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La chair et l'Esprit

Attention : ce que les Écritures appellent "la chair" ne désigne pas seulement notre nature pécheresse, mais il y a plus subtil : la chair cherche à servir Dieu, mais sans l'Esprit saint. C'est en fait comme si elle luttait contre l'Esprit saint, tout en prétendant servir Dieu (cf. Gal 5:17). De cette manière, le "moi" prévaut sur la volonté de Dieu. On passe de la relation avec Dieu à "la religion", religion qui éteint l'Esprit (cf. Gal 3:3). Cet effort de la chair pour servir Dieu devient la force même du péché.

Par ailleurs, la Parole écrite ne suffit pas : c'est la relation (foi) avec le Dieu Vivant qui donne la Vie et la Vérité qui rend libre. Donc croire que la Parole écrite vient de Dieu est insuffisant : nous avons à prendre Dieu et sa grâce au mot! Croire aux promesses de la Bible ne sert à rien si on ne s'attend pas à Dieu Lui-même!

Par conséquent, la chair doit être crucifiée, et nous avons à marcher par l'Esprit! (cf. Gal 5:24-25)

Marcher par l'Esprit, c'est avant tout être, penser, parler et agir par Amour : si l'on n'a pas l'Amour, on peut faire des miracles, prophétiser, etc., mais en fait on n'est rien... (cf. début de 1 Cor 13)

Lire L'Esprit de Christ, d'Andrew Murray


Elle sera sauvée au moyen de la maternité

Elle sera sauvée au moyen de la maternité/postérité, si ils [1] (ses enfants) demeurent en foi et amour et sanctification avec discrétion/humilité (1 Tim 2:15)

Qui sera sauvée ? Le verset précédent indique clairement qu'il s'agit d'Ève [2], et Gen 3:15 montre bien que c'est sa postérité qui sauvera le monde, cette postérité étant Jésus. D'Ève à Jésus, nous avons toute une lignée de personnes obéissantes, justes, prophètes, etc. qui attendent le Sauveur qui surgira de leur lignée.

Si on comprend Ève comme étant une image de l'âme de l'être humain (l'Homme - Adam - étant l'esprit de l'être humain), ce verset signifie que le salut de notre âme ne peut se faire que par les fruits en nous (notre être intérieur) que produisent la volonté (foi), l'accueil (amour) et la pureté (non mélange, sanctification) - sachant que l'âme est composée de notre volonté (d'être en relation avec Dieu), de nos pensées (d'ouverture à Dieu) et de notre sensibilité (aux choses de l'Esprit).

Si on comprend Ève comme une image de l'Église, corps du Christ, cette dernière va produire une postérité par évangélisation, le salut apporté ne pouvant être fécond que par la foi, l'amour et la sanctification.

[1] Ici il y a bel et bien un pluriel dans l'original grec

[2] Parce que leur foi/confiance en la promesse de Dieu est exprimée dans leur intention de procréer, Adam et Ève sont sauvés, ainsi que tous les personnages de l'AT qui on eu foi au sauveur à venir


Rédemption et rémission

Rédemption : délivrance moyennant rançon, rachat d'un captif
Rémission : remise d'une dette

Notre dette, c'est de devoir à Dieu le fait que c'est Lui qui décide ce qui est bien et de ce qui est mal.

Ne pas l'avoir fait nous a fait dévier, et nous Lui devons également de ne pas nous avoir laissé tomber : au contraire, Il nous délivre de tout ce dont notre attitude nous a rendus captifs.

Cette dette n'est finalement pas négative : si Dieu estime que nous Lui devons quelque chose, c'est pour que nous nous approchions de Lui, Dieu d'Amour, pour nous annoncer qu'Il nous remet la dette.

Nous nous approchons de Lui d'autant plus que non seulement la dette est payée, mais que nous sommes délivrés de la captivité où notre attitude nous avait menés.

En effet, vouloir décider à la place de Dieu, c'est tomber dans des pièges qui font de nous des esclaves, nous rendent dépendants de diverses choses (courants de pensées, idoles, religions, etc.), nous conditionnent à ne plus penser par nous-mêmes, nous déchoient de Sa Royauté sur nous-mêmes.

Mais comment, diront certains, une croyance peut-elle nous libérer ? ne nous rend-elle pas plutôt aliénés ? ne nous rend-elle pas esclaves ?

Si, bien sûr, la croyance nous aliène, nous rend esclaves.

Par contre, la foi, relation avec Dieu, est du domaine du réel, quelque chose d'expérimentable, et n'a rien à voir avec la croyance.

L'heure est venue où les athées et les religieux, qui sont sincèrement athées et sincèrement religieux, doivent ouvrir les yeux et leur coeur pour comprendre que ce qu'ils combattent ou ce qu'ils pratiquent n'a rien à voir avec la réalité.

source

Mettez votre salut en oeuvre

...mettez votre salut en oeuvre... (Philippiens 2:12)

Certaines traductions ont : "...travaillez à votre salut..."

Mais... depuis quand devons-nous faire quelque chose pour être sauvés ?

Quand donc les traducteurs de la Bible cesseront-ils de produire des textes qui contredisent ce que dit l'Esprit dans le reste de la Bible ?

Jusques à quand les éditeurs accepteront-ils de publier ces traductions psychiques émanant du vieil homme religieux ?

Combien de générations n'ont-elles pas souffert de ces traductions fausses, psychiques (voire démoniaques) ?

Dieu, en effet, est l'auteur de notre salut : nous sommes sauvés, et nous le montrons en mettant en oeuvre ce salut - le sens de ce verset s'harmonise avec le reste de la Bible si nous le comprenons ainsi...

Ce n'est pas "travaillez à votre salut (faites quelque chose pour être sauvés)", mais "mettez votre salut en oeuvre (vous êtes sauvés : montrez-le! produisez des fruits qui en sont dignes!)"

Bien sûr, le monde, la chair et le diable nous feront douter de ce salut si chèrement acquis par Christ à la Croix, lorsque nous trébucherons...

Raison de plus pour nous relever, et mettre en oeuvre ce salut!

La Bible, en effet, nous enseigne que Dieu terminera, parachèvera, mènera au but l'oeuvre qu'il a commencée en nous.

Note : Ceci renforce, et ne contredit pas comme certains pourront le croire, la parole de Jacques qui dit que la foi sans les oeuvres est morte : mettre son salut en oeuvre, c'est justement produire ces oeuvres qui montrent que le salut est là...!

Source   /   Lire en complément cet article

L'armure de David

En 1 Sam 17:38-39, nous voyons David revêtu d'un casque, d'une cuirasse, et ceint d'une épée - mais il ne supporte pas ces éléments de combat : ce sont des moyens terrestres, "de la chair".

Spirituellement parlant, nous savons par Eph 6:14-17 que :

  • le casque représente le salut
  • l'épée représente l'Esprit/Parole de Dieu
  • la cuirasse représente la justice


Dans le fait que Dieu, voyant sa foi, avait déjà choisi David pour être roi, il était déjà roi en pensée. Sa foi était à salut, et les sauvés sont rois, règnent avec Christ.
> Il n'avait donc pas besoin de casque matériel.

Nous voyons par ses paroles d'espérance qu'il était guidé par l'Esprit et qu'il s'attachait à la Parole de Dieu - Parole écrite (Bible) et/ou La Parole qu'est le Christ.
> Une épée de métal lui était donc inutile.

David était également juste, ce que nous voyons dans ses actes empreints d'amour.
> Une cuirasse ne lui était par conséquent pas nécessaire.


Ainsi, David plaisait à Dieu par ses pensées, ses paroles et ses actions, qui reflétaient sa foi, son espérance et son amour.

Avant tout

Qu'est-ce que la prière, avant tout ?

Avant tout, la prière est écoute de Dieu:

Comment demander, si on n'écoute pas d'abord, pour être dans Sa Volonté ?


