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Discerner, discerner, discerner...

Un article récent, Qu'est-ce qui vous édifie ?, montre que le témoignage simple de chrétiens "de base" est bien souvent beaucoup plus édifiant que les divagations de théologiens qui s'écoutent parler. Un article moins récent, Rétablir la vérité, décortique et démonte les critiques faites à l'encontre d'un évangéliste chinois. Un 3ème article (il y en a d'autres), Pour en finir une fois pour toutes, démonte la soi-disant opposition entre Paul et Jacques au sujet de ce qui sauve.

A quoi cela sert-il de démonter les écrits de personnes simples et sincères qui ont une foi profonde ? (*) Les personnes qui font ces critiques sont souvent des théologiens qui aiment décortiquer les textes, mais qui souvent ont une foi très intellectuelle (quand ils en ont une) et non pas une simple foi d'enfant.

Bien entendu on tombe parfois sur des critiques justifiées, mais souvent ce sont des enseignements de base, simples, accessibles, qui sont critiqués par ces auteurs d'articles, qui aiment écrire des centaines de pages sur un sujet secondaire, ou établissent une théologie indigeste tenant dans plusieurs tomes de grands livres hors de prix.

Des conseils pour ne pas tomber dans le même travers et rester dans la vérité :

  • priez avant de lire la Bible
  • chassez les idées, soucis et autres qui vous traversent l'esprit
  • demandez à l'Esprit saint de vous guider
  • priez le texte même, méditez le, afin qu'il soit bien assimilé à l'aide de l'Esprit saint
  • entrez en communion profonde avec le Seigneur
  • confiez Lui tout votre être, afin d'être transformé(e) par le texte compris spirituellement
  • soyez dès lors et pour le reste de la journée UN avec le Seigneur

L'important à retenir est que vous n'avez pas à vous analyser vous-même pour identifier un point à corriger en vous, mais à laisser l'Esprit saint le faire, en communion avec votre esprit.

(*) Bien entendu il est légitime de démonter les graves dérives ayant eu lieu dans le passé ou actuelles (dont voici un exemple)


La vérité rend libre

La religion enferme, alors que la vérité de Jésus dérange et libère!
Car ce qui libère est ce qui est vrai, et non pas ce qui plaît.

Mais les insensés (*) condamnent d'ordinaire tout ce qui est hors de leur portée. Ils se cramponnent à ce qui est trompeur et refusent de revenir à la vérité (cf. Jér 8:5)

Par conséquent, méditer un passage de la Bible consiste à écouter ce qu'en dit l'Esprit saint, et non pas ce que l'on croit qui est dit ou ce que l'on voudrait qui soit dit, par peur de la vérité/réalité.

Le courage, ce n'est pas ne pas avoir peur, mais c'est continuer malgré la peur. Mais pourquoi cette peur ?

Le Logos n'est-il pas l'information première (Jean 1:1), l'ADN de tout ce qui existe ? Il est l'information créatrice, et cette vérité/réalité est essentielle à la Vie (**).

Si vous vous considérez comme "croyant", cela risque de vous échapper. Si par contre vous êtes un être de foi (en relation avec Dieu), cela est primordial pour vous.

Si vous vous dites agnostique et optez plutôt pour l'absurdité de l'existence, vous êtes en fait athée (***). Si vous vous dites agnostique et optez plutôt pour un sens à l'existence, vous êtes en fait "croyant".

Mais soyez plus que "croyant": soyez un être de foi, foi qui est l'assurance, la démonstration du Logos (Héb 11:1)... oui, démonstration, car sans le Logos, rien n'existe.

Soyez donc en relation directe avec le Logos!

(*) Ceux qui regardent le doigt quand on leur montre la Lune

(**) Celui qui ne connaît pas la vérité, celui-là n'est qu'un insensé. Mais celui qui la connaît et la qualifie de mensonge, celui-là est un criminel. (Brecht, La vie de Galilée)

(***) Tout se dégraderait vers une mort inéluctable, prêchent certains athées (mais pourquoi perdent-ils du temps à le prêcher, puisque de toute manière, selon eux, tous va disparaître ?).

Jean 8:3-11 Surprise!

