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La lettre tue, l'esprit fait vivre

La lettre tue, l'esprit fait vivre (2 Cor 3:6)

C'est pourquoi la Bible doit être lue non littéralement, mais selon l'Esprit.

Le récit des 2 arbres dans le livre de la Genèse, par exemple, dont les conséquences sous-tendent tout le reste de la Bible, signifie entre autres que nous n'avons pas à décider de nous-même ce qui est bien ou mal dans les circonstances de la vie (arbre de la connaissance du bien et du mal), mais à vivre de Christ (arbre de Vie), donc Lui faire confiance que tout concourt à notre bien (Rom 8:28). L'important n'est pas ce qui nous arrive, mais comment on y réagit...

Le message de la Croix nous montre par ailleurs que le Père, en regardant Jésus en croix, nous voyait nous, et que maintenant, en nous voyant, il voit Jésus : voilà le vrai message de la Croix - sans cette signification spirituelle, ce message n'est pas complet et tourne à la religiosité...

Le message du livre de l'Apocalypse est également spirituel : il nous concerne nous, ici et maintenant, et sa bonne compréhension nous amène à ne plus craindre. Il est rempli de symboles afin de nous édifier. Sachons donc discerner. P.ex. le chiffre 666, dont il a été donné de multiples explications (que de pages écrites là-dessus...!) signifie simplement l'Homme (6) qui veut se faire Dieu (3), donc chacun de nous à tel moment de notre vie. La soi-disant "fin du monde" désigne le fait que nous ne soyons plus du monde, car le Royaume est en nous...

Il s'agit, en lisant les Écritures, d'y voir le vrai Dieu, le vrai Jésus, le vrai Esprit saint, et non pas ce que certaines dénominations, théologies et autres religiosités en ont fait!


L'expérience

L'expérience n'est pas ce qui arrive à l'homme, c'est ce que l'homme fait de ce qui lui arrive

Nous retrouvons cela tout au long de la Bible, de Joseph (Genèse) à Jésus (1), en passant par Job, Jonas, Paul, etc.

Contrairement à Adam, Joseph ne pécha pas.

Adam, en mangeant de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, décida que c'était à lui de catégoriser les événements en bien ou en mal (2). C'est cela pécher : viser à côté, manquer la cible, en disant "ceci est bien", "ceci est mal".

Joseph au contraire dit à ses frères repentants que leur projet, bien que "mal" pour des yeux humains, était le projet en "bien" de Dieu pour eux.

Il mangeait ainsi de l'Arbre de Vie.

Tout l'essentiel de la Bible est là : ce n'est pas ce qui m'arrive qui importe, mais ma réaction à cet événement.

La vraie question à se poser n'est pas "pourquoi cela m'arrive-t-il ?", mais "pour quoi cela se produit-il ?"

Pour quoi, en vue de quoi ?

Dans tous les cas, la réponse est "pour ton bien".

C'est cela, la vérité qui rend libre : quoi qu'il arrive, c'est le plan d'amour de Dieu qui prévaut.

C'est pourquoi le pardon (aux autres, à soi, voire à Dieu) est primordial, du moment que tout concourt à notre bien...

(1) L'épreuve est ce qui arriva à Jésus juste après son baptême, lorsque l'Esprit saint le conduisit au désert

(2) Adam, esprit de l'homme, écoute Ève, l'âme humaine, alors que la bonne attitude consiste, pour l'esprit de l'homme, à écouter l'Esprit de Dieu, puis pour l'âme humaine, à écouter l'esprit de l'homme

Lire aussi
La vraie racine du problème
Les 7 demandes du "Notre Père"


N'aimez pas le monde

N'aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde : si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui, car tout ce qui est dans le monde :

  1. le désir de la chair
  2. le désir des yeux
  3. la confiance présomptueuse en ses ressources

tout cela n'est pas du Père, mais du monde - or le monde passe, et son désir aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours. (1 Jean 2:15-17 NBS)


Parallèle avec Eve confrontée à l'arbre de la connaissance du bien et du mal

En Genèse 3:6 (NBS), la femme voit que l'arbre est :

  1. bon pour la nourriture (désir de la chair)
  2. plaisant pour la vue (désir des yeux)
  3. désirable pour le discernement (confiance présomptueuse en ses ressources)

Genèse 3 nous parle donc de l'opposition "amour du monde" / "faire la volonté de Dieu".

Faire la volonté de Dieu, c'est avant tout voir avec Ses Yeux, sinon on se fourvoie, on manque le but (on "pèche").

Voir avec Ses Yeux, c'est ne pas décider de nous-même si ce qui se produit dans notre vie, autour de nous, dans le monde, est bien ou mal - manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal - mais au contraire voir en ces événements la main de Dieu (lire Dieu est-Il présent en toutes choses ?), donc manger de l'Arbre de Vie.


Parallèle avec les épreuves de Jésus au désert

  1. le désir de la chair (la convoitise de notre vieille nature), correspond à la 1ère épreuve de Jésus au désert (Luc 4:3)
  2. le désir des yeux (la convoitise visuelle) correspond à la 2ème épreuve (Luc 4:5-7)
  3. la confiance présomptueuse en ses ressources (prétentions de la vie) correspond à la 3ème épreuve (Luc 4:9-11)
Jésus répond à chaque fois en citant les Écritures, donc par l'Esprit puisqu'elles sont inspirées par Lui.


Servir Dieu par la chair ?

Dans son livre "L'Esprit de Christ", Andrew Murray montre qu'en Galates 3:3 c'est la séduction de la chair qui fait qu'on dévie du chemin de Vie. On peut servir Dieu par la chair, tout en croyant faire juste, alors qu'on a laissé l'Esprit saint de côté : "tout effort de la chair pour servir Dieu devient la force même du péché" (p.254) et il y a un grand danger à mettre sa confiance dans la chair, dans la sagesse et les oeuvres de la chair : c'est là ce qui cause notre incapacité et nos chutes (p. 276).


Jésus est-il vivant en toi ?

Augustin commente Luc 8:23 (la barque était en danger sur le lac, et Jésus dormait) en disant que sur notre lac notre navigation subit aussi des vents et des tempêtes : les épreuves de la vie. Et que notre manque de tranquillité à ce sujet vient de ce que notre Jésus intérieur dort : notre foi en Jésus sommeille, alors les tempêtes se soulèvent.

Tu peux tout dire à Jésus, Il est là pour ça!


Conclusion

C'est l'Esprit qui fait vivre. La chair ne sert de rien. Les paroles que, moi, je vous ai dites sont Esprit et sont vie (Jean 6:63 NBS).


Simplicité, cohérence

Pour éviter de s'égarer en interprétant les textes bibliques, deux qualités sont indispensables:

  • simplicité
  • cohérence


La simplicité implique p.ex. que s'attacher aux causes est bien plus éclairant que s'attacher aux conséquences.

Exemple: une des explications de la signification de l'arbre de la connaissance du bien et du mal est que l'homme déifie des choses du monde à la place de Dieu. Ce n'est pas faux, mais ce n'est qu'une conséquence de la cause première représentée par cet arbre, à savoir décider de nous-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal. Partant de cette dernière explication, toutes les autres en découlent. Simplicité...

La cohérence découle du point précédent: s'attacher au point central puis en déduire les points secondaires est bien plus cohérent que de citer ces derniers tout en omettant ce qui les relie.