Qu'est-ce que les "commandements", avant tout ?

Avant tout, les "commandements" sont une promesse de Dieu:

"Quand Je serai Tout en toi, tu accompliras naturellement Ma Volonté".


Qu'est-ce que "vivre par la foi", avant tout ?

Avant tout, "vivre par la foi" c'est bien comprendre le verset

qui dit "Le juste par la foi, vivra", et non pas "le juste vivra par la foi".


Qu'est-ce que "les oeuvres", avant tout ?

Avant tout, "les oeuvres" sont la conséquence de la foi qui sauve:

Je fais des oeuvres parce que je suis sauvé, et non pas pour être sauvé,

et j'aime Dieu parce que je suis sauvé, et non pas pour être sauvé.

Je ne travaille pas à mon salut, mais je mets en oeuvre mon salut.


Qu'est-ce que l'abondance, avant tout ?

Avant tout, l'abondance est plénitude d'Esprit:

Le Ps 23 ne dit pas "je ne manquerai de rien",

mais "rien ne me manquera".


Qu'est-ce que le bonheur, avant tout ?

Avant tout, le bonheur vient de la grâce de Dieu:

Le Ps 23 ne dit pas "le bonheur et la grâce m'accompagneront",

mais "le bonheur et la grâce me poursuivront".


Qu'est-ce que le pain dont il est question dans le "Notre Père", avant tout ?

Avant tout, le pain dont il est question dans le "Notre Père" est le "Pain du Ciel":

C'est le pain au-dessus, au-delà de la substance de l'être (epi-ousios).


Qu'est-ce que le Livre de l'Apocalypse, avant tout ?

Avant tout, le Livre de l'Apocalypse décrit qui tu es, ici et maintenant.

Ce que sont tous les hommes détermine leurs actions, et par conséquent, fait l'Histoire.


Tout est don

Jacques 1:16-17Ne vous égarez pas, mes frères bien-aimés : tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, en qui il n'y a pas de variation ou d'ombre de changement

Jean 17:7Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donné vient de toi

Matthieu 28:18Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre


Tout est don
Tout est donné - nous ne pouvons pas acquérir par nous-mêmes, mais juste accueillir ce que le Père met à notre disposition :
  1. l'existence : nous avons été créés
    nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les oeuvres bonnes que Dieu a préparées à l'avance, afin que nous marchions en elles (Éphésiens 2:10)

    tout ce que nous avons à faire, c'est vivre sous Son regard
     
  2. le salut
    vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous : c'est le don de Dieu (Éphésiens 2:8-9)

    tout ce que nous avons à faire, c'est mettre en oeuvre notre salut (Phil 2:12)

    Je fais PARCE QU'Il m'aime, PARCE QUE je suis sauvé
    et non pas POUR qu'Il m'aime, POUR être sauvé

     
  3. l'oubli par Dieu de nos fautes
    toutes choses sont faites nouvelles : toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ (2 Corinthiens 5:17-18)

    tout ce que nous avons à faire, c'est voir comme Lui
     
  4. la sainteté
    vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu (Éphésiens 2:19)
    Il nous a donné les très grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous participiez de la nature divine (2 Pierre 1:4)

    tout ce que nous avons à faire, c'est nous approprier la sainteté, être comme Lui
     
  5. la libération
    nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché (Romains 6:6)

    tout ce que nous avons à faire, c'est nous considérer comme libérés (Rom 6:11)
     
  6. le Saint-Esprit
    je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau (Ézéchiel 36:26)
    quand ils vous mèneront pour vous livrer, ne soyez pas à l'avance en souci de ce que vous direz, et ne méditez pas : tout ce qui vous sera donné en cette heure-là, dites-le - car ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit Saint (Marc 13:11)


    tout ce que nous avons à faire, c'est recevoir l'Esprit de Dieu et Le laisser agir en nous
     
  7. l'enseignement et la croissance spirituelle
    ils seront tous enseignés de Dieu (Jean 6:45)
    désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait non trafiqué, afin que vous croissiez par lui à salut (1 Pierre 2:2-3)
    à vous est donné le mystère du royaume de Dieu (Marc 4:11)


    tout ce que nous avons à faire, c'est nous nourrir spirituellement
     
  8. toutes choses utiles à la vie terrestre
    cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus (Matthieu 6:33)

    tout ce que nous avons à faire, c'est chercher Sa volonté
     
  9. la guérison, la résurrection
    Il leur parla du royaume de Dieu, et guérit ceux qui avaient besoin de guérison (Luc 9:11)
    ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jean 11:40)


    tout ce que nous avons à faire, c'est accueillir la guérison et la résurrection par la foi

source

antichrist

Pour bien comprendre ce que veut dire antichrist, il faut être au clair au sujet de Christ.

Christ représente beaucoup : c'est pourquoi, pour tenter de Le contrer, L'imiter et minimiser Son rôle, il y a plusieurs antichrists.

1 Jean 2:18 / 1 Jean 2:22 / 1 Jean 4:3 / 2 Jean 7 :

Il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c'est la (une) période ultime 
Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antichrist, qui nie le Père et le Fils 
Tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n'est pas de Dieu - et ceci est l'[esprit] de l'antichrist, duquel vous avez ouï dire qu'il vient, et déjà maintenant il est dans le monde 
Plusieurs séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venant en chair : c'est là le séducteur et l'antichrist
La (une) période ultime (1 Jean 2:18), l'ici et maintenant de l'éternel présent de Dieu, vient promptement : elle est là! (1 jean 4:3) - lire à ce sujet ce qui doit être fait bien promptement


Christ est :

  • Verbe, Principe de la création : "dans le Principe (1), le Verbe..."
    - Jean 1:1 et suivants : Christ est Verbe, Principe de la création qui est fait chair
    - Genèse 1:1 : Élohim - mot pluriel car il comprend le Christ/Verbe en plus du Père et de l'Esprit - ici également Il est Principe de la création (quand plus loin Il dit "créons l'homme" Il s'adresse à sa composante créatrice, Christ)

    Étant Principe, il est le référentiel absolu : est juste ce qu'Il dit être juste, est bien ce qu'Il dit être bien, est beau ce qu'Il dit être beau, est bon ce qu'Il dit être bon

    L'esprit antichrist est au contraire destructeur - dé-structurant et dé-créateur - principe (2) de ce monde de la ténèbre - il ramène tout à lui, se fait référence

    Avoir l'esprit antichrist, c'est relativiser tout, non pas avec Dieu pour référence, mais avec un référentiel variable, celui qui nous arrange de cas en cas

    Ce cadre de référence est notre prison : au lieu d'accepter le référentiel christocentrique, on prend notre prison comme cadre de référence

    Au lieu d'accepter d'être libérés de cette prison, on l'aménage et on s'y sent bien (3) - aveugles séduits par l'esprit de l'antichrist!

    Christ est venu en chair pour nous libérer!


  • Lumière : on ne peut marcher, sans trébucher, qu'à la Lumière de Dieu

    La parole écrite relate tout ce que Christ, Parole vivante, a révélé du fonctionnement humain, pour éclairer l'homme de foi

    La révélation absolue est le livre de l'Apocalypse

    L'esprit antichrist est la ténèbre : absence de Lumière, qui fait trébucher ("tu m'es en scandale")

    Il profite de l'obscurité de ce monde pour manipuler les humains avec les 2 bêtes

    Quant à ceux qui cherchent à comprendre la parole écrite avec leur chair, elle les égare avec des théories plus fantaisistes les unes que les autres (attention aux pseudo prophètes!)

    Christ est venu en chair pour nous éclairer!


  • Vie : tout ce qui est vie a pour source la Vie, Christ

    Donner la mort, au trois niveaux - somatique, psychique, spirituel - c'est tuer Christ (lire entre autres Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?)

    Étant Vie, Christ est résurrection

    L'esprit antichrist est esprit de mort, et par conséquent il apporte la mort

    Christ est venu en chair pour nous donner la Vie!