...les scribes et les pharisiens amènent [à Jésus] une femme surprise en adultère, la placent au milieu et lui disent: maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre! Et de nouveau il se baissa et se mit à écrire sur la terre. Quand ils entendirent cela, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés. Il resta alors seul avec la femme qui était là, au milieu. Jésus se redressa et lui dit: eh bien, femme, où sont-ils passés ? Personne ne t'a donc condamnée ? Elle répondit: personne, Seigneur. Jésus dit: moi non plus, je ne te condamne pas - va, et désormais ne pèche plus. (NBS)

Les scribes et les pharisiens amènent [à Jésus] une femme surprise en adultère: dans la Bible, l'homme représente l'esprit humain, et la femme l'âme humaine: une femme en adultère représente donc notre âme qui n'est pas fidèle au Seigneur.

Ils la placent au milieu: ils mettent au centre de leurs préoccupations le respect de la Loi par l'âme humaine, Loi que celle-ci ne peut respecter sans soumission à notre esprit, lui-même soumis à l'Esprit de Dieu.

Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser: ils croient servir Dieu, mais celui qui met à l'épreuve et qui accuse sans cesse, ce n'est pas Dieu, mais l'Ennemi de nos âmes.

Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur la terre: Il montre par là que c'est Lui qui a écrit avec son doigt les commandements sur les tablettes de pierre, et que par conséquent c'est Lui le Maître de la Loi.

Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre: vous accusez, mais vous n'êtes pas meilleurs que ceux/celles que vous accusez! Vous êtes des âmes qui accusent et condamnent d'autres âmes, semblables à vous-mêmes!

Quand ils entendirent cela, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés: l'expérience nous montre avec le temps que nous sommes tous de la même pâte. Ils sont en face de la vérité, et la vérité libère.

Moi non plus, je ne te condamne pas - va, et désormais ne pèche plus: Il est le seul qui aurait le droit de la condamner, du fait qu'Il est sans péché... cependant, Il la laisse aller. L'Esprit en nous est là pour mettre en oeuvre notre salut, et non pas pour nous écraser.

Les épreuves de Jésus au désert

40
Jésus montre sa solidarité avec notre nature, en subissant un séjour dans le désert (40 jours) comme son peuple selon la chair l'avait subi (40 ans). Ces 40 jours de survie correspondent également aux 40 jours de survie des sauvés dans l'arche de Noé. 40 (4x10), c'est l'humanité dans l'espace-temps, notre vie: le but des épreuves de notre vie est de nous faire évoluer, et par ricochet de faire évoluer l'humanité.

// JOB
Dans Job, le tentateur demande la permission à Dieu avant d'agir. Ici, c'est l'Esprit saint qui conduit Jésus dans le désert afin qu'il soit mis à l'épreuve par le tentateur. Le but du tentateur est de nous faire tomber, mais Dieu l'utilise pour nous mettre à l'épreuve afin que nous voyions où nous en sommes. Dans le cas de Jésus, c'est aussi pour nous montrer à nous qui Il EST.

Nature de ces épreuves
Les 3 épreuves subies sont du type de ce qu'on voit dans certains mouvements centrés sur les "miracles" (ce sont les mêmes qui cherchent à influencer la politique pour un règne terrestre de leurs idées), mais cependant sont de la chair, du monde et du diable (cf. les chrétiens terrestres, psychiques, diaboliques de Jac 3:15).

Chair / Monde / Diable
Chair: utiliser les "miracles" pour se nourrir physiquement, psychiquement et spirituellement.
Monde: faire des choses allant contre les lois naturelles pour se mettre en avant.
Diable: vouloir diriger le monde (cf. jean 6:15), alors que le Royaume n'est pas de ce monde.

