elle posa ses yeux fut un grand pot de bière sur la table, prêt à être vendu. Tout de suite, cela lui revint à l'esprit : "Le Seigneur n'aimerait pas avoir cette bière dans la maison où Il vit" et tout son coeur répondit ardemment : "Cette bière doit dégager". Elle savait que le pot était lourd et elle se mit à genoux à côté de lui en disant : "Seigneur, Tu es venu à la maison avec moi, et Tu vas vivre avec moi toujours dans cette chaumière, et je sais que Tu n'aimes pas cette bière. S'il te plaît, donne-moi la force de le faire basculer sur la route". La force lui a été donnée et la bière a rapidement coulé dans la ruelle. Puis la vieille femme rentra dans son cottage et s'agenouilla pour remercier le Seigneur de la force qu'Il lui avait donnée. Elle ajouta : "Maintenant, Seigneur, s'il y a quelque chose d'autre dans ce chalet que Tu n'aimes pas, montre-le-moi, et elle sera aussi dégagée".

N'est-ce pas là, une illustration parfaite de la fin de notre psaume ? "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Vois si je suis dans une voie d'injustice, et conduis-moi dans la voie de l'éternité !"

De même que la lumière chasse les ténèbres, la présence "réalisée" de Dieu (le fait d'en prendre conscience) chasse le péché, et l'âme qui, par la foi, demeure en Sa présence connaît une véritable et merveilleuse délivrance.

Et maintenant, j'espère que certains se demanderont : "Comment puis-je trouver cette présence réelle pour moi-même ?" Je vais donc terminer par quelques instructions pratiques.

Tout d'abord, laissez-vous convaincre par les Écritures que c'est un fait. Les faits doivent toujours être le fondement de nos expériences, sinon ces expériences ne valent rien. Ce n'est pas le sentiment qui cause le fait, mais le fait qui le produit. Et ce dont toute âme a besoin avant tout dans cette situation, c'est d'être convaincue indéniablement, à partir des paroles de Dieu à ce sujet, que Sa présence continuelle avec nous est un fait inébranlable.

Ensuite, ce point étant réglé, la prochaine chose à faire est de le concrétiser pour nous-mêmes en "pratiquant Sa présence", comme le formulait un vieil écrivain, toujours, partout et en toute situation. Cela signifie simplement que vous devez obéir au commandement des Écritures de "Le reconnaître dans toutes vos voies" en disant chaque heure et chaque instant : "Le Seigneur est ici" en faisant tout ce que vous faites, même si vous ne faites que manger et boire en Sa présence et pour Lui. Littéralement, "soit que vous mangiez soit que vous buviez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu".

Par cette "pratique continue de Sa présence", l'âme acquiert enfin une habitude de foi; et comme au début vous doutiez de Sa présence, il vous sera difficile finalement d'en douter. Aucun effort important n'est requis pour cela, mais simplement une foi inébranlable. Ce ne sont pas des raisonnements étudiés ou des méditations élaborées qui vous aideront ici.

L'âme doit reconnaître, par un acte de foi simple, que Dieu est présent et doit alors s'habituer à une conversation continuelle avec Lui sur toutes choses, dans la liberté et la simplicité. Il n'exige pas grand-chose de nous. Un petit souvenir de Sa présence, quelques mots d'amour et de confiance, une élévation momentanée de notre coeur qui lui est adressée de temps à autre au fil de nos activités quotidiennes, un appel constant à Lui pour tout comme à un ami et à une aide présents et aimants, un effort pour vivre dans le ressenti continu de Sa présence, et la permission à nos coeurs de "demeurer à l'aise" à cause de cela - c'est tout ce qu'Il demande ; le moindre souvenir est le bienvenu pour Lui et contribue à rendre Sa présence réelle pour nous.

Quiconque sera fidèle à cet exercice sera bientôt conduit à une réalisation bénie de tout ce que j'ai essayé de raconter dans ce livre, et de bien d'autres choses indicibles, et comprendra d'une manière qui dépasse les mots, ces paroles merveilleuses concernant notre Seigneur, "Ils l'appelleront Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous".



Source: J-Cl & L B.

Discerner, discerner, discerner...

Un article récent, Qu'est-ce qui vous édifie ?, montre que le témoignage simple de chrétiens "de base" est bien souvent beaucoup plus édifiant que les divagations de théologiens qui s'écoutent parler. Un article moins récent, Rétablir la vérité, décortique et démonte les critiques faites à l'encontre d'un évangéliste chinois. Un 3ème article (il y en a d'autres), Pour en finir une fois pour toutes, démonte la soi-disant opposition entre Paul et Jacques au sujet de ce qui sauve.