  • Chemin : Christ indique comment aller à Dieu, Il est l'itinéraire menant à la Jérusalem céleste

    L'esprit antichrist fait errer

    La boussole n'est alors plus l'Esprit de Dieu, mais l'esprit humain, girouette, boussole à aiguille folle

    Christ est venu en chair pour nous guider!


  • Vérité : Christ n'apporte pas une religion, mais une cohérence en phase avec la réalité

    Toute la parole écrite et tout ce qu'a dit et fait Christ Parole vivante témoignent de la réalité des choses

    L'esprit antichrist évite la réalité : il se crée ses propres réalités

    Il nie que Jésus est Christ

    Il nie que Dieu est Père d'amour (il dit : où était Dieu quand telle ou telle chose s'est produite ?)

    Christ est venu en chair pour nous révéler la vérité!


  • Salut : santé aux 3 niveaux

    L'esprit antichrist apporte la maladie, en priorité la maladie spirituelle, puis la maladie psychique, et enfin la maladie physique

    Christ est venu en chair pour nous sauver!


  • Foi : lire la foi de Jésus

    L'esprit antichrist ne s'appuie pas sur la foi de Jésus : Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité (Matthieu 13:58)

    Christ est venu en chair pour nous donner la foi et un objet de foi!


  • Roi : Il règne sur notre territoire intérieur, si on le laisse y préparer des demeures (Jean 14:2)
    (lire Christ vit en moi)

    L'esprit antichrist s'assied sur le trône de notre monde intérieur (4)

    Christ est venu en chair pour régner!

 
(1) dans le Principe et non pas : au commencement

(2) et non prince

(3) cette prison peut être la religion!

(4) la Bible nous enseigne que si l'Esprit de Dieu habite notre être entier (nous sommes Son Temple), à la place de l'esprit antichrist (lire 2 Thess 2), nous pouvons comme Jésus dire JE SUIS (lire le combat)


De l'importance de bien traduire les versets

Jésus leur dit: Ayez la foi DE Dieu (Marc 11:22 - NBS)

Jésus, ici, ne dit pas "Ayez foi EN Dieu", comme le traduisent la grande majorité des bibles en français, mais "Ayez la foi DE Dieu".

Que demande-t-il ? d'être comme Dieu, en ce qui concerne la certitude confiante qu'est la foi...

Ne dit-il pas par ailleurs en Jean 10:34 que nous sommes des dieux ?
Normal, puisque nous sommes fil(le)s de Dieu...!

Et, en tant que fil(le)s de Dieu, nous avons la foi DE Dieu.

C'est pourquoi le verset 24 du même Marc 11 dit: Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé (NBS)

En effet, lorsque nous avons la foi DE Dieu, nous sommes justes à Ses yeux, et "le juste par la foi, vivra" (Rom 1:17), pas de n'importe quelle vie, mais de la Vie de Dieu Lui-même, cette Vie qui nous fait entrer dans toute la Vérité, celle qui rend libre, libre entre autres des obstacles à l'exaucement des prières de foi!

Alors, comme le dit le Psaume 23, "rien ne me manquera": j'aurai tout ce dont j'ai besoin, et ce que je n'aurai pas ne me manquera pas.

C'est pourquoi il nous est conseillé de demander à notre Père notre pain super-substantiel, le Pain du Ciel, notre manne céleste, Celui qui nous sauve de la mort, nous délivre de l'ennemi, nous libère de nos chaînes: en Lui, nous avons Tout, et avant tout la filiation de Dieu, et par conséquent la foi DE Dieu.

Autres versets ayant foi DE et traduits foi EN

Le Message

La Bible commence avec le récit de "l'arbre de la connaissance du bien et du mal".

Mal comprendre sa signification a pour conséquence une mauvaise compréhension de la Bible dans son ensemble.

Du moment que l'Homme naturel choisit de vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le péché se manifeste, car il est impossible à l'être humain de suivre la volonté de Dieu par ses propres forces ("pécher" signifie "manquer le but").

Adam en effet, donc notre esprit, écoute notre âme, Eve - alors que le fonctionnement normal de l'être humain consiste à la soumission de l'âme à l'esprit, lui-même soumis à Dieu, par l'Esprit, en Christ, Arbre de Vie (*). C'est pourquoi l'Adam de la Genèse est appelé "vieil homme" ou "premier homme".

Le péché consiste ainsi à décider nous-mêmes ce qu'il faut ou ne faut pas faire, et ce qui est bien ou mal dans ce qui se produit dans nos vies, plutôt que de vivre de l'Arbre de Vie.

Pédagogiquement, Dieu nous donne alors la loi, comme nous l'explique la lettre de Paul aux Romains, loi que nous ne pouvons accomplir par nos propres forces, et qui par conséquent nous révèle qu'on ne peut accepter et accomplir la volonté de Dieu que par l'Esprit, Christ en nous, Arbre de Vie.

Dieu "juge" alors, a savoir trie, en nous, ce qui est selon Sa volonté et ce qui ne l'est pas, ce qui est de Son Esprit et ce qui est de notre propre volonté.

Ainsi, l'Esprit nous fait vivre dans la volonté de Dieu, et accepter dans la joie les épreuves, qui sont là pour notre édification. Nous sommes de nouveaux Hommes.

Jésus n'a-t-il pas dit "je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir la loi" ?

Littéralement, "accomplir la loi", c'est "mener la loi au but", à son but, qui est de montrer qu'il est impossible de l'accomplir par nos propres forces (d'autant plus si nous comprenons mal cette loi...), mais que nous avons besoin de Lui pour cela: on ne peut accomplir la volonté de Dieu qu'en Christ, par l'Esprit saint.

Notons au passage que les commandements sont non pas à l'impératif, mais au futur, comme si Dieu nous disait: "quand vous vivrez par l'Esprit, vous accomplirez la loi sans effort, avec amour".

La loi est alors "accomplie", à savoir au but: elle a joué son rôle, elle nous a menés à Dieu - nous ne manquons plus la cible (traduit "pécher" dans nos bibles).

Tout est accompli, il n'y a plus de condamnation - quand Dieu regarde Jésus, Arbre de Vie, sur la croix, Bois de Vie, c'est toi qu'Il voit. Et lorsque Jésus est ressuscité, il est monté au Ciel pour servir d'intermédiaire entre Dieu et toi - quand Dieu te regarde, c'est Jésus qu'Il voit.

L'arbre de la connaissance du bien et du mal n'a plus de pouvoir.

Ainsi, la part de Dieu est réalisée: Il nous a fait un grand cadeau, qu'on appelle la grâce.

Ta part à toi, c'est d'accepter ce grand cadeau: c'est ce qu'on appelle la foi.

source1 source2

Lire aussi Le processus de réconciliation et Jusqu'au bout...

(*) C'est l'origine du péché (et non pas le "péché originel") que de vouloir décider par nous-mêmes à la place de Dieu


Ces vérités qui libèrent

Si la Vérité qu'est Christ vous libère, cette Vérité va produire, révéler des vérités qui chasseront les obstacles à l'accès à la pleine foi.


Quelques exemples:


Donne-nous notre pain...

Le terme qui suit est "epiousios", littéralement "supersubstantiel".