Exemple: le chiffre 666 du Livre de l'Apocalypse a été l'objet d'explications multiples, qui toutes ne sont que des conséquences de sa cause première, à savoir l'homme (6) qui se fait Dieu (répété 3 fois). Si on dit que 666 est tel personnage ou telle caractéristique de l'être humain, on en reste à des explications qui ne sont que la conséquence du fait que l'homme se prend pour Dieu. Cohérence...

Simplicité, cohérence: pourquoi l'être humain s'égare-t-il de ces deux qualités éclairantes ? N'oublions pas que pécher signifie "manquer le but", donc... s'égarer.

Le remède: l'Arbre de Vie...


Le Message

La Bible commence avec le récit de "l'arbre de la connaissance du bien et du mal".

Mal comprendre sa signification a pour conséquence une mauvaise compréhension de la Bible dans son ensemble.

Du moment que l'Homme naturel choisit de vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le péché se manifeste, car il est impossible à l'être humain de suivre la volonté de Dieu par ses propres forces ("pécher" signifie "manquer le but").

Adam en effet, donc notre esprit, écoute notre âme, Eve - alors que le fonctionnement normal de l'être humain consiste à la soumission de l'âme à l'esprit, lui-même soumis à Dieu, par l'Esprit, en Christ, Arbre de Vie (*). C'est pourquoi l'Adam de la Genèse est appelé "vieil homme" ou "premier homme".

Le péché consiste ainsi à décider nous-mêmes ce qu'il faut ou ne faut pas faire, et ce qui est bien ou mal dans ce qui se produit dans nos vies, plutôt que de vivre de l'Arbre de Vie.

Pédagogiquement, Dieu nous donne alors la loi, comme nous l'explique la lettre de Paul aux Romains, loi que nous ne pouvons accomplir par nos propres forces, et qui par conséquent nous révèle qu'on ne peut accepter et accomplir la volonté de Dieu que par l'Esprit, Christ en nous, Arbre de Vie.

Dieu "juge" alors, a savoir trie, en nous, ce qui est selon Sa volonté et ce qui ne l'est pas, ce qui est de Son Esprit et ce qui est de notre propre volonté.

Ainsi, l'Esprit nous fait vivre dans la volonté de Dieu, et accepter dans la joie les épreuves, qui sont là pour notre édification. Nous sommes de nouveaux Hommes.

Jésus n'a-t-il pas dit "je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir la loi" ?

Littéralement, "accomplir la loi", c'est "mener la loi au but", à son but, qui est de montrer qu'il est impossible de l'accomplir par nos propres forces (d'autant plus si nous comprenons mal cette loi...), mais que nous avons besoin de Lui pour cela: on ne peut accomplir la volonté de Dieu qu'en Christ, par l'Esprit saint.

Notons au passage que les commandements sont non pas à l'impératif, mais au futur, comme si Dieu nous disait: "quand vous vivrez par l'Esprit, vous accomplirez la loi sans effort, avec amour".

La loi est alors "accomplie", à savoir au but: elle a joué son rôle, elle nous a menés à Dieu - nous ne manquons plus la cible (traduit "pécher" dans nos bibles).

Tout est accompli, il n'y a plus de condamnation - quand Dieu regarde Jésus, Arbre de Vie, sur la croix, Bois de Vie, c'est toi qu'Il voit. Et lorsque Jésus est ressuscité, il est monté au Ciel pour servir d'intermédiaire entre Dieu et toi - quand Dieu te regarde, c'est Jésus qu'Il voit.

L'arbre de la connaissance du bien et du mal n'a plus de pouvoir.

Ainsi, la part de Dieu est réalisée: Il nous a fait un grand cadeau, qu'on appelle la grâce.

Ta part à toi, c'est d'accepter ce grand cadeau: c'est ce qu'on appelle la foi.

source1 source2

Lire aussi Le processus de réconciliation et Jusqu'au bout...

(*) C'est l'origine du péché (et non pas le "péché originel") que de vouloir décider par nous-mêmes à la place de Dieu


La foi qui entre en possession du Pays

[...] et vos fils, qui aujourd'hui ne connaissent pas ce qui est bon ou mauvais, ce sont eux qui y entreront [dans le bon pays que j'ai juré de donner à vos pères] - c'est à eux que je le donnerai, ce sont eux qui en prendront possession. Quant à vous, repartez pour le désert [...] (Deut 1:39-40 / NBS)

Qui prend possession du pays ? Non pas ceux qui veulent connaître ce qui est bon et mauvais dans les promesses de Dieu (arbre de la connaissance du bien et du mal), mais ceux qui ont la foi et Le croient sur Parole (Arbre de Vie).

Ceux qui veulent connaître ce qui est bon et mauvais dans les promesses de Dieu retournent au désert... ils veulent juger - littéralement trier - le "bon" et le "mauvais": ils se condamnent ainsi eux-mêmes à errer, dériver dans un pays stérile, alors que ceux qui croient Dieu sur parole habiteront le pays où coulent le lait et le miel, car les géants qui l'habitent seront vaincus, et ses grandes murailles s'effondreront.

On retrouve le même comportement concernant le passé, le présent et le futur: "Qu'est-ce qui est bon et mauvais dans ce que Dieu m'a donné, me donne, me donnera ?"... cette mentalité héritée du monde est spirituellement contre nature: la mentalité héritée du ciel, la foi, est l'authentique spiritualité.

Être saint, c'est être consacré au Seigneur - et la vraie foi consiste à Le croire sur Parole, donc à Lui être consacré!

Sachant que le seul qui pouvait nous condamner nous a graciés, cette foi nous emporte loin de l'arbre de la malédiction, celui de la connaissance du bien et du mal, et nous fait vivre du fruit de l'Arbre de Vie!


Inerrance: la lettre, ou l'esprit ?

L'inerrance (biblique) affirme que la Bible ne contient aucune erreur.

Conclusion, selon certains fondamentalistes: la Terre et l'être humain n'existent que depuis 6000 ans. La Bible est considérée par eux comme étant aussi un livre d'Histoire (et de Science)...

En vérité, la Bible ne contient pas d'erreur tout simplement parce qu'elle est composée de textes contenant des allégories, des images, les métaphores, etc., décrivant le coeur humain. Comprenant bien le coeur humain, on peut ensuite comprendre pourquoi l'Histoire est ce qu'elle est. La Bible n'est donc pas un livre d'Histoire, mais explique les causes de l'Histoire.

Paul ne dit-il pas que "c'est spirituellement qu'on comprend ces choses" contenues dans l'Ancien Testament ?

Ainsi, on peut affirmer que la Bible est effectivement inerrante dans le sens où elle ne contient aucune erreur dans son explication du coeur de l'homme, à travers des textes imagés.

Les fondamentalistes, qui comprennent la Bible dans son sens premier, s'empêtrent dans des contradictions qu'ils ne voient pas, tellement est profond leur aveuglement.

Ils ne voient pas que par pédagogie l'Esprit de Dieu a inspiré les textes de la Bible pour qu'ils puissent être compréhensibles sur toute la Terre, à toute époque.

Ils interprètent ainsi littéralement la Genèse, le Livre de l'Apocalypse - livres qui ne sont pourtant compréhensibles qu'abordés spirituellement.