A quoi cela sert-il de démonter les écrits de personnes simples et sincères qui ont une foi profonde ? (*) Les personnes qui font ces critiques sont souvent des théologiens qui aiment décortiquer les textes, mais qui souvent ont une foi très intellectuelle (quand ils en ont une) et non pas une simple foi d'enfant.

Bien entendu on tombe parfois sur des critiques justifiées, mais souvent ce sont des enseignements de base, simples, accessibles, qui sont critiqués par ces auteurs d'articles, qui aiment écrire des centaines de pages sur un sujet secondaire, ou établissent une théologie indigeste tenant dans plusieurs tomes de grands livres hors de prix.

Des conseils pour ne pas tomber dans le même travers et rester dans la vérité :

  • priez avant de lire la Bible
  • chassez les idées, soucis et autres qui vous traversent l'esprit
  • demandez à l'Esprit saint de vous guider
  • priez le texte même, méditez le, afin qu'il soit bien assimilé à l'aide de l'Esprit saint
  • entrez en communion profonde avec le Seigneur
  • confiez Lui tout votre être, afin d'être transformé(e) par le texte compris spirituellement
  • soyez dès lors et pour le reste de la journée UN avec le Seigneur

L'important à retenir est que vous n'avez pas à vous analyser vous-même pour identifier un point à corriger en vous, mais à laisser l'Esprit saint le faire, en communion avec votre esprit.

(*) Bien entendu il est légitime de démonter les graves dérives ayant eu lieu dans le passé ou actuelles (dont voici un exemple)


La religion crucifiée

Question : Dans le livre "La religion crucifiée", François Vouga dit que Jésus n'a pas pris sur lui nos péchés. N'est-ce pas contraire à l'enseignement de la Bible ?

Réponse de l'IA Google :

L'affirmation de François Vouga, selon laquelle Jésus n'a pas pris sur lui nos péchés, est contraire à l'enseignement chrétien traditionnel et biblique. La doctrine de la mort expiatoire est au cœur de la foi chrétienne, affirmant que Jésus est mort volontairement à la place des humains pour les racheter du péché et de ses conséquences, ce qui est une croyance largement partagée par les églises.

  • Enseignement biblique : La Bible enseigne que la mort de Jésus sur la croix est un sacrifice qui a servi à payer la dette du péché des humains.
     
  • Mort expiatoire : La mort de Jésus est interprétée comme une mort expiatoire substitutive, c'est-à-dire qu'il est mort à la place des autres pour les racheter.
     
  • Pardon et rédemption : Grâce à sa mort, il est possible d'obtenir le pardon des péchés, la justice et la vie éternelle.
     
  • Position de Vouga : François Vouga, avec « La religion crucifiée », explore une vision du christianisme où la crucifixion n'est pas interprétée comme un acte de sacrifice pour le pardon des péchés, une approche qui se démarque de la doctrine chrétienne dominante.
---

Nous ajoutons : oui, la religion - dans le sens péjoratif du terme - est crucifiée par Jésus, mais cela n'empêche pas - bien au contraire - que nous sommes au bénéfice de la mort de Jésus qui nous obtient le pardon des péchés, ainsi que l'anéantissement du péché, cause des péchés.

Le bonheur d'être protestant

Au printemps de ma 70ème année, un coup de colère salvateur m'a amené à dire Non à l'Église qui était la mienne depuis mon baptême. Non, décidément, ce n'était plus possible... Dans cette Église-là, j'étouffais...

Tout un été, j'ai pris le temps de la réflexion et de la prière et la décision s'est formée peu à peu d'elle-même, comme un fruit mûr qui tombe de la branche : devenir protestant !

Pourtant, le Concile de mes vingt ans avait vraiment représenté pour moi le « printemps de l'Église », en même temps que celui de ma foi chrétienne : oui, finalement, il devenait possible d'être chrétien au sein de l'Église romaine.

Mais les reculades de ces dernières décennies ont fini par avoir raison de mon espérance : je ne pouvais plus faire semblant d'être catholique. Je suis allé frapper à la porte d'une paroisse réformée... Une autre histoire commençait.

Je n'écris pas un livre contre qui que ce soit. Mon but n'est pas de détruire, de critiquer, de honnir. Ce qui m'importe aujourd'hui, ... c'est l'épanouissement de la foi que j'ai trouvé au sein du protestantisme !

Le bonheur d'être protestant


La chair et l'Esprit

Attention : ce que les Écritures appellent "la chair" ne désigne pas seulement notre nature pécheresse, mais il y a plus subtil : la chair cherche à servir Dieu, mais sans l'Esprit saint. C'est en fait comme si elle luttait contre l'Esprit saint, tout en prétendant servir Dieu (cf. Gal 5:17). De cette manière, le "moi" prévaut sur la volonté de Dieu. On passe de la relation avec Dieu à "la religion", religion qui éteint l'Esprit (cf. Gal 3:3). Cet effort de la chair pour servir Dieu devient la force même du péché.