Le contexte est clairement spirituel: dans cette prière tout se situe au niveau spirituel, sauf ce verset si on le prend dans son sens littéral. Mais sachant que "ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez" de Mat 6:25 et "l'être humain ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" de Mat 4:4 et "je suis le pain de vie - celui qui vient à moi n'aura jamais faim" de Jean 6:35, on comprend tout de suite qu'on a affaire au pain du ciel, Parole vivante de Dieu. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Israël versus Église

Selon Galates 3:7, les vrais descendants d'Abraham sont ceux qui ont la foi, et non pas ceux qui sont génétiquement ses descendants. Tous ceux qui ont la foi en Christ sont l'Église, quelle que soit leur origine. De plus, l'Église ne remplace pas Israël: du moment qu'Abraham est le Père de ceux qui ont la foi, il était déjà, en quelque sorte un début d'Église - d'autant plus qu'"église" signifie "appelé hors de" et qu'Abraham a été appelé hors de son pays... L'Église ne peut par conséquent pas remplacer Israël, puisqu'elle était déjà là avant... Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Apocalypse = catastrophes

Le terme "apocalypse" signifie "révélation, dévoilement". Dévoilement de ce qui se passe en l'être humain, ce qui permet de comprendre ce qui se passe autour de nous - et surtout en nous. Ce livre répond aux questions essentielles: on n'y trouve pas de connotation apocalyptique dans le sens courant du terme (catastrophisme des temps dits "de la fin"), mais des signes - manifestations dans le visible de ce qui est invisible - du but final réservé par YHWH à chacun selon les choix qu'il aura faits à la croisée des chemins de sa vie. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Adam et Ève

Ils représentent respectivement l'esprit et l'âme de l'être humain. Dieu parle, par Son Esprit, à l'esprit de l'être humain, qui à son tour influence l'âme. L'histoire d'Adam et Ève nous montre pédagogiquement ce qui se passe lorsque c'est l'âme qui prend l'initiative: elle décide de ce qui est bien ou mal, au lieu de remercier Dieu POUR TOUTES choses. Cela nous libère du faux débat entre science et créationnisme et des mauvaises interprétations des 2 arbres du jardin. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ? Lire Le Message de la Bible


Le Royaume

Jésus a été clair à ce sujet:

  • le Royaume n'est PAS de ce monde (Jean 18:36)
  • le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard (Luc 17:20)

Nous AVONS ÉTÉ transférés dans le Royaume (Col 1:13): Il nous A FAITS Royaume (Ap 1:6), et ce Royaume est EN NOUS (Luc 17:21). Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


La "trinité"

Le mot "persona" était utilisé pour désigner un rôle dans une pièce de théâtre. La trinité nous décrit des "persona" de Dieu, Son intervention dans notre dimension. Avec le temps, nous avons confondu "persona" avec "personne", et cela a donné la "doctrine" actuelle du Dieu en 3 personnes. Nous ne pouvons cependant, dans notre dimension, comprendre des réalités de dimensions supérieures: attendons d'y être pour comprendre - mais ici-bas, dispensons-nous de construire des théories là-dessus, surtout lorsqu'on confond "persona" et "personne"... Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Apprendre l'hébreu pour comprendre l'AT

Le texte hébreu actuel a été fixé après J-C par les Massorètes, successeurs des Pharisiens et ennemis du christianisme naissant. Le meilleur témoin du texte originel - celui-ci est perdu - est la Septante, traduite en grec par les Juifs au 3ème siècle avant J-C. Pas besoin par conséquent d'apprendre l'hébreu. Cette vérité ne vous libère-t-elle pas ?


Lire aussi:

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

La vérité libère


Romains 9:18

[Dieu] fait miséricorde à qui Il veut, et Il endurcit qui Il veut (Rom 9:18)

Une mauvaise interprétation de ce verset peut donner une fausse idée de Dieu qui, rappelons-le, est Amour. Franchement, feriez-vous cela avec vos enfants, ou avec des amis ?

N'est-il pas écrit en 1 Tim 2:4 que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ?


Luc 15:4-6 ne dit-il pas que Dieu est comme un berger, prêt à tout pour sauver même la plus perdue de Ses brebis ? Et surtout, qu'Il finit par la trouver ?

Deut 30:19 ne dit-il pas j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction - Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité ? S'il y a endurcissement, c'est contre la volonté de Dieu.

Dieu sait ce qu'Il fait: nous voyons dans Exode 3:19 qu'Il SAVAIT que Pharaon endurcirait son coeur. Et ce n'est qu'après que Pharaon a lui-même endurci son coeur à 5 reprises que Dieu l'a définitivement endurci: Pharaon était libre, mais en endurcissant son coeur il a montré à Dieu ce qu'il voulait - Dieu a donc exaucé Pharaon en endurcissant son coeur - c'est ce que Pharaon voulait...!


L'interprétation spirituelle va éclairer encore mieux le sujet qui nous préoccupe ici: en chacun de nous se trouve un tyran et un fidèle à Dieu - chacun est libre, et le tyran (Pharaon), lorsqu'il persiste avec entêtement dans son endurcissement, c'est comme s'il demandait à Dieu d'entériner sa décision.

Dieu veut sauver le meilleur de chacun, en le délivrant de cette part de lui-même qui l'opprime - l'empêche d'avancer librement.

Paul lui-même compare en 1 Cor 10:2 le baptême (immersion) à la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux, en même temps que la noyade des armées du pharaon, ce qui signifie que l'individu baptisé (immergé) est noyé à sa vie ancienne pharaonique pour vivre en nouveauté de vie avec les Hébreux (ceux qui ont la foi), traversant la mer et le désert, nourri et abreuvé par le Christ, Sa vie et Ses paroles.


Donc Dieu, effectivement, décide librement et inconditionnellement de sauver la personnalité profonde et précieuse de chaque personne, et pour cela doit travailler avec puissance contre ce qui est endurci en nous.


d'après cet article et cet article

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La foi qui entre en possession du Pays

[...] et vos fils, qui aujourd'hui ne connaissent pas ce qui est bon ou mauvais, ce sont eux qui y entreront [dans le bon pays que j'ai juré de donner à vos pères] - c'est à eux que je le donnerai, ce sont eux qui en prendront possession. Quant à vous, repartez pour le désert [...] (Deut 1:39-40 / NBS)

Qui prend possession du pays ? Non pas ceux qui veulent connaître ce qui est bon et mauvais dans les promesses de Dieu (arbre de la connaissance du bien et du mal), mais ceux qui ont la foi et Le croient sur Parole (Arbre de Vie).

Ceux qui veulent connaître ce qui est bon et mauvais dans les promesses de Dieu retournent au désert... ils veulent juger - littéralement trier - le "bon" et le "mauvais": ils se condamnent ainsi eux-mêmes à errer, dériver dans un pays stérile, alors que ceux qui croient Dieu sur parole habiteront le pays où coulent le lait et le miel, car les géants qui l'habitent seront vaincus, et ses grandes murailles s'effondreront.

On retrouve le même comportement concernant le passé, le présent et le futur: "Qu'est-ce qui est bon et mauvais dans ce que Dieu m'a donné, me donne, me donnera ?"... cette mentalité héritée du monde est spirituellement contre nature: la mentalité héritée du ciel, la foi, est l'authentique spiritualité.

Être saint, c'est être consacré au Seigneur - et la vraie foi consiste à Le croire sur Parole, donc à Lui être consacré!

Sachant que le seul qui pouvait nous condamner nous a graciés, cette foi nous emporte loin de l'arbre de la malédiction, celui de la connaissance du bien et du mal, et nous fait vivre du fruit de l'Arbre de Vie!


Pour en finir avec les faux problèmes

"Sans Adam et Eve, le salut perd tout son sens" entend-on dire parfois. Car le salut apporté par Jésus résout le problème du péché entré dans le monde de par la désobéissance de ces 2 personnages.

Et qui dit Adam et Eve dit créationnisme...

Cette manière de voir les choses repose sur une interprétation première des écritures, et oublie que pour être universels et intemporels, ces textes sont volontairement symboliques, des images, des allégories, des métaphores, des paraboles, et que c'est spirituellement qu'on les comprend.


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Si on part du principe qu'Eve est notre âme et Adam notre esprit, on voit alors que le péché (le fait de ne pas atteindre notre objectif) est généré par notre âme (pensées, sentiments, volonté) et qu'il s'étend à notre esprit, qui perd sa relation (foi) avec l'Esprit de Dieu et s'égare - d'où les dérives.