Ils bricolent des explications abracadabranquignolesques, comme un clown essayant de construire une voiture avec les pièces d'une machine à laver...

Mais comment peut-il en être autrement ? L'histoire d'Adam et Eve p.ex. nous décrit les catastrophes générées par les êtres dont l'âme (Eve) a autorité sur l'esprit (Adam). Or, les fondamentalistes fonctionnent selon ce schéma: comment pourraient-ils alors se reconnaître dans l'histoire d'Adam et Eve ? Leur âme s'accrochant à sa primauté sur l'esprit refuse de lâcher prise... il est alors évident pour eux - pour fuir la réalité - que cette histoire d'Adam et Eve est à prendre au pied de la lettre... quitte à (se) raconter des fables... qui ont pour conséquence de faire fuir ceux qui sont en recherche...

Et vous, la vérité de Dieu vous libère-t-elle des approches terrestres, psychiques, démoniaques, des textes bibliques ? Ou bien vous accrochez-vous à ces fables résultant de ces approches fondamentalistes ?

Qu'est-ce qui vous libère: la lettre, ou l'esprit ?


Désapprendre avant d'apprendre

Avant d'apprendre de la Bible et de l'Esprit de Dieu, nous avons à désapprendre beaucoup de choses.

Se convertir, par exemple, ce n'est pas changer de branche sur l'arbre de la connaissance du bien et du mal, mais c'est changer d'arbre (pour celui de la Vie). C'est un changement radical, comme le traduit la NBS (Nouvelle Bible Segond): il s'agit de devenir une nouvelle création, un nouvel être, uni à Dieu, pour être fait à son image - en un mot: une métamorphose. La repentance n'est que le premier pas, le regret de nos actes, qui mène au baptême d'eau de Jean-Baptiste. Le second pas est la conversion : une fois mes actes regrettés (qui sont la conséquence de ma nature pécheresse) je renonce à cette nature pécheresse (la cause de ces actes), renoncement que je ne pourrai mettre en oeuvre que par le baptême de feu de Jésus. La repentance/baptême d'eau, c'est pour les péchés (lavés par le Sang, vin de la Cène). La conversion/baptême de feu, c'est pour le péché (brisé à la Croix, pain de la Cène).

L'Évangile, c'est littéralement "la bonne nouvelle". Lorsque Paul parle de son évangile (Galates), il parle de sa bonne nouvelle (du salut par la foi), par contraste avec la mauvaise nouvelle (du salut par les oeuvres) des judaïsants. L'évangéliste est celui qui annonce la bonne nouvelle.

L'Église désigne ceux qui sont "appelés hors de", hors du monde, de la chair et de la sphère de l'ennemi. C'est donc l'ensemble (l'assemblée) de ceux qui sont appelés hors de tout ce qui n'est pas conforme à la volonté de Dieu (tout en étant dans le monde...). Abraham a été appelé hors de son territoire d'origine. Dans le NT, on parle de l'Église à, et non pas de l'Église de: il y a une seule Église, et des assemblées. Dire les Églises est donc un non-sens.

Le Royaume n'est PAS de ce monde, il ne vient pas de manière à frapper le regard, et nous AVONS ÉTÉ transférés dans le Royaume: Il nous A FAITS Royaume, et ce Royaume est EN NOUS. La mauvaise compréhension du Royaume ressort de l'esprit de Judas, qui attendait un règne terrestre de Jésus: si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu.

Lire aussi cet article

Complément: Esprit clair et cohérence



Vous lisez la Bible ? Non, c'est la Bible qui vous lit!

Dans le Principe (Jésus),
Dieu (le Père) crée les cieux (notre esprit)
et la terre (notre âme).

Mais il nous manque quelque chose:
notre âme est vide, inorganisée, dans l'obscurité.

Dieu dit alors:
- Que la lumière soit!

Notre esprit reçoit alors la lumière (l'Esprit de Dieu), qui éclaire notre âme.

Dans la suite du récit ("c'est spirituellement qu'on comprend ces choses" - 1 Cor 2:14), notre esprit et notre âme sont ensuite représentés sous la forme d'Adam et Eve.

Sous la lumière de Dieu, nous sommes innocents.
Nous savons que tout ce qui se passe, tout ce qui nous arrive vient de Dieu, pour notre bien.

Mais notre composante reptilienne nous souffle:
- Mange du fruit qui te dira ce qui est bien et ce qui est mal!

Notre âme (Eve) est séduite - ne pense pas aux conséquences - et pousse notre esprit (Adam) à manger de ce fruit qui soi-disant nous mènera à être comme Dieu, sachant (pseudo-omniscience) ce qui est bien et ce qui est mal.

Notre esprit est tout aussi coupable que notre âme: dans le plan de Dieu, l'âme est soumise à l'esprit. Ce dernier, pourtant, écoute l'âme plutôt que Dieu.

Croyant savoir, après avoir mangé du fruit, ce qui est bien et ce qui est mal, notre innocence disparaît: nous ne sommes plus insouciants, soumis à l'amour de Dieu - et notre jardin des délices se transforme en une suite de soucis, de peurs, de stress, etc. - et nous nous éloignons de l'Arbre de Vie...

Puis viennent les solutions:

  • le déluge représente le baptême (1 Pierre 3:21)
  • Abraham accepte de sacrifier son fils, comme Dieu le fera plus tard (Croix)
  • le rocher qui nous suit dans le désert, c'est le Christ (1 Cor 10:4)
  • etc.

Nous suivons l'Esprit saint (la nuée de lumière), mais le monde, la chair et le diable (les Egyptiens) nous poursuivent - ils resteront sous l'eau de la Mer Rouge, lors du baptême (1 Cor 10:2). (*)

Les murailles de Jéricho qui s'effondrent représentent nos murailles intérieures - elles s'effondrent pour que Dieu puisse assaillir nos ennemis intérieurs.

David représente notre composante humble, et Goliath notre orgueil.

Etc.: on pourrait poursuivre ainsi à travers tout l'Ancien testament.

Vous lisez la Bible ? Non, c'est la Bible qui vous lit!


(*) Que veut dire: "Tous, en suivant Moïse, furent baptisés" ? Cette parole semble obscure, mais je m'efforcerai de l'éclairer. La mer s'étendait devant leurs yeux, et on leur donnait l'ordre de la traverser par une voie étrange et inouïe. Personne n'avait jamais traversé ainsi. Ils hésitaient, se dérobaient, faisaient difficulté. Moïse passa le premier, et tous suivirent. C'est ce que veut dire "Tous, en suivant Moïse, furent baptisés": ils crurent en lui, et, sous sa conduite, parce qu'ils avaient confiance en lui, ils osèrent entrer dans l'eau. C'est cela même qui arrive avec le Christ... Il nous a ouvert la voie, il est monté aux cieux le premier. Donc, comme les Hébreux se fiant à Moïse osèrent entreprendre leur voyage, nous aussi, nous fiant au Christ, nous entreprenons avec confiance notre pèlerinage. (Chrysostome)

L'histoire nous apprend comment on doit se conduire après avoir passé l'eau: il ne faut rien tirer avec soi de l'armée ennemie quand on émerge. Quiconque permet à l'ennemi de remonter avec lui, reste en esclavage, pour avoir sorti de là son tyran vivant, au lieu de le noyer au fond de l'eau. Tous ceux qui traversent l'eau du baptême doivent laisser pour mort au fond de l'eau tout le camp du malin: l'avarice, la convoitise, la luxure, l'orgueil et le besoin de paraître, la violence, la colère, la rancune, l'envie: tout cela et le reste - les mouvements mauvais de l'âme et leurs prolongements - nous devons le laisser noyé au fond de l'eau. (Grégoire de Nysse)


La transfiguration



A la transfiguration, les vêtements du Christ deviennent lumière éclatante comme d'un éclair.