Par ailleurs, la Parole écrite ne suffit pas : c'est la relation (foi) avec le Dieu Vivant qui donne la Vie et la Vérité qui rend libre. Donc croire que la Parole écrite vient de Dieu est insuffisant : nous avons à prendre Dieu et sa grâce au mot! Croire aux promesses de la Bible ne sert à rien si on ne s'attend pas à Dieu Lui-même!

Par conséquent, la chair doit être crucifiée, et nous avons à marcher par l'Esprit! (cf. Gal 5:24-25)

Marcher par l'Esprit, c'est avant tout être, penser, parler et agir par Amour : si l'on n'a pas l'Amour, on peut faire des miracles, prophétiser, etc., mais en fait on n'est rien... (cf. début de 1 Cor 13)

Lire L'Esprit de Christ, d'Andrew Murray


Elle sera sauvée au moyen de la maternité

Elle sera sauvée au moyen de la maternité/postérité, si ils [1] (ses enfants) demeurent en foi et amour et sanctification avec discrétion/humilité (1 Tim 2:15)

Qui sera sauvée ? Le verset précédent indique clairement qu'il s'agit d'Ève [2], et Gen 3:15 montre bien que c'est sa postérité qui sauvera le monde, cette postérité étant Jésus. D'Ève à Jésus, nous avons toute une lignée de personnes obéissantes, justes, prophètes, etc. qui attendent le Sauveur qui surgira de leur lignée.

Si on comprend Ève comme étant une image de l'âme de l'être humain (l'Homme - Adam - étant l'esprit de l'être humain), ce verset signifie que le salut de notre âme ne peut se faire que par les fruits en nous (notre être intérieur) que produisent la volonté (foi), l'accueil (amour) et la pureté (non mélange, sanctification) - sachant que l'âme est composée de notre volonté (d'être en relation avec Dieu), de nos pensées (d'ouverture à Dieu) et de notre sensibilité (aux choses de l'Esprit).

Si on comprend Ève comme une image de l'Église, corps du Christ, cette dernière va produire une postérité par évangélisation, le salut apporté ne pouvant être fécond que par la foi, l'amour et la sanctification.

[1] Ici il y a bel et bien un pluriel dans l'original grec

[2] Parce que leur foi/confiance en la promesse de Dieu est exprimée dans leur intention de procréer, Adam et Ève sont sauvés, ainsi que tous les personnages de l'AT qui on eu foi au sauveur à venir


Rédemption et rémission

Rédemption : délivrance moyennant rançon, rachat d'un captif
Rémission : remise d'une dette

Notre dette, c'est de devoir à Dieu le fait que c'est Lui qui décide ce qui est bien et de ce qui est mal.

Ne pas l'avoir fait nous a fait dévier, et nous Lui devons également de ne pas nous avoir laissé tomber : au contraire, Il nous délivre de tout ce dont notre attitude nous a rendus captifs.

Cette dette n'est finalement pas négative : si Dieu estime que nous Lui devons quelque chose, c'est pour que nous nous approchions de Lui, Dieu d'Amour, pour nous annoncer qu'Il nous remet la dette.

Nous nous approchons de Lui d'autant plus que non seulement la dette est payée, mais que nous sommes délivrés de la captivité où notre attitude nous avait menés.

En effet, vouloir décider à la place de Dieu, c'est tomber dans des pièges qui font de nous des esclaves, nous rendent dépendants de diverses choses (courants de pensées, idoles, religions, etc.), nous conditionnent à ne plus penser par nous-mêmes, nous déchoient de Sa Royauté sur nous-mêmes.

Mais comment, diront certains, une croyance peut-elle nous libérer ? ne nous rend-elle pas plutôt aliénés ? ne nous rend-elle pas esclaves ?

Si, bien sûr, la croyance nous aliène, nous rend esclaves.

Par contre, la foi, relation avec Dieu, est du domaine du réel, quelque chose d'expérimentable, et n'a rien à voir avec la croyance.

L'heure est venue où les athées et les religieux, qui sont sincèrement athées et sincèrement religieux, doivent ouvrir les yeux et leur coeur pour comprendre que ce qu'ils combattent ou ce qu'ils pratiquent n'a rien à voir avec la réalité.

source

Mettez votre salut en oeuvre

...mettez votre salut en oeuvre... (Philippiens 2:12)

Certaines traductions ont : "...travaillez à votre salut..."

Mais... depuis quand devons-nous faire quelque chose pour être sauvés ?

Quand donc les traducteurs de la Bible cesseront-ils de produire des textes qui contredisent ce que dit l'Esprit dans le reste de la Bible ?