Cette vision des choses est universelle et intemporelle, et ne crée pas de faux problème comme le fait l'interprétation immédiate des écritures.

Analysez toutes les disputes et polémiques sur des sujets relatifs à l'interprétation des textes, et vous constaterez qu'il s'agit de faux problèmes qui se dissipent dès lors qu'on aborde les textes spirituellement.


Quelques citations:

Faux problème: problème qui dispense de chercher une vraie solution (George Elgozy)

Les faux problèmes ont le mérite d'engendrer de fausses solutions (Robert Sabatier)

Savoir reconnaître les faux problèmes, c'est se préserver de 99% de conflits inutiles (Boualem Triki)


Les problèmes, ça n'existe pas: la preuve

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Galates 3

Galates 3 nous rappelle que le salut est par grâce (la part de Dieu), par la foi (notre part) - et non par les oeuvres.

Les chrétiens galates sont fascinés par les arguments de faux enseignants - ils sont comme ensorcelés. Beaucoup produisent de faux miracles - qui en attirent beaucoup dans leurs filets.

Il ont commencé leur vie nouvelle dans la puissance de l'Esprit saint, mais continuent sans cet Esprit en voulant suivre les lois religieuses de l'époque. On retrouve cette tendance chez les néo-judaïsants, qui pensent grandir spirituellement en suivant des règles, plutôt que de continuer à suivre l'Esprit saint.

La perpétuelle exaltation est un autre exemple de dérive: lire et méditer la Bible, prier, cela ennuie... alors on court après les derniers enseignements donnés par des "leaders" de passage. Le spirituel n'est pas celui qu'on croit: ce n'est pas celui qui prie en langues, etc., mais celui qui médite et met en pratique la Parole qui sort de la bouche de Dieu.

Suivre l'Esprit saint consiste avant tout à lire et méditer la Bible, et prier (écouter Dieu), pour éviter de se faire manipuler, soit par ceux qui veulent nous entraîner dans des règles néo-judaïsantes ou autres, soit par ceux qui mettent en avant une perpétuelle exaltation à courir après la dernière mode "spirituelle"...


Qui a l'oreille spirituelle écoute!

Discernez avec l'Esprit de Dieu!

Examinez tout, retenez ce qui est juste!

N'ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits!


Désapprendre avant d'apprendre

Avant d'apprendre de la Bible et de l'Esprit de Dieu, nous avons à désapprendre beaucoup de choses.

Se convertir, par exemple, ce n'est pas changer de branche sur l'arbre de la connaissance du bien et du mal, mais c'est changer d'arbre (pour celui de la Vie). C'est un changement radical, comme le traduit la NBS (Nouvelle Bible Segond): il s'agit de devenir une nouvelle création, un nouvel être, uni à Dieu, pour être fait à son image - en un mot: une métamorphose. La repentance n'est que le premier pas, le regret de nos actes, qui mène au baptême d'eau de Jean-Baptiste. Le second pas est la conversion : une fois mes actes regrettés (qui sont la conséquence de ma nature pécheresse) je renonce à cette nature pécheresse (la cause de ces actes), renoncement que je ne pourrai mettre en oeuvre que par le baptême de feu de Jésus. La repentance/baptême d'eau, c'est pour les péchés (lavés par le Sang, vin de la Cène). La conversion/baptême de feu, c'est pour le péché (brisé à la Croix, pain de la Cène).

L'Évangile, c'est littéralement "la bonne nouvelle". Lorsque Paul parle de son évangile (Galates), il parle de sa bonne nouvelle (du salut par la foi), par contraste avec la mauvaise nouvelle (du salut par les oeuvres) des judaïsants. L'évangéliste est celui qui annonce la bonne nouvelle.

L'Église désigne ceux qui sont "appelés hors de", hors du monde, de la chair et de la sphère de l'ennemi. C'est donc l'ensemble (l'assemblée) de ceux qui sont appelés hors de tout ce qui n'est pas conforme à la volonté de Dieu (tout en étant dans le monde...). Abraham a été appelé hors de son territoire d'origine. Dans le NT, on parle de l'Église à, et non pas de l'Église de: il y a une seule Église, et des assemblées. Dire les Églises est donc un non-sens.

Le Royaume n'est PAS de ce monde, il ne vient pas de manière à frapper le regard, et nous AVONS ÉTÉ transférés dans le Royaume: Il nous A FAITS Royaume, et ce Royaume est EN NOUS. La mauvaise compréhension du Royaume ressort de l'esprit de Judas, qui attendait un règne terrestre de Jésus: si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu.

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Complément: Esprit clair et cohérence



Sens spirituel de Mat 25:35-36


J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger

Ceux qui avaient faim de paix, d'amour, de joie

tu leur as donné cette nourriture spirituelle qui donne la vie


J'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire

Ceux qui avaient soif de justice, de vérité, d'amour

tu leur as donné à boire de cette eau qui jaillit en vie de plénitude


J'étais étranger, et vous m'avez recueilli

Ceux qui ne se sentaient pas accueillis par Dieu

tu leur as donné l'espérance qui ne déçoit pas


J'étais nu, et vous m'avez vêtu

Ceux qui n'étaient pas revêtus de justice, de paix, de joie, d'amour, d'espérance, de vérité, de vie

tu les as revêtus de Christ, donné tous ces fruits de la foi


J'étais malade, et vous m'avez visité

Ceux qui étaient faibles spirituellement

tu leur as donné la force de la foi en Celui qui est leur remède


J'étais en prison, et vous êtes venus vers moi

Ceux qui étaient enfermés dans de fausses idées, théories, doctrines

tu les as libérés en leur apportant la vérité qui rend libre



Vivre sur des ailes

Cette vie cachée avec Christ en Dieu revêt de nombreux aspects et peut être considérée sous plusieurs angles différents. Il existe un aspect qui m'a beaucoup aidée et inspirée et qui pourra faire de même pour mainte âme affamée. C'est ce que j'appellerai : "la vie sur les ailes".

Le Seigneur ne nous a pas seulement dit de considérer "les fleurs de champs", mais également "les oiseaux du ciel". J'ai découvert que ces petites créatures ailées ont quelques leçons merveilleuses à nous enseigner. Dans l'un des psaumes, le psalmiste décrit l'obscurité et l'amertume de sa vie dans la sphère terrestre de l'épreuve, puis s'écrie : "Oh ! Si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et je trouverais le repos. Voici, je fuirais bien loin, j'irais séjourner au désert. Je m'échapperais en toute hâte, plus rapide que le vent impétueux, que la tempête." (Psaume 55:7-9).

Le désir de posséder des ailes est aussi ancien que l'humanité. Nos âmes ont été créées pour voler avec des ailes, et elles ne sont pas satisfaites tant qu'elles ne volent pas. L'aigle qui est né en cage ressent en lui le désir de voler : il s'irrite et enrage d'être constamment emprisonné, ne sachant vraiment à quoi il aspire. Ainsi nos âmes s'irritent, enragent et crient leur désir de liberté. Nous ne pourrons jamais trouver le repos sur terre et nous aspirons à "nous envoler", loin de tout ce qui nous tient prisonnier, nous gène et nous emprisonne ici-bas.

Cette inquiétude et ce mécontentement nous pousse généralement à chercher une issue de secours afin d'échapper aux circonstances dans lesquelles nous nous trouvons et à nos misères. Nous ne comprenons pas toujours tout de suite que notre seul moyen d'échapper à tout cela consiste à "s'envoler avec des ailes". Nous essayons de "fuir à cheval" comme le faisaient les Israélites, lorsqu'ils étaient opprimés par l'épreuve (Esaïe 30:16).

Nos "chevaux" sont les éléments extérieurs dans lesquels nous cherchons le soulagement, un changement quelconque dans les évènements ou l'aide de l'homme. Nous montons sur eux et courons d'Est en Ouest, du Nord au Sud, afin d'oublier nos problèmes. Dans notre ignorance, nous nous imaginons qu'il suffit que les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, changent, pour que nos âmes soient enfin délivrées. Mais tous les efforts que nous ferons pour nous échapper sont inutiles, comme nous l'avons vu maintes fois. Car notre âme n'a pas été faite pour monter des chevaux, mais pour voler avec des ailes.