Dans la nuée, Moïse et Élie parlent avec Lui.


Le monde ancien, du vieil homme, de la loi, arrive à son terme.

L'ancienne alliance et la nouvelle se rejoignent, comme la justice et l'amour s'uniront sur une autre colline, à la croix.


L'Homme (hommes et femmes) a été mis au défi de vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, choisi par lui en lieu et place de l'Arbre de Vie.

Ce fut un échec sans appel: de la montagne de la Loi, on passe alors à celle de la grâce.


La Loi (Moïse) et les Prophètes (Elie) font place, lors de la Transfiguration, au Christ.

Ils étaient la graine - la loi - contenant le code qui, de la lettre, est transfiguré en Esprit.


Christ en toi fera mourir le vieil homme pour laisser la place à l'Homme Nouveau.

Métamorphose, naissance d'en haut.


La nuée, limite entre le visible et l'invisible, le matériel et le spirituel, montre que le ciel est une dimension non pas au-dessus de la nôtre, mais à côté, dans l'invisible, en l’Esprit, qui nous conduit dans notre désert.

Tout est nuée et quête d'Esprit, dit l'Ecclésiaste: lieu de rencontre, signe de la présence spirituelle, limite entre vu et non vu, comme dans le Lieu Très Saint, où on rencontre Dieu.


On ne peut cependant rester sur la montagne de la transfiguration: une fois vivifiés, nous retournons à notre terre nourrie de Christ pour y faire fructifier la semence céleste au moyen de l'eau de la Parole et de la Lumière du Soleil de Justice.

Mais l'Esprit en nous continue d'être lumière éclatante comme d'un éclair...


Heureux les mendiants d'Esprit, car le Royaume des Cieux est à eux!


Luc 16:1-18 Le scandale de la grâce

Cette parabole a la réputation d'être la plus difficile à comprendre, la plus hermétique. Abordons ce texte spirituellement, ce qui permettra d'en dévoiler les trésors...

Dans la parabole précédant ce texte, en Luc 15, nous avons le fils prodigue qui bénéficie de la grâce, alors que son frère persiste à vouloir être sous la Loi.

Explications sur Luc 16:1-18 - Le scandale de la grâce

Il dit aussi à ses disciples :

--- début de la parabole ---

Un homme riche avait un intendant.
Celui-ci lui fut dénoncé comme dispersant ses biens.

L'homme riche, c'est la Loi. L'intendant, c'est la grâce, qui arrose de bienfaits et en même temps s'assure que la Loi soit respectée (en esprit et non pas à la lettre). Jésus, p.ex., ne cessait d'instruire, de soigner et de guérir (grâce) tout en respectant l'esprit de la Loi (aimer) mais en négligeant la lettre s'il fallait p.ex. agir un jour de sabbat (il ne respectait pas le sabbat littéralement, mais était constamment en repos - sabbat - dans son être intérieur).

Ceux qui dénoncent la grâce sont ceux pour qui elle est un scandale.

Il l'appela et lui dit :
Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?
Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus la pratiquer.

La Loi, telle que comprise par le vieil homme, refuse de laisser l'intendance à la grâce, qui est la Loi telle que comprise par l'Homme Nouveau.

L'intendant se dit :
Que dois-je faire, puisque mon maître me retire l'intendance ?
Bêcher ? Je n'en ai pas la force.
Mendier ? J'en ai honte.

La grâce ne consiste pas à faire des oeuvres pour assurer le salut (Psaume 127:2 : Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil), et elle ne mendie pas : au contraire, elle donne, gratuitement, disperse, arrose.

Je sais ce que je vais faire, pour qu'ils m'accueillent dans leurs maisons quand je serai relevé de mon intendance.

Afin que la grâce ne soit pas vaine, elle a un seuil minimum, de manière à ce que lorsqu'on veut la brider, elle ait quand même des effets, et puisse être accueillie dans notre être intérieur.

Alors il fit appeler chacun des débiteurs de son maître.
Il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ?
100 baths d'huile, dit-il.
Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, écris : 50.
Il dit ensuite à un autre : Et toi, combien dois-tu ?
100 kors de blé, dit-il.
Il lui dit : Prends ton billet et écris : 80.

100, ce sont les oeuvres humaines (10) exigées par la Loi, dont on se vante, que l'on met en avant (à la puissance 2, qui représente le témoignage).

Le seuil minimum de la grâce :
  • c'est la moitié de ce qui est attendu des oeuvres de l'esprit (huile) : le reste, ce sont les exigences trop hautes de la Loi mal comprise - la Loi mal comprise est par conséquent 2 fois trop exigeante : il y a ce que Dieu demande, et l'homme en rajoute de son crû.
  • et les 4 cinquièmes en ce qui concerne les nourritures spirituelles (blé) : moins, et c'est la chair qui domine - elle ne doit en effet compter que pour 1 cinquième (5, la partie humaine).
--- fin de la parabole ---

Le Seigneur (*) [et non pas "le maître"] félicita l'intendant injuste, parce qu'il avait agi en homme avisé.

La grâce est plus avisée, plus "humaine" que la Loi. Le Seigneur approuve cela.

Car les gens de ce monde sont plus avisés dans leurs rapports avec ceux de leur génération que les fils de la lumière.

Les fils de la lumière (les "spirituels") ont tendance à se croire "arrivés" et exigent trop de leur prochain. Ceux qui vivent le réel - ici et maintenant - savent que sans grâce on ne va pas loin. Ce sont eux les véritables spirituels.

Eh bien, moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec le "Mamon de l'injustice", pour que, quand ce sera fini (*), ils vous accueillent dans les tentes éternelles.

Pour ceux qui tiennent mordicus à la Loi, la grâce est un "Mamon de l'injustice". Ils monnaient (Mamon) : "je fais ceci, donc Dieu me doit cela", et la grâce leur semble injuste (elle est gratuite...) - c'est une "monnaie de l'injustice" à leurs yeux.

Alors, allez plus loin qu'eux, soyez "injustes" : graciez, menez au salut!

Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs (Mat 6:12)

Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est aussi digne de confiance dans une grande, et celui qui est injuste dans une petite affaire est aussi injuste dans une grande.

Si vous savez gérer la grâce dans le contexte de la Loi, ou la Loi dans le contexte de la grâce, vous êtes parfait, quelle que soit la circonstance.

Si donc vous n'avez pas été dignes de confiance avec le "Mamon injuste", qui vous confiera le véritable ?

Si vous ne gérez pas correctement les choses en contexte de grâce débordante, comment gérerez-vous la grâce tout court (d'autant plus son seuil minimum) ?

Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour ce qui appartenait à quelqu'un d'autre, qui vous donnera votre propre bien ?

Si vous ne faites pas grâce, qui vous fera grâce ?

Aucun domestique ne peut être esclave de deux maîtres. En effet, ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez être esclaves de Dieu et de Mamon.