Jusques à quand les éditeurs accepteront-ils de publier ces traductions psychiques émanant du vieil homme religieux ?

Combien de générations n'ont-elles pas souffert de ces traductions fausses, psychiques (voire démoniaques) ?

Dieu, en effet, est l'auteur de notre salut : nous sommes sauvés, et nous le montrons en mettant en oeuvre ce salut - le sens de ce verset s'harmonise avec le reste de la Bible si nous le comprenons ainsi...

Ce n'est pas "travaillez à votre salut (faites quelque chose pour être sauvés)", mais "mettez votre salut en oeuvre (vous êtes sauvés : montrez-le! produisez des fruits qui en sont dignes!)"

Bien sûr, le monde, la chair et le diable nous feront douter de ce salut si chèrement acquis par Christ à la Croix, lorsque nous trébucherons...

Raison de plus pour nous relever, et mettre en oeuvre ce salut!

La Bible, en effet, nous enseigne que Dieu terminera, parachèvera, mènera au but l'oeuvre qu'il a commencée en nous.

Note : Ceci renforce, et ne contredit pas comme certains pourront le croire, la parole de Jacques qui dit que la foi sans les oeuvres est morte : mettre son salut en oeuvre, c'est justement produire ces oeuvres qui montrent que le salut est là...!

Source   /   Lire en complément cet article

L'armure de David

En 1 Sam 17:38-39, nous voyons David revêtu d'un casque, d'une cuirasse, et ceint d'une épée - mais il ne supporte pas ces éléments de combat : ce sont des moyens terrestres, "de la chair".

Spirituellement parlant, nous savons par Eph 6:14-17 que :

  • le casque représente le salut
  • l'épée représente l'Esprit/Parole de Dieu
  • la cuirasse représente la justice


Dans le fait que Dieu, voyant sa foi, avait déjà choisi David pour être roi, il était déjà roi en pensée. Sa foi était à salut, et les sauvés sont rois, règnent avec Christ.
> Il n'avait donc pas besoin de casque matériel.

Nous voyons par ses paroles d'espérance qu'il était guidé par l'Esprit et qu'il s'attachait à la Parole de Dieu - Parole écrite (Bible) et/ou La Parole qu'est le Christ.
> Une épée de métal lui était donc inutile.

David était également juste, ce que nous voyons dans ses actes empreints d'amour.
> Une cuirasse ne lui était par conséquent pas nécessaire.


Ainsi, David plaisait à Dieu par ses pensées, ses paroles et ses actions, qui reflétaient sa foi, son espérance et son amour.

Avant tout

Qu'est-ce que la prière, avant tout ?

Avant tout, la prière est écoute de Dieu:

Comment demander, si on n'écoute pas d'abord, pour être dans Sa Volonté ?


Qu'est-ce que les "commandements", avant tout ?

Avant tout, les "commandements" sont une promesse de Dieu:

"Quand Je serai Tout en toi, tu accompliras naturellement Ma Volonté".


Qu'est-ce que "vivre par la foi", avant tout ?

Avant tout, "vivre par la foi" c'est bien comprendre le verset

qui dit "Le juste par la foi, vivra", et non pas "le juste vivra par la foi".


Qu'est-ce que "les oeuvres", avant tout ?

Avant tout, "les oeuvres" sont la conséquence de la foi qui sauve:

Je fais des oeuvres parce que je suis sauvé, et non pas pour être sauvé,

et j'aime Dieu parce que je suis sauvé, et non pas pour être sauvé.

Je ne travaille pas à mon salut, mais je mets en oeuvre mon salut.


Qu'est-ce que l'abondance, avant tout ?

Avant tout, l'abondance est plénitude d'Esprit:

Le Ps 23 ne dit pas "je ne manquerai de rien",

mais "rien ne me manquera".


Qu'est-ce que le bonheur, avant tout ?

Avant tout, le bonheur vient de la grâce de Dieu:

Le Ps 23 ne dit pas "le bonheur et la grâce m'accompagneront",

mais "le bonheur et la grâce me poursuivront".


Qu'est-ce que le pain dont il est question dans le "Notre Père", avant tout ?

Avant tout, le pain dont il est question dans le "Notre Père" est le "Pain du Ciel":

C'est le pain au-dessus, au-delà de la substance de l'être (epi-ousios).


Qu'est-ce que le Livre de l'Apocalypse, avant tout ?

Avant tout, le Livre de l'Apocalypse décrit qui tu es, ici et maintenant.

Ce que sont tous les hommes détermine leurs actions, et par conséquent, fait l'Histoire.