De plus, ces "chevaux" nous font généralement tomber de Charybde en Scylla, comme c'était le cas pour les Israélites. Tout se passe comme le prophète l'a dit : "Vous serez comme un homme qui fuit devant un lion et que rencontre un ours, qui gagne sa demeure, appuie sa main sur la muraille et que mord un serpent."

Combien de fois avons-nous déjà fui loin d'un "lion" quelconque pour rencontrer ensuite un "ours" ou pour nous cacher dans un endroit et nous faire mordre par un "serpent" ! Non ! Il ne sert de rien à l'âme d'espérer échapper en s'enfuyant loin de ses problèmes vers un refuge terrestre, quel qu'il soit. Car aucun ne peut lui offrir la délivrance qu'elle recherche.

N'y aurait-il donc pour nous aucune sortie de secours, lorsque nous connaissons l'épreuve ou la détresse ? Devons-nous nous résigner et avancer péniblement sous le fardeau, sans espoir de délivrance ? Je suis heureuse de pouvoir dire à chacun d'entre nous qu'il existe un moyen glorieux d'en sortir si nous nous envolons tout simplement et nous échappons loin de tout, pour nous approcher de Dieu. Il ne s'agit pas d'aller à l'Est ou à l'ouest, au Nord ou au Sud, mais plutôt vers le haut. "Ceux qui se confient en l'Eternel, renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles, ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point."

Toutes les créatures qui possèdent des ailes peuvent échapper à tous les pièges qui se présentent devant elles, si elles s'élèvent assez haut. L'âme qui se sert de ses ailes trouvera toujours une "voie de sortie" assez sûre pour échapper à tout ce qui la blesse ou qui la trouble.

Que sont donc ces ailes ? Leur secret est contenu dans ces quelques mots : "ceux qui espèrent en l'Eternel". L'âme qui espère en l'Eternel est celle qui s'abandonne complètement à Lui et Lui fait parfaitement confiance. Nous pouvons donc appeler nos ailes "abandon" et "confiance". Je veux dire par là que, si nous nous abandonnons entièrement au Seigneur et Lui faisons parfaitement confiance, nous découvrirons que "nous prenons notre vol comme les aigles" vers "les lieux célestes" en Jésus-Christ, où les ennuis et les peines de la terre ne peuvent pas nous troubler.

Les ailes de l'âme la transportent jusqu'à un niveau de vie spirituel, dans la "vie cachée avec Christ en Dieu" où nous pouvons vivre sans nous soucier des circonstances et où aucune cage ne peut nous emprisonner ni aucune chaîne nous lier.

Les "choses d'en haut" sont celles dont se soucie l'âme qui possède des ailes. Elle n'a que faire "des choses de la terre" ; Elle considère la vie et ses expériences d'après ce qu'elle voit, des "lieux célestes en Christ-Jésus" où elle se tient. Les choses prennent un aspect différent selon la manière dont on les regarde. La chenille qui se traîne sur le sol, doit avoir un point de vue différent sur le monde de ce qu'elle aura lorsque ses ailes se seront développées et qu'elle prendra son essor pour s'élever au-dessus des lieux où elle avait rampé. L'âme qui rampe ne voit pas les choses de la même manière que l'âme qui "prend son envol". Le sommet de la montagne peut fort bien resplendir sous l'effet du soleil, pendant que la vallée en bas est encore voilée de brume. L'oiseau peut s'envoler au-dessus de la mélancolie, pour entrer dans la joie d'en haut, à la lumière du soleil.

J'ai passé, une fois, un hiver à Londres. Pendant trois mois consécutifs, nous n'avons jamais pu voir la lumière du soleil en raison des épais nuages de fumée qui planent au-dessus de la ville comme un linceul. Bien souvent, j'ai pu me rendre compte de temps à autre, par une "fente", que le soleil brillait au-dessus de cette fumée, apercevoir un oiseau nimbé de soleil et qui s'élevait à travers le brouillard dans le bleu azuré du ciel. Tous les balais de Londres ne pouvaient faire partir le brouillard, mais si nous pouvions nous envoler assez haut, nous atteindrions une région supérieure.

C'est ce que fait l'âme qui a des ailes. Elle "surmonte" le monde grâce à sa foi. "Surmonter" signifie "monter sur" et non "être écrasé dessous". L'âme qui possède des ailes s'envole au-dessus du monde et des choses qui lui appartiennent. Ces dernières perdent alors le pouvoir qu'elles ont de lier ou de retenir l'esprit qui les "surmonte" avec les ailes de l'abandon et de la confiance. Cet esprit devient "plus que vainqueur".

Les oiseaux surmontent la loi inférieure de la gravitation par la loi supérieure de l'envol. L'âme qui a des ailes surmonte la loi inférieure du péché, de la misère et de l'esclavage par la loi supérieure de l'envol spirituel. La "loi de l'esprit de vie en Christ-Jésus" est nécessairement une loi supérieure et plus puissante que la loi du péché et de la mort. C'est pourquoi l'âme qui s'envole vers cette région supérieure de la vie en Christ, ne peut manquer de conquérir et de triompher.

On peut se demander cependant, pour quelle raison tous les chrétiens ne triomphent pas toujours. Je répondrai que c'est parce que peu d'entre eux "prennent leur vol" pour s'installer dans ce niveau supérieur de vie. Ils se contentent de vivre au même niveau que leurs circonstances. Au lieu de s'élever au-dessus d'elles, ils essayent de les combattre en restant à leur niveau terrestre. A ce niveau-là, l'âme est impuissante. Elle ne dispose d'aucune arme pour vaincre. Au lieu de triompher ou de surmonter les épreuves et les chagrins de la vie terrestre, ces derniers écrasent l'âme.

Nous savons tous, comme je l'ai déjà dit, que nous voyons les choses d'une manière différente, selon notre point de vue. Les épreuves présentent un aspect très différent lorsque nous les considérons d'en haut et lorsque nous les regardons à leur niveau. Ce qui apparait comme un mur insurmontable à son propre niveau, devient une ligne insignifiante pour l'œil qui le contemple depuis le sommet d'une montagne. Les pièges et les peines qui prennent de grandes proportions lorsque nous les regardons de la Terre, deviennent de petites taches insignifiantes à la lumière du soleil, lorsque l'âme prend son envol vers les lieux célestes qui les surplombent.

Une amie voulut un jour me décrire la différence, existant entre trois de ses propres amies. Elle me donna l'illustration suivante : si chacune d'elle devait traverser une montagne spirituelle, la première creuserait avec peine et fatigue, un tunnel pour passer à travers. La seconde errerait sans but, sans trop savoir où elle va, mais parviendrait quand même à destination parce que son but est le bon. Quant à la troisième, elle se contenterait de déployer ses ailes et de survoler la montagne. Je pense que nous savons tous, d'une manière ou d'une autre, ce que représentent ces trois méthodes. Je suis certaine que si, dans le passé, nous avons essayé de creuser un tunnel pour traverser les montagnes qui se dressent sur notre chemin, ou si nous avons erré autour, nous pouvons dès à présent décider d'étendre nos ailes et de "prendre notre envol" pour entrer dans l'atmosphère limpide de la présence de Dieu, où il nous sera facile de vaincre et de surmonter (monter sur) les montagnes les plus hautes.

Je dis "étendre nos ailes et nous élever" parce que les ailes, même les plus grandes, ne peuvent permettre à un oiseau, quel qu'il soit, de s'élever si on ne les utilise pas. Si nous n'utilisons pas nos ailes, elles ne nous servent à rien.