Choisissez entre la Loi - marchander (Mamon) le salut - et la grâce du Dieu d'Amour, tout en gardant à l'esprit que Jésus a chassé ceux qui marchandent dans le Temple.

Les pharisiens, amis de l'argent, écoutaient tout cela et tournaient Jésus en dérision.

Ils ont pris sa parabole au 1er degré, et par conséquent ils ont beau jeu de se moquer...

Il leur dit : Vous, vous vous faites passer pour justes devant les gens, mais Dieu connaît votre coeur - car ce qui est élevé aux yeux des gens est une abomination devant Dieu.

Vous vous vous faites passer pour justes car vous enseignez la Loi et la mettez sur un piédestal - mais votre coeur n'est pas rempli de grâce.

Jusqu'à Jean, c'étaient la Loi et les Prophètes - depuis, le royaume de Dieu est annoncé comme une bonne nouvelle, et chacun use de violence pour y entrer.

La Loi doit faire place à la grâce de la bonne nouvelle. Si le coeur de l'être humain est transformé par la grâce, il accomplira de lui-même la Loi, car la Loi désigne ce que fera et ne fera pas l'être humain dont le coeur est UN avec le Coeur d'Amour du Père. Chacun use de violence pour conserver cet esprit et combattre l'ennemi, afin d'entrer et habiter dans le Royaume.

Or il est plus facile pour le ciel et la terre de passer que pour un seul trait de lettre de la Loi de tomber.

Ainsi, l'Esprit d'amour gardera la Loi d'amour dans les coeurs, même si le ciel et la terre passent (...ce qui restera, c'est l'amour - cf. 1 Cor 13:13). Mais pour celui qui s'accroche à la Loi avec un coeur légaliste (Pharisiens), il est plus facile que le ciel et la terre passent, plutôt qu'il renonce à sa Loi, la Loi telle qu'il veut bien la comprendre. De plus il use de violence pour entrer et rester dans son royaume, son système religieux.

Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet l'adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet l'adultère.

Comme Adam, vieil homme, le légaliste répudie l'Arbre de Vie (il divorce d'avec Dieu - apostasie signifie divorce) et épouse l'arbre de la connaissance du bien et du mal, répudié par Dieu : il est adultère.

Ainsi, l'esprit religieux légaliste est une abomination devant Dieu. Il croit écouter Moïse et les prophètes, mais en fait il n'écoute que son coeur irrégénéré. La résurrection, le nouvel homme, ne l'intéresse pas - d'autant moins la grâce.

(*) leçons par ailleurs approuvées par l'araméen, langue parlée à l'époque

Voir Chiffres et nombres de la Bible pour mieux comprendre leur symbolique

Galates 3:20 Église dès le départ

Or le médiateur ne l'est pas d'un seul,
tandis que Dieu est Un (Gal 3:20)

Une médiation se fait entre deux parties.
La Loi fut une médiation entre Dieu et les êtres humains.
Elle était une pédagogie de Dieu destinée à enseigner, à ceux qui veulent manger de l'arbre du bien et du mal, qu'ils pèchent - littéralement: qu'ils visent à côté, manquent la cible.

Cette parenthèse de la Loi entre l'alliance de foi avec Abraham et celle, similaire, avec ses descendants spirituels (Gal 3:7), étant refermée, nous sommes sous l'alliance de la foi en la grâce de Dieu: Dieu assumant entièrement cette alliance, elle n'a pas besoin de médiateur entre Lui-même et l'être humain - plus exactement, le médiateur est Christ, Arbre de Vie, mais comme Christ est Dieu et que Dieu est Un, c'est Lui qui assume le processus du salut: élection, régénération, justification, sanctification, glorification.

Les êtres de foi constituent donc dès Abraham l'ek-klèsia (l'Eglise), littéralement ceux qui sont appelés hors du monde, car étrangers et voyageurs sur la terre (Héb 11:13).

Charnel ou spirituel ?

Paul, à plusieurs reprises, compare le comportement "charnel" au comportement "spirituel". Qu'entend-il par là ?

  • Le comportement charnel - selon le vieil homme - à partir du bien, produit du mal
  • Le comportement spirituel - selon l'homme nouveau - à partir du mal, produit du bien

Le vieil homme est représenté dans la Bible par Adam, qui au lieu de manger de l'arbre de Vie, écoute son âme (Ève) et mange de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
L'homme nouveau est représenté dans la Bible par Jésus, qui au lieu de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, écoute son esprit (l'Esprit saint) et mange de l'arbre de Vie.

En contre-exemple d'Adam, on peut aussi citer l'exemple de Job, qui à partir du mal qui lui arrive, décide de ne pas dire que c'est bien ou mal (arbre...) mais de considérer que Dieu sait ce qu'il fait. Lorsque sa femme (son âme) lui suggère de maudire Dieu, il résiste, contrairement à Adam qui a écouté Ève. Du mal, il tire du bien. Adam, au paradis, produit du mal. Job, en "enfer", produit du bien.

Esaïe 65:22 Arbre de Vie

Les Jours de mon Peuple seront tels que les Jours du Bois de la Vie! Ils jouiront longtemps des fruits de leurs labeurs! (Esaïe 65:22 selon la Septante)

Les jours du Bois de la Vie, ou Arbre de Vie : il faut bien comprendre ce que signifie l'Arbre de Vie (ou Bois de Vie) si on désire comprendre la Bible spirituellement (car inspirée par l'Esprit) et non pas à la lettre (ce qui mène à la mort spirituelle), et Le reconnaître partout où Il apparaît dans les Écritures (les traducteurs de nos bibles semblent être passés à côté de ce trésor).

Sur l'Arbre de Vie, lire cet article

Un article récent sur la Septante : Matthieu cite directement la Septante

L'effet papillon

1ère considération : Jean 6:37


TOB
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai pas

SEG21
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi

NBS
Tout ce que le Père me donne viendra à moi; et celui qui vient à moi, je ne le chasserai jamais dehors

Original à partir du grec
Tout ce que le Père me donne arrivera à moi - et celui qui vient à moi, je ne le jetterai en aucun cas loin dehors

NBS est le plus proche de l'original, qui est radical : "en aucun cas je ne chasserai violemment celui qui vient à moi"


2ème considération : 


Lorsque Jésus dit "Malheur à vous" (selon les traductions habituelles) en Luc 11 et Matthieu 23, SEG21 a aussi "Malheur à vous", TOB a "Malheureux êtes-vous", et NBS a "Quel malheur pour vous".

L'original à partir du grec a "Hélas pour vous", plus proche de TOB et NBS que de SEG21.


Constatation :


De toute évidence (nous l'avons déjà vu dans d'autres circonstances) SEG21 n'a effectué qu'une refonte superficielle de la Segond traditionnelle. NBS a été beaucoup plus loin, cherchant à être au plus proche de l'original grec, et aussi de la réalité de Dieu : Dieu est amour, et en aucun cas il ne repoussera celui qui vient à lui - et il ne condamnera pas par un "Malheur à vous" mais regrettera par un "Quel malheur pour vous".


Analyse :


Par "effet papillon" (sensibilité aux conditions initiales), en n'étant pas fidèle à de nombreuses reprises au texte original, une traduction peut donner à l'ensemble d'un texte une orientation complètement différente de l'intention originelle.