Tout est don

Jacques 1:16-17Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, en qui il n'y a pas de variation ou d'ombre de changement

Jean 17:7Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donné vient de toi

Matthieu 28:18Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre


Tout est don
Tout est donné - nous ne pouvons pas acquérir par nous-mêmes, mais juste accueillir ce que le Père met à notre disposition :
  1. l'existence : nous avons été créés
    nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les oeuvres bonnes que Dieu a préparées à l'avance, afin que nous marchions en elles (Éphésiens 2:10)

    tout ce que nous avons à faire, c'est vivre sous Son regard
     
  2. le salut
    vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous : c'est le don de Dieu (Éphésiens 2:8-9)

    tout ce que nous avons à faire, c'est mettre en oeuvre notre salut (Phil 2:12)

    Je fais PARCE QU'Il m'aime, PARCE QUE je suis sauvé
    et non pas POUR qu'Il m'aime, POUR être sauvé

     
  3. l'oubli par Dieu de nos fautes
    toutes choses sont faites nouvelles : toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ (2 Corinthiens 5:17-18)

    tout ce que nous avons à faire, c'est voir comme Lui
     
  4. la sainteté
    vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu (Éphésiens 2:19)
    Il nous a donné les très grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous participiez de la nature divine (2 Pierre 1:4)

    tout ce que nous avons à faire, c'est nous approprier la sainteté, être comme Lui
     
  5. la libération
    nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché (Romains 6:6)

    tout ce que nous avons à faire, c'est nous considérer comme libérés (Rom 6:11)
     
  6. le Saint-Esprit
    je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau (Ézéchiel 36:26)
    quand ils vous mèneront pour vous livrer, ne soyez pas à l'avance en souci de ce que vous direz, et ne méditez pas : tout ce qui vous sera donné en cette heure-là, dites-le - car ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit Saint (Marc 13:11)


    tout ce que nous avons à faire, c'est recevoir l'Esprit de Dieu et Le laisser agir en nous
     
  7. l'enseignement et la croissance spirituelle
    ils seront tous enseignés de Dieu (Jean 6:45)
    désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait non trafiqué, afin que vous croissiez par lui à salut (1 Pierre 2:2-3)
    à vous est donné le mystère du royaume de Dieu (Marc 4:11)


    tout ce que nous avons à faire, c'est nous nourrir spirituellement
     
  8. toutes choses utiles à la vie terrestre
    cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus (Matthieu 6:33)

    tout ce que nous avons à faire, c'est chercher Sa volonté
     
  9. la guérison, la résurrection
    Il leur parla du royaume de Dieu, et guérit ceux qui avaient besoin de guérison (Luc 9:11)
    ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jean 11:40)


    tout ce que nous avons à faire, c'est accueillir la guérison et la résurrection par la foi

source

antichrist

Pour bien comprendre ce que veut dire antichrist, il faut être au clair au sujet de Christ.

Christ représente beaucoup : c'est pourquoi, pour tenter de Le contrer, L'imiter et minimiser Son rôle, il y a plusieurs antichrists.

1 Jean 2:18 / 1 Jean 2:22 / 1 Jean 4:3 / 2 Jean 7 :

Il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c'est la (une) période ultime 
Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antichrist, qui nie le Père et le Fils 
Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n'est pas de Dieu - et ceci est l'[esprit] de l'antichrist, duquel vous avez ouï dire qu'il vient, et déjà maintenant il est dans le monde 
Plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venant en chair : c'est là le séducteur et l'antichrist
La (une) période ultime (1 Jean 2:18), l'ici et maintenant de l'éternel présent de Dieu, vient promptement : elle est là! (1 jean 4:3) - lire à ce sujet ce qui doit être fait bien promptement


Christ est :

  • Verbe, Principe de la création : "dans le Principe (1), le Verbe..."
    - Jean 1:1 et suivants : Christ est Verbe, Principe de la création qui est fait chair
    - Genèse 1:1 : Élohim - mot pluriel car il comprend le Christ/Verbe en plus du Père et de l'Esprit - ici également Il est Principe de la création (quand plus loin Il dit "créons l'homme" Il s'adresse à sa composante créatrice, Christ)

    Étant Principe, il est le référentiel absolu : est juste ce qu'Il dit être juste, est bien ce qu'Il dit être bien, est beau ce qu'Il dit être beau, est bon ce qu'Il dit être bon

    L'esprit antichrist est au contraire destructeur - dé-structurant et dé-créateur - principe (2) de ce monde de la ténèbre - il ramène tout à lui, se fait référence

    Avoir l'esprit antichrist, c'est relativiser tout, non pas avec Dieu pour référence, mais avec un référentiel variable, celui qui nous arrange de cas en cas

    Ce cadre de référence est notre prison : au lieu d'accepter le référentiel christocentrique, on prend notre prison comme cadre de référence

    Au lieu d'accepter d'être libérés de cette prison, on l'aménage et on s'y sent bien (3) - aveugles séduits par l'esprit de l'antichrist!