Il n'est pas utile de s'écrier : "Ah ! si seulement j'avais des ailes !... Je pourrais m'envoler !" car nous avons des ailes ! Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas d'avoir d'autres ailes mais d'utiliser celles que nous avons déjà. Chaque âme humaine a en elle-même, le pouvoir de s'abandonner et de faire confiance. Ce pouvoir doit seulement être exercé. Avec ces deux ailes, nous pouvons nous "sauver" vers Dieu à tout instant, mais pour arriver à Lui, nous devons vraiment nous en servir. Il ne suffit pas de vouloir s'en servir. Il faut vraiment le faire et de manière déterminée et active. En nous abandonnant ou en faisant confiance d'une manière passive, nous n'aboutirons à rien. Il faut le faire d'une manière très pratique. En nous abandonnant et en faisant confiance en théorie seulement, nous ne "nous envolerons" pas très haut. Nous ne le ferons pas non plus lors de nos quelques expériences religieuses. Nous devons le faire d'une manière catégorique et pratique, dans chaque détail de notre vie quotidienne. Nous devrons affronter nos déceptions, nos contretemps, nos persécutions, nos ennemis, nos épreuves et nos tentations de toutes sorte avec une soumission et une confiance active et concrète. Nous devons déployer nos ailes et "prendre le vol" vers "les lieux célestes en Christ" qui nous surplombent, afin que ces obstacles perdent leur pouvoir qu'ils ont de nous faire du mal et de nous plonger dans la détresse. Car de ces lieux-là, nous pourrons voir toutes choses comme Christ les voit et la terre se trouvera glorifiée par la vision céleste.


"La colombe n'a ni de griffe ni de dard,

Ni arme pour combattre.

Sa sécurité réside dans ses ailes,

Sa victoire dans son vol.

L'époux ouvre ses bras d'amour,

Pour y serrer la colombe pantelante."


Comme nos vies changeraient si nous pouvions voler au fil des jours sur les ailes de la soumission et de la confiance ! Au lieu de susciter des luttes et de l'amertume en essayant, au sens figuré, de renverser et de piétiner nos frères et sœurs qui nous ont offensés, nous pourrions échapper à toutes ces batailles en déployant simplement nos ailes et prenant notre vol vers la voûte céleste, où nos yeux seraient en mesure de voir toutes choses revêtues d'un manteau d'amour chrétien et de compassion.

Nos âmes ont été faites pour vivre dans cette atmosphère supérieure et nous ne pouvons qu'étouffer si nous demeurons à un niveau inférieur. Nos yeux nous furent donnés pour regarder à partir de ces hauteurs célestes, et notre vision est déformée si nous observons d'une position inférieure. Le fait que notre Père céleste ait merveilleusement mis en place toute la discipline à laquelle notre vie doit s'astreindre, en pensant nous enseigner à voler, est donc une merveilleuse bénédiction pour nous.

Le livre de Deutéronome nous présente une image de la manière dont cet enseignement est dispensé : "Pareil à l'aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, déploie ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes. L'Eternel seul a conduit. Et il n'y avait avec lui aucun dieu étranger."

Pour enseigner à ses petits à voler, l'aigle rend leur nid si inconfortable que les petits n'ont alors qu'un seul désir : le quitter. C'est ainsi qu'ils s'élancent dans le monde inconnu de l'air extérieur. Dieu agit exactement de la même façon avec nous. Il agite nos nids trop confortables et nous pousse par-dessus bord. Nous sommes alors forcés d'utiliser nos ailes pour nous sauver de la chute fatale. Considérez vos épreuves à la lumière de cette vérité et vous verrez si vous ne commencez pas à mieux les comprendre. Vos ailes se développent.

Je connais une femme dont la vie n'était qu'une longue épreuve par la faute d'un mari cruel, pervers et ivrogne. Aucun être humain ne pouvait lui venir en aide. Dans son désespoir, elle se trouva forcée d'utiliser ses ailes pour s'envoler vers Dieu. Pendant les longues années de son épreuve, ses ailes se développèrent à un tel point, qu'au plus fort de la tempête, elle avait l'impression que son âme était transportée sur un magnifique arc-en-ciel pour se retrouver de l'autre côté, dans un merveilleux lieu de repos.

Avec une telle vision, nous pourrons certainement accepter avec reconnaissance chaque épreuve, qui nous oblige à nous servir de nos ailes car c'est ainsi seulement qu'elles grandissent et se fortifient et nous permettront de nous envoler au loin. Les ailes que l'on n'utilise pas s'atrophient et perdent toute capacité de voler. Si notre vie ne nous offrait aucune occasion de voler, nous risquerions de perdre tout pouvoir de le faire.

Vous demanderiez-vous peut-être : mais n'existe-t-il aucun obstacle qui puisse nous empêcher de voler, même si nos ailes sont puissantes et que notre âme s'efforce de les utiliser ? Je répondrai : Si. On peut emprisonner un oiseau dans une cage, l'attacher au sol avec une corde, lui imposer un fardeau qu'il sera obligé de traîner ou le faire tomber dans le "filet de l'oiseleur". Les obstacles qui répondent à toutes ces images dans le domaine spirituel, peuvent empêcher notre âme de voler, tant que la puissance divine ne l'a pas libérée.

L'un des "filets de l'oiseleur" qui fait tomber de nombreuses âmes est le filet du doute. Les doutes apparaissent si plausibles et souvent si humbles que les chrétiens tombent dans leurs "pièges" sans même penser un instant qu'il s'agit d'un piège. Ils ne s'en rendent compte que lorsqu'ils sont pris et incapables de s'envoler. Il est tout aussi impossible pour l'âme qui doute de s'envoler, que pour l'oiseau qui est pris dans le filet de l'oiseleur.

La raison en est évidente : l'une de nos ailes, celle de la confiance, est complètement neutralisée par le moindre doute ; de même qu'il faut deux ailes pour qu'un oiseau s'élève dans les airs, ainsi il faut deux ailes pour qu'une âme s'envole. Un grand nombre de chrétiens font tout ce qu'ils peuvent, mais ne font pas confiance. Ils déploient l'aile de la soumission et l'utilisent vigoureusement, s'étonnant ensuite de voir qu'ils ne peuvent pas prendre leur envol. Ils ne pensent pas même un instant que c'est parce que l'aile de la confiance pend, toute penaude, à leur côté. Parce qu'ils se servent d'une seule de leurs ailes, les chrétiens font des efforts infructueux pour voler.

Regardez l'oiseau à l'aile brisée qui essaie de s'envoler. Vous comprendrez tout de suite quel genre de mouvement l'être qui ne se sert que d'une aile doit effectuer. Nous devons nous servir de nos deux ailes ou alors ne pas essayer de voler.

Mais pour certains, le filet de l'oiseleur réside dans une forme assez subtile de péché, dans un manque inavoué de consécration. Dans un tel cas, l'aile de la confiance semblera bien fonctionner, mais ce sera au tour de l'aile de soumission de pendre sur le côté. Il sera tout aussi vain d'essayer de voler en ne se servant que de l'aile de la confiance que de vouloir voler avec la seule aile de la soumission. Il faut utiliser les deux ailes, sinon, il est impossible de voler.

L'âme se sent peut-être parfois comme dans une prison de laquelle elle ne parvient pas à échapper. Elle ne peut donc prendre son vol. Aucun barreau de prison ne peut emprisonner l'âme. Aucun mur, aussi haut soit-il et aucun boulon, aussi fort soit-il, ne peuvent emprisonner un aigle tant qu'il y a au-dessus de sa tête un espace libre pour prendre le vol. La puissance de la terre ne peut retenir l'âme en prison tandis que la voie céleste est libre et ouverte. Nos ennemis peuvent ériger autour de nous de hautes murailles, ils ne peuvent cependant pas édifier de barrière entre Dieu et nous ; si nous "prenons" le vol, nous pourrons nous élever plus haut que tous ces obstacles.