Allons plus loin
Une lecture moins terre-à-terre (un niveau plus haut) donne ceci:
Les pierres servent à la lapidation, ou à faire trébucher ("scandale"): Jésus ne mange pas de ce pain-là...
Se jeter dans le vide: on ne réfléchit pas, on fait pour faire, on n'écoute pas l'Esprit
Se prosterner devant le tentateur: on ne résiste pas aux tentations

Allons encore plus loin
Une lecture spirituelle donne ceci:
Changer les pierres en nourriture, c'est se nourrir de la Loi (écrite sur des tablettes de pierre), prioritairement de la Loi (et ne pas considérer la grâce)
Se jeter dans le vide, c'est mettre en oeuvre une foi aveugle (qui ne calcule pas le coût avant d'agir - cf. Luc 14:28)
Se prosterner devant le tentateur, c'est utiliser les choses qui semblent "spirituelles" mais qui en fait éloignent de Dieu

Pour ceux qui ne sont pas ou plus dans le déni
Leur pierre - la pierre d'angle - c'est la foi en Jésus... non pas la/une religion, mais la relation avec le Père, par la foi de/en Jésus, via l'Esprit saint - c'est déjà en soi une nourriture
Cette foi n'est pas aveugle, mais réfléchie, basée sur la solidité de la Parole écrite de Dieu, et non pas sur de vagues sentiments, ou des "révélations" non scripturaires ("Dieu m'a dit"...)
Ils se prosternent devant l'UNique et véritable Dieu, qui est Amour

Dans l'absolu
Notre Rocher, c'est le Christ
Notre foi, c'est la foi du Christ
Notre Roi, devant qui nous nous prosternons, c'est le Christ

Et finalement
Notre Pain, c'est Jésus
Notre Foi, c'est Jésus
Notre Tout, c'est Jésus

Qui a Oreille comprenne ce que dit l'Esprit...!

Luc 16:1-18 Le scandale de la grâce

Cette parabole a la réputation d'être la plus difficile à comprendre, la plus hermétique. Abordons ce texte spirituellement, ce qui permettra d'en dévoiler les trésors...

Dans la parabole précédant ce texte, en Luc 15, nous avons le fils prodigue qui bénéficie de la grâce, alors que son frère persiste à vouloir être sous la Loi.

Explications sur Luc 16:1-18 - Le scandale de la grâce

Il dit aussi à ses disciples :

--- début de la parabole ---

Un homme riche avait un intendant.
Celui-ci lui fut dénoncé comme dispersant ses biens.

L'homme riche, c'est la Loi. L'intendant, c'est la grâce, qui arrose de bienfaits et en même temps s'assure que la Loi soit respectée (en esprit et non pas à la lettre). Jésus, p.ex., ne cessait d'instruire, de soigner et de guérir (grâce) tout en respectant l'esprit de la Loi (aimer) mais en négligeant la lettre s'il fallait p.ex. agir un jour de sabbat (il ne respectait pas le sabbat littéralement, mais était constamment en repos - sabbat - dans son être intérieur).

Ceux qui dénoncent la grâce sont ceux pour qui elle est un scandale.

Il l'appela et lui dit :
Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?
Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus la pratiquer.

La Loi, telle que comprise par le vieil homme, refuse de laisser l'intendance à la grâce, qui est la Loi telle que comprise par l'Homme Nouveau.

L'intendant se dit :
Que dois-je faire, puisque mon maître me retire l'intendance ?
Bêcher ? Je n'en ai pas la force.
Mendier ? J'en ai honte.

La grâce ne consiste pas à faire des oeuvres pour assurer le salut (Psaume 127:2 : Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil), et elle ne mendie pas : au contraire, elle donne, gratuitement, disperse, arrose.

Je sais ce que je vais faire, pour qu'ils m'accueillent dans leurs maisons quand je serai relevé de mon intendance.

Afin que la grâce ne soit pas vaine, elle a un seuil minimum, de manière à ce que lorsqu'on veut la brider, elle ait quand même des effets, et puisse être accueillie dans notre être intérieur.

Alors il fit appeler chacun des débiteurs de son maître.
Il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ?
100 baths d'huile, dit-il.
Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, écris : 50.
Il dit ensuite à un autre : Et toi, combien dois-tu ?
100 kors de blé, dit-il.
Il lui dit : Prends ton billet et écris : 80.

100, ce sont les oeuvres humaines (10) exigées par la Loi, dont on se vante, que l'on met en avant (à la puissance 2, qui représente le témoignage).