    Christ est venu en chair pour nous libérer!


  • Lumière : on ne peut marcher, sans trébucher, qu'à la Lumière de Dieu

    La parole écrite relate tout ce que Christ, Parole vivante, a révélé du fonctionnement humain, pour éclairer l'homme de foi

    La révélation absolue est le livre de l'Apocalypse

    L'esprit antichrist est la ténèbre : absence de Lumière, qui fait trébucher ("tu m'es en scandale")

    Il profite de l'obscurité de ce monde pour manipuler les humains avec les 2 bêtes

    Quant à ceux qui cherchent à comprendre la parole écrite avec leur chair, elle les égare avec des théories plus fantaisistes les unes que les autres (attention aux pseudo prophètes!)

    Christ est venu en chair pour nous éclairer!


  • Vie : tout ce qui est vie a pour source la Vie, Christ

    Donner la mort, au trois niveaux - somatique, psychique, spirituel - c'est tuer Christ (lire entre autres Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?)

    Étant Vie, Christ est résurrection

    L'esprit antichrist est esprit de mort, et par conséquent il apporte la mort

    Christ est venu en chair pour nous donner la Vie!


  • Chemin : Christ indique comment aller à Dieu, Il est l'itinéraire menant à la Jérusalem céleste

    L'esprit antichrist fait errer

    La boussole n'est alors plus l'Esprit de Dieu, mais l'esprit humain, girouette, boussole à aiguille folle

    Christ est venu en chair pour nous guider!


  • Vérité : Christ n'apporte pas une religion, mais une cohérence en phase avec la réalité

    Toute la parole écrite et tout ce qu'a dit et fait Christ Parole vivante témoignent de la réalité des choses

    L'esprit antichrist évite la réalité : il se crée ses propres réalités

    Il nie que Jésus est Christ

    Il nie que Dieu est Père d'amour (il dit : où était Dieu quand telle ou telle chose s'est produite ?)

    Christ est venu en chair pour nous révéler la vérité!


  • Salut : santé aux 3 niveaux

    L'esprit antichrist apporte la maladie, en priorité la maladie spirituelle, puis la maladie psychique, et enfin la maladie physique

    Christ est venu en chair pour nous sauver!


  • Foi : lire la foi de Jésus

    L'esprit antichrist ne s'appuie pas sur la foi de Jésus : Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité (Matthieu 13:58)

    Christ est venu en chair pour nous donner la foi et un objet de foi!


  • Roi : Il règne sur notre territoire intérieur, si on le laisse y préparer des demeures (Jean 14:2)
    (lire Christ vit en moi)

    L'esprit antichrist s'assied sur le trône de notre monde intérieur (4)

    Christ est venu en chair pour régner!

 
(1) dans le Principe et non pas : au commencement

(2) et non prince

(3) cette prison peut être la religion!

(4) la Bible nous enseigne que si l'Esprit de Dieu habite notre être entier (nous sommes Son Temple), à la place de l'esprit antichrist (lire 2 Thess 2), nous pouvons comme Jésus dire JE SUIS (lire le combat)


De l'importance de bien traduire les versets

Jésus leur dit: Ayez la foi DE Dieu (Marc 11:22 - NBS)

Jésus, ici, ne dit pas "Ayez foi EN Dieu", comme le traduisent la grande majorité des bibles en français, mais "Ayez la foi DE Dieu".

Que demande-t-il ? d'être comme Dieu, en ce qui concerne la certitude confiante qu'est la foi...

Ne dit-il pas par ailleurs en Jean 10:34 que nous sommes des dieux ?
Normal, puisque nous sommes fil(le)s de Dieu...!

Et, en tant que fil(le)s de Dieu, nous avons la foi DE Dieu.

C'est pourquoi le verset 24 du même Marc 11 dit: Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé (NBS)

En effet, lorsque nous avons la foi DE Dieu, nous sommes justes à Ses yeux, et "le juste par la foi, vivra" (Rom 1:17), pas de n'importe quelle vie, mais de la Vie de Dieu Lui-même, cette Vie qui nous fait entrer dans toute la Vérité, celle qui rend libre, libre entre autres des obstacles à l'exaucement des prières de foi!

Alors, comme le dit le Psaume 23, "rien ne me manquera": j'aurai tout ce dont j'ai besoin, et ce que je n'aurai pas ne me manquera pas.

C'est pourquoi il nous est conseillé de demander à notre Père notre pain super-substantiel, le Pain du Ciel, notre manne céleste, Celui qui nous sauve de la mort, nous délivre de l'ennemi, nous libère de nos chaînes: en Lui, nous avons Tout, et avant tout la filiation de Dieu, et par conséquent la foi DE Dieu.

Autres versets ayant foi DE et traduits foi EN

Le Message

La Bible commence avec le récit de "l'arbre de la connaissance du bien et du mal".