Si nous nous retrouvons en prison, nous pourrons être certains de ceci : ce n'est pas notre environnement terrestre qui constitue une cellule, car les ailes de l'âme se moquent de tous les barreaux et les murs que la terre peut présenter. Le seul élément qui peut vraiment emprisonner l'âme est ce qui l'empêche de voler. Le prophète nous révèle que ce sont nos iniquités qui ont établi un mur de séparation entre Dieu et nous et que ce sont nos péchés qui nous ont caché Sa face. C'est pourquoi si notre âme est emprisonnée, c'est parce qu'une barrière a été érigée entre le seigneur et nous, par un péché que nous tolérons dans notre vie. Nous ne pourrons pas nous envoler, tant que nous n'aurons pas abandonné ce péché.

Mais souvent, même en l'absence de tout péché flagrant l'âme se sent inconsciemment attachée à un élément terrestre et lutte ainsi en vain. Plusieurs de mes amis étaient un jour en Norvège et décidèrent de faire en barque le tour d'un fjord ; ils s'installèrent donc et commencèrent à ramer avec énergie mais le bateau ne bougea pas. Ils forcèrent davantage sur les rames, mais ce fut en vain. La barque n'avançait pas d'un centimètre. Alors, l'un de mes amis découvrit soudain que leur embarcation était encore amarrée. Il s'écria : "Comment s'étonner que nous ne puissions avancer, car nous tirions derrière nous toute l'Europe !" Nos âmes de la même manière, ne sont pas toujours délivrées de l'ancre des biens terrestres. Nous devons nous libérer. Un aigle, à la patte duquel on attacherait un poids de cent tonnes, n'aurait aucune chance de s'envoler. De même, l'âme qui est alourdie par les soucis, et les anxiétés de la terre, ne peut s'élever. Elle reste accrochée à la terre.

Lorsque notre Seigneur essaya de mettre en garde Ses disciples contre ce danger, Il leur raconta une histoire : celle d'un grand souper auquel furent invitées un grand nombre de personne, dont la plupart ne vinrent pas parce que les soucis de la terre les en empêchaient. L'une avait acheté une parcelle de terrain, l'autre une paire de bœufs et la troisième venait de se marier. Toutes les trois pensaient que cela méritait leur attention.

Les femmes, les bœufs ou les terres, ou même des choses bien plus humbles peuvent fort bien constituer les cordes qui attachent l'âme et l'empêchent de voler, ou les poids qui la retiennent. Coupons donc toutes les cordes et déplaçons toutes les barrières afin que nos âmes ne trouvent plus d'obstacle susceptible de les empêcher de prendre leur vol comme les aigles, pour atteindre les lieux célestes en Jésus-Christ.

Il nous est enjoint de remplir nos cœurs de chants de joie et de chanter une mélodie intérieure au Seigneur. Mais tant que nous ne prendrons pas le vol, cela nous sera impossible, car la seule créature qui peut chanter est celle qui vole. Lorsque le prophète déclara que même si la terre entière était dans la désolation, il continuerait à se réjouir en Dieu, dans le Dieu de son salut, son âme se servait certainement de ses ailes. Paul savait ce que représentait le fait de se servir de ses ailes, notamment lorsqu'il se trouvait dans "la tristesse" et cependant "se réjouissait". Au niveau purement terrestre, tout était bien sombre pour Paul et le prophète, mais au niveau céleste tout brillait dans la lumière du soleil.

Cher lecteur, as-tu une idée de ce qu'est la vie qui se sert des ailes ? T'élèves-tu continuellement vers Dieu, au-dessus et en dehors des soucis et des épreuves de la terre, vers ce niveau supérieur de la vie où tout est paix et triomphe, ou marches-tu péniblement, au sein de tes épreuves, te laissant constamment accabler ?

Gardons-nous bien, ici, de commettre une erreur. Ne pensez pas que par "voler", j'entends nécessairement des sentiments très joyeux ou même d'hilarité quelconque. Il existe une certaine forme courante de "vol" qui n'a rien à voir avec ce dont je parle. On peut la comparer à ce vol qui fait descendre la feuille de l'arbre et la dépose à terre. Ce vol s'arrête dès que le vent cesse. Le vol dont je parle est une question de principe et non de sentiments. Il peut s'accompagner de sentiment de joie, mais il n'en dépend pas. Il s'appuie essentiellement sur une entière soumission et confiance absolue. Quiconque utilise honnêtement ces deux ailes et le fait avec fidélité et persévérance, découvrira qu'il a déjà pris son vol comme un aigle, quels que soient les sentiments ressentis auparavant.

Car la promesse est certaine : "Ceux qui se confient en l'Eternel prennent leur vol comme les aigles". Il n'est pas dit : "ils prendront peut-être leur vol" mais "ils prennent leur vol". Voilà le résultat inévitable. Puissions-nous tous le vivre !


"Elle n'a ni magasin, ni graine à semer,

Mais elle chante et ne veille à rien.

Dans les jours sombres,

Ou quand manque la nourriture,

Elle chante pour faire honte

Aux hommes qui oublient, par crainte du besoin,

Le nom de leur Père.

Le cœur qui a confiance chante pour toujours,

Et se sent aussi léger que s'il avait des ailes.

Au-dedans de lui jaillit une source de paix,

Que vienne le bien ou le mal.

Quoi qu'apportera aujourd'hui ou demain, c'est ce qu'Il veut."


(Hannah W. Smith dans Le secret du chrétien pour une vie heureuse)

Source: J-Cl & L B.


5 min pour comprendre la théologie


Frédéric Rognon, professeur de Philosophie des religions à la faculté de Théologie Protestante de Strasbourg, donne une définition de la théologie.



Jean 15:6

Traductions traditionnelles :
  • NBS : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche
  • SEG21 : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche
  • TOB : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, il se dessèche
etc.: tous disent à peu près la même chose

On peut cependant aussi traduire : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, c'est qu'il a été jeté dehors comme le sarment et il s'est desséché

Or, au verset 4 nous avons : Demeurez en moi, comme moi en vous

Ainsi, seul peut demeurer en Christ celui en qui Il demeure.
Celui chez qui Il ne demeure pas ne peut demeurer en Lui.

Si on y réfléchit bien, nous avons affaire ici à la délicate question de ceux qui sont sauvés, et de ceux qui se croient sauvés.

Matthieu 7:21 : Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Mais, direz-vous, comment faire la volonté de Dieu s'Il ne demeure pas d'abord en nous ?

La réponse est dans Romains 9:18-21 : Il a compassion de qui il veut, et il fait s'obstiner qui il veut. Alors, diras-tu, comment peut-il encore faire des reproches ? En effet, qui peut s'opposer à sa décision ? Mais toi, humain, qui es-tu donc pour discuter avec Dieu ? L'objet façonné dira-t-il à celui qui l'a façonné : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? Le potier n'a-t-il pas autorité sur l'argile, pour faire avec la même pâte un objet pour un usage noble et un objet pour un usage vil ?

Voilà, direz-vous, le genre d'argument ad hoc choquant que je déteste par-dessus tout !

Regardons ensemble : De qui est-il question dans ce dernier passage ? De Pharaon, que Dieu a endurci car il avait lui-même commencé à s'endurcir, à s'obstiner !

De même, celui en qui Christ ne demeure pas est celui qui L'a progressivement chassé en croyant que "prendre une décision pour Christ" suffisait au salut, et qu'ensuite il pouvait faire ce qu'il voulait ! Si vous lui demandez de se repentir de ses actions, il dira : "pourquoi ? Je suis sauvé, c'est l'évangéliste untel qui me l'a dit..."

Voyez-vous, à présent, de quoi il retourne ? La foi authentique est en jeu.

Nous ne mesurons pas la réussite de ce site à sa popularité, mais à sa fidélité à Dieu. Sachant que seule une personne sur dix recherche vraiment la vérité, moins nous aurons de succès, plus nous serons certains d'être dans la vérité.

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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