Nous voyons dans les exemples cités qu'en traduisant fidèlement les textes de la Bible, l'amour de Dieu apparaît sous sa réalité absolue : son amour est inconditionnel ("je ne le chasserai jamais dehors"), et même ses ennemis sont aimés ("Quel malheur pour vous").


A cette lumière, allons plus loin :


Jésus dit à plusieurs reprises (cité ici de manière générique) : "on vous a dit que faire ceci ou cela est péché, mais moi je vous dis que vous avez déjà péché en pensant faire ceci ou cela" et "votre justice doit être plus exigeante que celle des personnes les plus exigeantes".

A la lumière des textes de la SEG21 cela ne choque pas (puisque l'amour de Dieu ne semble pas absolu), mais comment expliquer ces sentences rédhibitoires à la lumière de l'amour absolu de Dieu émergeant des textes de la NBS ?

A ceux qui lui demandent "qui peut être sauvé dans ces conditions ?", Jésus répond en substance : "c'est impossible aux hommes, mais c'est possible à Dieu".

Quel est ce "possible à Dieu" ? La réponse est simple : la grâce.


Prenons le fil rouge de la Bible :


Ce qui condamne l'être humain, c'est son attirance pour l'arbre de la connaissance du bien/mal, qui a pour conséquence que Dieu, de manière pédagogique, lui donne des lois à suivre - non pas pour qu'il les suive (il ne le peut pas), mais pour qu'il se rende compte de son incapacité à les suivre (c'est ce que Paul explique en Romains).

Lors donc que Jésus va encore plus loin en affirmant que nous sommes non seulement coupables en ne pratiquant pas la loi, mais déjà en pensant la contourner, c'est encore de la pédagogie : "vous prétendez accomplir la loi ? D'accord, mais moi je vous dis que vous la contournez déjà en pensées" - le verdict est total. Qui peut être sauvé, dans ces conditions ? C'est impossible aux hommes, mais c'est possible à Dieu, qui fait grâce et qui donne de quoi réaliser sa volonté : c'est l'arbre de vie, littéralement le bois de vie, la croix.


Exode 15:23-25

Moïse cria vers le Seigneur, et le Seigneur lui montra un bois - il le jeta dans l'eau, et l'eau devint douce.

L'eau amère désigne la Loi, tant qu'elle est comprise selon la lettre : elle est très amère pour le peuple. Mais le Seigneur désigne un bois (l'Arbre de Vie, la Croix), qui rend l'eau douce.

Si donc Christ, La Sagesse personnifiée, est jeté dans l'eau amère, alors celle-ci devient douce, l'amertume de la lettre de la Loi est convertie dans la douceur de l'intelligence spirituelle, et le peuple de Dieu a la possibilité de boire.

Si l'on veut boire à la lettre de la Loi sans l'Arbre de Vie - sans la Croix - sans la foi au Christ, sans l'intelligence spirituelle, on mourra de son excessive amertume.

C'est pourquoi Paul dit : la lettre tue, mais l'Esprit fait vivre (2 Cor 3:6).

(selon Origène, dans son commentaire sur l'Exode)

Réponses à des questions fréquentes

Je me sens comme parachuté dans le 'jeu de la vie', sans en connaître les règles.

Certains pourraient être tentés de répondre en disant que les Lois de l'ancienne Alliance sont ces règles.
Cependant, Paul enseigne que ces Lois nous ont été données pour que nous nous rendions compte que sans l'Esprit de Dieu donné par grâce nous ne pouvons vivre en suivant des Lois, Lois que nous avons d'ailleurs demandées en choisissant l'arbre de la connaissance du bien et du mal, à savoir de vivre par nos propres forces en suivant ces Lois, plutôt que de vivre de l'Arbre de Vie en suivant l'Esprit de Dieu.
La règle, c'est donc: suis l'Esprit!
Lire en complément Le choix et Vis ta Vie nouvelle...!


C'est bien joli tout ça, mais certains sont de toute façon prédestinées à être sauvés, et d'autres à être perdus.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que tous sont destinés, dans le Plan de Dieu, à être sauvés.
Cependant, Dieu nous laisse le libre arbitre: nous pouvons accepter ou refuser ce Plan.
Prenons une analogie: vous donnez à des personnes la possibilité d'aller se servir dans un super-marché, et c'est vous qui paierez. Ces personnes sont choisies, destinées à réaliser votre plan, mais peut-être certaines de ces personnes ne profiteront pas de cette offre - bien que toutes en ont la possibilité.
Dieu, qui voit tout, sait qui acceptera ou non son Plan: ces personnes sont, pour Lui, prédestinées.
Lire en complément La prédestination


Quelle est notre part, et quelle est la part de Dieu ?

Du côté de Dieu, tout est accompli.
De votre côté, acceptez ce "tout est accompli" et entrez dans le Plan de Dieu, laissez-vous transformer et conduire par Son Esprit.
Lire en complément La part de Dieu et notre part


Du moment que nous sommes sauvés, pourquoi la sanctification, et pourquoi la souffrance, et pourquoi ne sommes-nous pas toujours exaucés ?

La sanctification consiste à être mis à part pour Dieu: nous vivons de Christ qui vit en nous (Nouvel Homme), et non pas de l'Adam déchu (vieil homme). C'est une conséquence du salut: nous ne sommes pas sanctifiés pour être sauvés, mais nous sommes sanctifiés parce que nous sommes sauvés.
Lire en complément La sanctification

Quant à la souffrance, elle est un moyen pédagogique utilisé par Dieu pour nous faire avancer dans la foi (voir le livre de Job dans la Bible).
Lire en complément La souffrance

Quant à l'inexaucement, lisez La prière inexaucée


Il y a confusion dans mon esprit: sommes-nous fils, serviteurs ou esclaves ?

Nous sommes fils de Dieu, mais son amour est si grand que nous désirons le servir comme des esclaves: nous désirons ne rien faire sans son accord, et Lui prend soin de nous. Nous ne sommes pas des salariées, ou des mercenaires, mais des fils qui servent volontairement comme des esclaves (non pas les esclaves que nous décrivent les films hollywoodiens, mais des esclaves dans le sens où nous ne nous appartenons plus).
Par contre, nous sommes serviteurs de notre prochain, qui est notre frère, notre soeur, car né(e) du même Père.
Voir en complément Esclave de Jésus-Christ


Finalement, quel est le message de la Bible entière ?

Si nous voulons avoir une pensée cohérente de la Bible, donc une foi véritable et une vie conforme à la réalité de Dieu, des passages de la Bible apparemment étrangers les uns par rapport aux autres doivent pouvoir s'articuler harmonieusement entre eux et ainsi nous donner une vision de la réalité illuminant notre terre et notre ciel intérieurs en vue d'apporter la santé à notre esprit, notre âme et notre corps, ce qu'on appelle le salut.

Par exemple, quel est le lien entre le livre de la Genèse et ce qu'enseigne Paul ?

A un moment donné Paul dit que sans la Loi il n'y a pas de péché. Pécher, c'est viser à côté, donc manquer la cible. La Loi consiste à désigner la cible. Donc sans cette désignation de la cible, sans la Loi, viser à côté et manquer la cible ne sont pas des erreurs, et il n'y a pas de raison valable de vouloir corriger la trajectoire du projectile, de notre marche.