Mal comprendre sa signification a pour conséquence une mauvaise compréhension de la Bible dans son ensemble.

Du moment que l'Homme naturel choisit de vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le péché se manifeste, car il est impossible à l'être humain de suivre la volonté de Dieu par ses propres forces ("pécher" signifie "manquer le but").

Adam en effet, donc notre esprit, écoute notre âme, Eve - alors que le fonctionnement normal de l'être humain consiste à la soumission de l'âme à l'esprit, lui-même soumis à Dieu, par l'Esprit, en Christ, Arbre de Vie (*). C'est pourquoi l'Adam de la Genèse est appelé "vieil homme" ou "premier homme".

Le péché consiste ainsi à décider nous-mêmes ce qu'il faut ou ne faut pas faire, et ce qui est bien ou mal dans ce qui se produit dans nos vies, plutôt que de vivre de l'Arbre de Vie.

Pédagogiquement, Dieu nous donne alors la loi, comme nous l'explique la lettre de Paul aux Romains, loi que nous ne pouvons accomplir par nos propres forces, et qui par conséquent nous révèle qu'on ne peut accepter et accomplir la volonté de Dieu que par l'Esprit, Christ en nous, Arbre de Vie.

Dieu "juge" alors, a savoir trie, en nous, ce qui est selon Sa volonté et ce qui ne l'est pas, ce qui est de Son Esprit et ce qui est de notre propre volonté.

Ainsi, l'Esprit nous fait vivre dans la volonté de Dieu, et accepter dans la joie les épreuves, qui sont là pour notre édification. Nous sommes de nouveaux Hommes.

Jésus n'a-t-il pas dit "je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir la loi" ?

Littéralement, "accomplir la loi", c'est "mener la loi au but", à son but, qui est de montrer qu'il est impossible de l'accomplir par nos propres forces (d'autant plus si nous comprenons mal cette loi...), mais que nous avons besoin de Lui pour cela: on ne peut accomplir la volonté de Dieu qu'en Christ, par l'Esprit saint.

Notons au passage que les commandements sont non pas à l'impératif, mais au futur, comme si Dieu nous disait: "quand vous vivrez par l'Esprit, vous accomplirez la loi sans effort, avec amour".

La loi est alors "accomplie", à savoir au but: elle a joué son rôle, elle nous a menés à Dieu - nous ne manquons plus la cible (traduit "pécher" dans nos bibles).

Tout est accompli, il n'y a plus de condamnation - quand Dieu regarde Jésus, Arbre de Vie, sur la croix, Bois de Vie, c'est toi qu'Il voit. Et lorsque Jésus est ressuscité, il est monté au Ciel pour servir d'intermédiaire entre Dieu et toi - quand Dieu te regarde, c'est Jésus qu'Il voit.

L'arbre de la connaissance du bien et du mal n'a plus de pouvoir.

Ainsi, la part de Dieu est réalisée: Il nous a fait un grand cadeau, qu'on appelle la grâce.

Ta part à toi, c'est d'accepter ce grand cadeau: c'est ce qu'on appelle la foi.

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Lire aussi Le processus de réconciliation et Jusqu'au bout...

(*) C'est l'origine du péché (et non pas le "péché originel") que de vouloir décider par nous-mêmes à la place de Dieu


Ces vérités qui libèrent

Si la Vérité qu'est Christ vous libère, cette Vérité va produire, révéler des vérités qui chasseront les obstacles à l'accès à la pleine foi.


Quelques exemples:


Donne-nous notre pain...

Le terme qui suit est "epiousios", littéralement "supersubstantiel".

Le contexte est clairement spirituel: dans cette prière tout se situe au niveau spirituel, sauf ce verset si on le prend dans son sens littéral. Mais sachant que "ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez" de Mat 6:25 et "l'être humain ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" de Mat 4:4 et "je suis le pain de vie - celui qui vient à moi n'aura jamais faim" de Jean 6:35, on comprend tout de suite qu'on a affaire au pain du ciel, Parole vivante de Dieu. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Israël versus Église

Selon Galates 3:7, les vrais descendants d'Abraham sont ceux qui ont la foi, et non pas ceux qui sont génétiquement ses descendants. Tous ceux qui ont la foi en Christ sont l'Église, quelle que soit leur origine. De plus, l'Église ne remplace pas Israël: du moment qu'Abraham est le Père de ceux qui ont la foi, il était déjà, en quelque sorte un début d'Église - d'autant plus qu'"église" signifie "appelé hors de" et qu'Abraham a été appelé hors de son pays... L'Église ne peut par conséquent pas remplacer Israël, puisqu'elle était déjà là avant... Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Apocalypse = catastrophes