Le seuil minimum de la grâce :
  • c'est la moitié de ce qui est attendu des oeuvres de l'esprit (huile) : le reste, ce sont les exigences trop hautes de la Loi mal comprise - la Loi mal comprise est par conséquent 2 fois trop exigeante : il y a ce que Dieu demande, et l'homme en rajoute de son crû.
  • et les 4 cinquièmes en ce qui concerne les nourritures spirituelles (blé) : moins, et c'est la chair qui domine - elle ne doit en effet compter que pour 1 cinquième (5, la partie humaine).
--- fin de la parabole ---

Le Seigneur (*) [et non pas "le maître"] félicita l'intendant injuste, parce qu'il avait agi en homme avisé.

La grâce est plus avisée, plus "humaine" que la Loi. Le Seigneur approuve cela.

Car les gens de ce monde sont plus avisés dans leurs rapports avec ceux de leur génération que les fils de la lumière.

Les fils de la lumière (les "spirituels") ont tendance à se croire "arrivés" et exigent trop de leur prochain. Ceux qui vivent le réel - ici et maintenant - savent que sans grâce on ne va pas loin. Ce sont eux les véritables spirituels.

Eh bien, moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec le "Mamon de l'injustice", pour que, quand ce sera fini (*), ils vous accueillent dans les tentes éternelles.

Pour ceux qui tiennent mordicus à la Loi, la grâce est un "Mamon de l'injustice". Ils monnaient (Mamon) : "je fais ceci, donc Dieu me doit cela", et la grâce leur semble injuste (elle est gratuite...) - c'est une "monnaie de l'injustice" à leurs yeux.

Alors, allez plus loin qu'eux, soyez "injustes" : graciez, menez au salut!

Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs (Mat 6:12)

Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est aussi digne de confiance dans une grande, et celui qui est injuste dans une petite affaire est aussi injuste dans une grande.

Si vous savez gérer la grâce dans le contexte de la Loi, ou la Loi dans le contexte de la grâce, vous êtes parfait, quelle que soit la circonstance.

Si donc vous n'avez pas été dignes de confiance avec le "Mamon injuste", qui vous confiera le véritable ?

Si vous ne gérez pas correctement les choses en contexte de grâce débordante, comment gérerez-vous la grâce tout court (d'autant plus son seuil minimum) ?

Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour ce qui appartenait à quelqu'un d'autre, qui vous donnera votre propre bien ?

Si vous ne faites pas grâce, qui vous fera grâce ?

Aucun domestique ne peut être esclave de deux maîtres. En effet, ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez être esclaves de Dieu et de Mamon.

Choisissez entre la Loi - marchander (Mamon) le salut - et la grâce du Dieu d'Amour, tout en gardant à l'esprit que Jésus a chassé ceux qui marchandent dans le Temple.

Les pharisiens, amis de l'argent, écoutaient tout cela et tournaient Jésus en dérision.

Ils ont pris sa parabole au 1er degré, et par conséquent ils ont beau jeu de se moquer...

Il leur dit : Vous, vous vous faites passer pour justes devant les gens, mais Dieu connaît votre coeur - car ce qui est élevé aux yeux des gens est une abomination devant Dieu.

Vous vous vous faites passer pour justes car vous enseignez la Loi et la mettez sur un piédestal - mais votre coeur n'est pas rempli de grâce.

Jusqu'à Jean, c'étaient la Loi et les Prophètes - depuis, le royaume de Dieu est annoncé comme une bonne nouvelle, et chacun use de violence pour y entrer.

La Loi doit faire place à la grâce de la bonne nouvelle. Si le coeur de l'être humain est transformé par la grâce, il accomplira de lui-même la Loi, car la Loi désigne ce que fera et ne fera pas l'être humain dont le coeur est UN avec le Coeur d'Amour du Père. Chacun use de violence pour conserver cet esprit et combattre l'ennemi, afin d'entrer et habiter dans le Royaume.

Or il est plus facile pour le ciel et la terre de passer que pour un seul trait de lettre de la Loi de tomber.

