Ce passage, à première vue, contient une contradiction.
Voici ce qu'en dit le commentaire de la TOB 2010 :
Le lien entre le principe du v. 22 et l'application des v. 23-25 est difficile à saisir. On a l'impression que l'application contredit le principe. En réalité, semble-t-il, le parler en langues est un signe pour les incroyants endurcis (v. 22-23) qu'il confirme dans leur endurcissement (v. 21 : ils ne m'écouteront pas, dit le Seigneur ; v. 23 : ne vous croiront-ils pas fous ?) ; tandis que le prophète est un signe pour ceux qui accèdent à la foi et qui passent du statut d'incroyant (v. 24) à celui de croyant (v. 22), en leur fournissant une raison de croire (v. 24). Le même mot apistos n'a donc pas le même sens au v. 22 (incrédule) et aux v. 23-24 (non encore croyant).
Et voici ce qu'en dit le commentaire de la Bible de Jérusalem 2000 :
Dans le style de la diatribe, Paul met dans la bouche d'un opposant imaginaire une conclusion tirée de la citation. Si la glossolalie est sans utilité dans l'Église (à la différence de la prophétie) elle doit avoir un but apologétique en servant de signe pour ceux de l'extérieur. Paul contredit alors cela aux vv. 23-24.
A vous de vous forger votre propre opinion...!