Nous avons donc besoin de la Loi, mais Paul dit aussi que la Loi a été donnée pour nous montrer que nous ne pouvons pas la réaliser. Stupeur... sans la Loi nous marchons dans la fausse direction, mais avec la Loi nous constatons qu'elle est irréalisable... manque-t-il un élément pour comprendre cette - apparente - contradiction ?

Adam et Ève ont le libre arbitre : ils peuvent décider de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal ou de l'Arbre de Vie. Avec le premier, c'est à nous de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Avec le second ce n'est plus une question de savoir, mais d'avoir en nous, donc d'être : la Loi n'est plus quelque chose d'extérieur, mais elle est gravée dans le coeur.

Ainsi l'apparente contradiction s'estompe : ce n'est pas suivre une Loi qui nous donne la Vie, mais suivre notre intuition étroitement liée à l'Esprit de Dieu. Nous ne décidons plus si ce qui nous arrive est bien ou mal, mais nous savons que tout concourt à notre bien. Ce n'est pas une Loi qui nous guide, mais la volonté de Dieu insufflée à notre esprit par le Saint-Esprit.

Jésus a accompli la Loi, l'a amenée à son but, qui est de nous montrer que sans Lui elle est irréalisable, et que nous ne pouvons la suivre que si elle est gravée en nous, si notre force à l'accomplir est le Saint-Esprit de Dieu en nous.

Notre trajectoire, notre marche à destination de la Jérusalem Céleste n'est pas guidée par une Loi, mais par le Christ, qui Lui-même est ce Chemin véritable de vie.


Ainsi donc, la Bible nous révèle qui nous sommes, quelle est notre histoire, ce qui nous arrive en fonction de nos choix.

Le "Que la Lumière soit!" du chapitre 1 du livre de la Genèse nous révèle que lorsque nous avons rencontré Dieu, la lumière parfaite s'est faite en nous (7 Jours), que nous avons pu discerner ce qui vient des ténèbres de ce qui vient de la Lumière (1er Jour, découverte de l'UN), discerner les choses du Ciel de celles de la terre (2ème Jour, Jour du témoignage), reçu notre nourriture spirituelle (3ème Jour, 3ème composante de l'homme : l'esprit), reçu les repères (4ème Jour, se repérer dans l'espace-temps et les points cardinaux spirituels) que sont le Soleil de Justice et l'Église véritable (la Lune) qui éclaire le monde dans l'obscurité (et qui plus loin sera représentée par les 12 tribus d'Israël), découvert qui nous sommes, comment nos pensées peuvent être transformées, et par ricochet nos actions (5ème Jour), découvert les réalités spirituelles de l'homme (6ème Jour) et trouvé le repos parfait en Dieu (7ème Jour).

Le chapitre 2 du livre de la Genèse nous dévoile notre composante âme/esprit.

Dans le chapitre 3 du livre de la Genèse, nous découvrons que nous pouvons vivre de l'Arbre de Vie (Christ, Nouvel Homme) ou au contraire de l'Arbre de la connaissance du bien et du mal (Vieil Homme).

Nous découvrons que ce n'est pas ce qui nous arrive qui compte, mais la manière d'y réagir :

  • si nous vivons de l'Arbre de Vie, nous acceptons que tout ce qui nous arrive est permis par Dieu pour notre éducation spirituelle
  • si nous décidons au contraire par nous-mêmes de ce qui est bien et de ce qui est mal, nous nous égarons, nous errons (en effet, ce qui peut paraître mal peut être à terme une bénédiction, et ce qui paraît bien peut être un piège destructeur)


Nous avons toujours le choix (libre arbitre) entre ces deux sources de vie : la Vie de Christ ou la vie du vieil homme que la chair entretient malgré qu'il soit mort à la croix.

Lorsque nous vivons du vieil homme nous péchons (littéralement nous ratons la cible) : choisir le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal est par conséquent l'origine du péché (et non pas le péché originel) : ce qui est à l'origine de tous nos problèmes, c'est la chair, tendance à choisir cet arbre plutôt que l'Arbre de Vie qu'est Christ vivant en nous.

L'épisode du Déluge nous montre que le jugement, qui littéralement est un tri, nous sépare du monde ancien religieux (tour de Babel) pour nous faire entrer dans le nouveau, celui de la foi, en nous faisant passer par les eaux du baptême.

Abraham nous montre ensuite que le meilleur pour nous est de quitter la vaine manière de vivre de nos pères, qu'il est de loin préférable de partir vers la Terre Nouvelle, celle sur laquelle Dieu règne, au milieu de laquelle trône l'Arbre de Vie.

L'histoire des tribulations de Joseph nous montre qu'on ne peut décider qu'un événement est un malheur avant d'en voir le dénouement (de nouveau : quel arbre choisissons-nous ?).

L'épisode de la sortie d'Égypte du livre le l'Exode nous montre que la chair (Pharaon) a de la peine à quitter les habitudes du vieil homme attaché au monde (Égypte).

Au final, après notre purification par le Saint-Esprit via diverses épreuves (les 10 plaies), la chair nous laisse sortir du monde pour nous laisser aller vers la terre promise : nous quittons l'arbre de la connaissance du bien et du mal pour aller vers l'Arbre de Vie, nous quittons notre territoire intérieur de mort pour aller vers Christ en nous - et si la chair essaie de nous rattraper, elle sera engloutie dans les eaux du baptême.

Dans les livres suivants intervient la Loi : nous savons par Paul qu'elle est un pédagogue, qui nous mène à désespérer de notre vieil homme et à en désirer un nouveau.

Ceux qui ne comprennent pas cela et prennent la Loi dans son sens littéral créent un système religieux (arbre de la connaissance...) au lieu d'avoir recours à la foi, qui est relation directe avec Dieu (Arbre de Vie).

Les sacrifices décrits dans les premiers livres de la Bible nous montrent que quelque chose (qui au final sera quelqu'un) doit mourir : notre vieil homme devait mourir, et c'est Christ sur la Croix qui inaugurera ce Chemin.

La Cène est là pour nous le rappeler constamment, comme les sacrifices le rappelaient constamment à cette époque.

Le Temple habité par YHWH préfigure Son habitation en nous, temples du Saint-Esprit.

Josué, c'est Jésus (dans le texte original c'est le même nom) : Jésus en nous, Arbre de Vie, conquiert nos territoires intérieurs pour en faire Son Royaume - le vieil homme est chassé pour faire place au Nouveau - l'arbre de la connaissance du bien et du mal est abandonné au profit de Celui qui est Chemin, Vérité, Vie.

Job nous montre encore une fois que ce que nous voyons comme des malheurs sont en fait des circonstances permises par Dieu pour nous rapprocher de Lui : Job vivait du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il croyait que ses oeuvres le sauvaient - ses épreuves lui ont ouvert les yeux.

Dans les Psaumes, nous découvrons ce que dit Jésus en nous, que nous pouvons nous adresser directement à Dieu, que l'Arbre de Vie nous met en relation avec le Père.

Avec les prophètes, et particulièrement Ezéchiel, nous avons une révélation de la vie en Christ.

Dans les évangiles, nous voyons Christ venu en chair, accomplir ce que les hommes de foi avaient vu d'avance, ce en quoi ils avaient foi et les sauvait.