Le terme "apocalypse" signifie "révélation, dévoilement". Dévoilement de ce qui se passe en l'être humain, ce qui permet de comprendre ce qui se passe autour de nous - et surtout en nous. Ce livre répond aux questions essentielles: on n'y trouve pas de connotation apocalyptique dans le sens courant du terme (catastrophisme des temps dits "de la fin"), mais des signes - manifestations dans le visible de ce qui est invisible - du but final réservé par YHWH à chacun selon les choix qu'il aura faits à la croisée des chemins de sa vie. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Adam et Ève

Ils représentent respectivement l'esprit et l'âme de l'être humain. Dieu parle, par Son Esprit, à l'esprit de l'être humain, qui à son tour influence l'âme. L'histoire d'Adam et Ève nous montre pédagogiquement ce qui se passe lorsque c'est l'âme qui prend l'initiative: elle décide de ce qui est bien ou mal, au lieu de remercier Dieu POUR TOUTES choses. Cela nous libère du faux débat entre science et créationnisme et des mauvaises interprétations des 2 arbres du jardin. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ? Lire Le Message de la Bible. 


Le Royaume

Jésus a été clair à ce sujet:

  • le Royaume n'est PAS de ce monde (Jean 18:36)
  • le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard (Luc 17:20)

Nous AVONS ÉTÉ transférés dans le Royaume (Col 1:13): Il nous A FAITS Royaume (Ap 1:6), et ce Royaume est EN NOUS (Luc 17:21). Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


La "trinité"

Le mot "persona" était utilisé pour désigner un rôle dans une pièce de théâtre. La trinité nous décrit des "persona" de Dieu, Son intervention dans notre dimension. Avec le temps, nous avons confondu "persona" avec "personne", et cela a donné la "doctrine" actuelle du Dieu en 3 personnes. Nous ne pouvons cependant, dans notre dimension, comprendre des réalités de dimensions supérieures: attendons d'y être pour comprendre - mais ici-bas, dispensons-nous de construire des théories là-dessus, surtout lorsqu'on confond "persona" et "personne"... Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Apprendre l'hébreu pour comprendre l'AT

Le texte hébreu actuel a été fixé après J-C par les Massorètes, successeurs des Pharisiens et ennemis du christianisme naissant. Le meilleur témoin du texte originel - celui-ci est perdu - est la Septante, traduite en grec par les Juifs au 3ème siècle avant J-C. Pas besoin par conséquent d'apprendre l'hébreu. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Lire aussi:

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

La vérité libère


Romains 9:18

[Dieu] fait miséricorde à qui Il veut, et Il endurcit qui Il veut (Rom 9:18)

Une mauvaise interprétation de ce verset peut donner une fausse idée de Dieu qui, rappelons-le, est Amour. Franchement, feriez-vous cela avec vos enfants, ou avec des amis ?

N'est-il pas écrit en 1 Tim 2:4 que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ?


Luc 15:4-6 ne dit-il pas que Dieu est comme un berger, prêt à tout pour sauver même la plus perdue de Ses brebis ? Et surtout, qu'Il finit par la trouver ?

Deut 30:19 ne dit-il pas j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction - Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité ? S'il y a endurcissement, c'est contre la volonté de Dieu.

Dieu sait ce qu'Il fait: nous voyons dans Exode 3:19 qu'Il SAVAIT que Pharaon endurcirait son coeur. Et ce n'est qu'après que Pharaon a lui-même endurci son coeur à 5 reprises que Dieu l'a définitivement endurci: Pharaon était libre, mais en endurcissant son coeur il a montré à Dieu ce qu'il voulait - Dieu a donc exaucé Pharaon en endurcissant son coeur - c'est ce que Pharaon voulait...!


L'interprétation spirituelle va éclairer encore mieux le sujet qui nous préoccupe ici: en chacun de nous se trouve un tyran et un fidèle à Dieu - chacun est libre, et le tyran (Pharaon), lorsqu'il persiste avec entêtement dans son endurcissement, c'est comme s'il demandait à Dieu d'entériner sa décision.

Dieu veut sauver le meilleur de chacun, en le délivrant de cette part de lui-même qui l'opprime - l'empêche d'avancer librement.

Paul lui-même compare en 1 Cor 10:2 le baptême (immersion) à la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux, en même temps que la noyade des armées du pharaon, ce qui signifie que l'individu baptisé (immergé) est noyé à sa vie ancienne pharaonique pour vivre en nouveauté de vie avec les Hébreux (ceux qui ont la foi), traversant la mer et le désert, nourri et abreuvé par le Christ, Sa vie et Ses paroles.


Donc Dieu, effectivement, décide librement et inconditionnellement de sauver la personnalité profonde et précieuse de chaque personne, et pour cela doit travailler avec puissance contre ce qui est endurci en nous.


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Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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