Le sacrifice à la Croix (= Bois de Vie) nous acquiert de vivre du Nouvel Homme, Christ, qui dans les Actes descend vivre en Homme nouveau en nous à travers le Saint-Esprit.

Les lettres d'apôtres qui suivent nous apprennent à reconnaître dans l'ancien testament tout ce qui concerne Christ, l'Église, le vieil homme et l'Homme Nouveau.

Paul nous appelle à nous considérer comme crucifiés, afin de renoncer à ce qui en nous nous pousse à vivre comme si le vieil homme était encore vivant, et à vivre de l'Homme Nouveau qu'est Christ en nous (ce n'est plus moi qui vis...).

Nous apprenons que nous faisons le bien parce que nous sommes sauvés, et non pas pour être sauvés.
Nous L'aimons parce qu'Il nous aime, et non pas pour qu'Il nous aime.

Le livre de l'Apocalypse, qui signifie révélation, nous dévoile l'ensemble de ce que nous venons de voir, qui est Jésus, et le but de tout cela : la Nouvelle Jérusalem, habitation de Dieu en nous - où on retrouve l'Arbre de Vie.


Comme nous venons de le voir, dans toutes les écritures il est question du Christ : les écritures sont christocentriques, car sans Lui la réalité n'existerait pas
Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le concernent (Luc 24:27) 
Genèse 1:1, dans le Principe Dieu..., éclairé par Jean 1:1 dans le Principe est le Verbe, montre que tout existe par Christ et pour Christ (dans le Principe, et non pas au commencement) 
En Exode, nous avons le peuple de Dieu qui renonce au vieil homme (l'Égypte), pour revêtir l'Homme Nouveau (Christ) : c'est notre réalité si nous entrons volontairement dans ce processus 
Le livre de Josué est le livre de Jésus (Jésus et Josué sont en fait le même nom) : on y voit comment Christ conquiert en nous les territoires tenus par l'ennemi - c'est notre réalité si nous laissons Christ agir en nous 
L'Ecclésiaste nous dit que tout est quête d'Esprit (et non pas poursuite du vent) : l'Esprit de Christ viendra en nous si nous L'y invitons 
Le Cantique des cantiques nous parle des Noces de l'Église avec Christ : nous faisons partie de l'Église si nous sommes nés d'en haut (et non pas nés de nouveau) 
Les Psaumes sont littéralement psaume pour David (et non pas psaume de David) : Christ y enseigne à ses bien-aimés (David signifie bien-aimé) la voie (Je SUIS le chemin) vers Dieu - nous marcherons sur cette voie si nous L'écoutons 
Le livre de l'Apocalypse est révélation de Christ (Apocalypse signifie dévoilement, révélation) : elle montre QUI IL EST - et qui nous sommes si nous Le laissons nous métamorphoser
 
En définitive, tout est christocentrique : Christ est réalité dans la Bible, Christ est réalité dans la Création, Christ est réalité dans la Cène, Christ est réalité du Salut, Christ est réalité dans l'Esprit, Christ est réalité dans nos vies, Christ est réalité en Dieu 
Si nous lisons les évangiles en laissant de côté nos idées toutes faites, nous y trouvons une réalité bien plus grande que ce qui est généralement enseigné : nous ne "croyons" plus (Croire est une mauvaise traduction de mettre sa foi en, être en relation avec), mais nous SOMMES 
Christ nous ouvre des portes tout au long de la Bible : à nous de les franchir - Il nous prépare le terrain : à nous de l'occuper...

Le fil rouge de la Bible   /   slide
La Bible est christocentrique   /   slide


Attention aux raisonnements piégés!

"Si les textes devaient relever de la mythologie, si Adam, le déluge et la tour de Babel ne sont pas des personnages et des éléments historiques … alors Jésus-Christ n'est pas un personnage historique non plus !" (source) : là on est en plein dans le paradoxe du tiers exclu, qui est une manière de prendre le lecteur au piège...!

Origène dit : "Quel est l'homme de sens qui croira jamais que, le premier, le second et le troisième jours, le soir et le matin purent avoir lieu sans soleil, sans lune et sans étoiles, et que le jour, qui est nommé le premier, ait pu se produire lorsque le ciel n'était pas encore ? Qui serait assez stupide pour s'imaginer que Dieu a planté, à la manière d'un agriculteur, un jardin à Eden, dans un certain pays de l'Orient, et qu'il a placé là un arbre de vie tombant sous le sens, tel que celui qui en goûterait avec les dents du corps recevrait la vie ? À quoi bon en dire davantage lorsque chacun, s'il n'est dénué de sens, peut facilement relever une multitude de choses semblables que l'Écriture raconte comme si elles étaient réellement arrivées et qui, à les prendre textuellement, n'ont guère eu de réalité."

Paul dit en substance : "ces choses ont été écrites pour notre instruction... c'est spirituellement qu'on les comprend".

Jésus parlait en paraboles : il n'a jamais prétendu que les personnages de ses paraboles existaient vraiment.

Lorsque Dieu dit : "que la lumière soit!", notre esprit s'éclaire, les coins sombres sont révélés, les parties infectées de notre âme sont purifiées... c'est la conversion/metanoia. À la metanoia, la différence entre lumière et obscurité est manifest(é)e. etc.


Conclusion : méfiez-vous du piège du tiers exclu...

Les dimensions de l'oeuvre du Christ


Moi, j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; en effet, les œuvres que le Père m'a données à accomplir, ces œuvres mêmes, que je fais, me rendent témoignage, attestant que le Père m'a envoyé. (Jean 5:36)

Ces oeuvres de Christ s'articulent dans trois domaines fondamentaux ayant une répercussion directe dans nos vies :

1. les signes que Jésus nous donne

Ces signes que l'on nomme communément "miracles" s'articulent à leur tour dans différents domaines de nos vies :

  • ils réparent nos corps (aveugles qui voient, boiteux qui marchent, sourds qui entendent, etc.)
  • ils réparent nos âmes (notre marche dans la vie n'est plus boiteuse, notre vision des circonstances n'est plus aveugle, nous entendons/comprenons ce qui auparavant était inaudible, etc.)
  • ils réparent notre esprit (nous voyons ce qui concerne le monde spirituel, nous entendons la voix de Dieu, nous marchons vers la Jérusalem Céleste, etc.)


2. le sacrifice de la Croix

C'est l'euvre de la mort de notre vieil homme (et de l'arbre de la connaissance du bien et du mal) et c'est l'oeuvre de la Vie de l'Homme Nouveau (Arbre de Vie).

Cette oeuvre de la Croix, qui a eu lieu à un moment de l'Histoire, se répercute dans toutes les dimensions terrestres (en tout lieu et en tout temps), humaines (corps, âme et esprit sont vivifiés) et célestes (l'Esprit de Dieu s'unit à notre esprit).


3. la création continue

Christ, Verbe créateur du cosmos, continue de créer en nous le monde sur lequel Il règne, nous prépare les nouveaux cieux et la nouvelle terre où notre habitation est la Nouvelle Jérusalem.


Ainsi, à notre tour, nous pouvons aussi oeuvrer : Amen, amen, je vous le dis, celui qui met sa foi en moi fera, lui aussi, les œuvres que, moi, je fais ; il en fera même de plus grandes encore, parce que, moi, je vais vers le Père (Jean 14:12)



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Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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