Ainsi, l'Esprit d'amour gardera la Loi d'amour dans les coeurs, même si le ciel et la terre passent (...ce qui restera, c'est l'amour - cf. 1 Cor 13:13). Mais pour celui qui s'accroche à la Loi avec un coeur légaliste (Pharisiens), il est plus facile que le ciel et la terre passent, plutôt qu'il renonce à sa Loi, la Loi telle qu'il veut bien la comprendre. De plus il use de violence pour entrer et rester dans son royaume, son système religieux.

Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet l'adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet l'adultère.

Comme Adam, vieil homme, le légaliste répudie l'Arbre de Vie (il divorce d'avec Dieu - apostasie signifie divorce) et épouse l'arbre de la connaissance du bien et du mal, répudié par Dieu : il est adultère.

Ainsi, l'esprit religieux légaliste est une abomination devant Dieu. Il croit écouter Moïse et les prophètes, mais en fait il n'écoute que son coeur irrégénéré. La résurrection, le nouvel homme, ne l'intéresse pas - d'autant moins la grâce.

(*) leçons par ailleurs approuvées par l'araméen, langue parlée à l'époque

Voir Chiffres et nombres de la Bible pour mieux comprendre leur symbolique

Luc 4:18-19 Développement spirituel

En Luc 4:18-19, il est question de:
- annoncer la bonne nouvelle aux pauvres
- proclamer aux captifs la délivrance
- proclamer aux aveugles le retour à la vue
- renvoyer libres les opprimés

Le sens immédiat de ce texte est évident.

Voyons ce qu'une approche moins terre-à-terre peut nous apprendre

Les pauvres en savoir, en connaissances, en tout ce qui touche au domaine de l'âme, ce sont ceux qui ont besoin d'un enseignement solide, d'être entourés, protégés, de manière à ce que les loups ravisseurs ne puissent pas en faire leurs victimes.

Les captifs sont ceux qui sont enfermés dans des modes de pensée qui les poussent au déni, otages d'enseignements partiels ou carrément faux, prisonniers de leurs émotions, bloqués dans leur volonté, dépendants de l'opinion des autres, etc.

Les aveugles sont ceux qui ne voient que ce qu'ils veulent bien voir, ne croient que ce qu'ils croient voir, ferment les yeux sur la réalité pour vivre dans leur petit monde fabriqué sur mesure, etc.

Les opprimés sont ceux qui subissent des pressions de la part de ceux qui prétendent les guider, qui sont paralysés dans leur libre arbitre, incapables de décider par eux-mêmes, etc.

Voyons à présent ce qu'une approche spirituelle peut nous révéler

Les pauvres (en esprit), ou mendiants (d'Esprit), ce sont ceux qui ressentent profondément leur besoin de la bonne nouvelle du Salut, qui crient à Dieu pour recevoir Son Esprit en eux. De pauvres en esprit, ils deviennent riches en Esprit.

Les captifs sont ceux qui sont enfermés dans une vision monolithique des réalités spirituelles, qui se contentent d'un savoir académique, théologique en ce qui concerne ces réalités spirituelles, qui ne réclament pas ou ne mettent pas en oeuvre les dons de l'Esprit accordés par Dieu, etc.

Les aveugles sont ceux qui refusent de voir avec les yeux de l'Esprit, ferment leur entendement à la Lumière, leur coeur à l'amour, refusent la foi qui déplace les montagnes, etc.

Les opprimés sont ceux qui ne sont pas libérés des chaînes spirituelles de l'ennemi, qui sont tiraillés entre le monde séduisant mais obscur de l'ennemi et le monde lumineux de la vérité qui libère, etc.

La parabole du Samaritain

Eugène Burnand


Luc 10:25-37

Qui est mon prochain ? Telle est la question à laquelle répond cette parabole dite du "bon Samaritain". Mais lisez bien le texte: ce n'est pas le blessé qui est le prochain du Samaritain, mais le Samaritain qui est le prochain du blessé ("lequel a été le prochain de la victime ?"). Donc "toi, fais de même" peut aussi signifier "aime celui qui prend soin de toi".

Par ailleurs, comme les Samaritains n'étaient pas en odeur de sainteté, à cette époque, "toi, fais de même" signifie encore "aime celui qui prend soin de toi, même si c'est une personne que tu n'aimes pas au premier abord", voire même "laisse-toi soigner par ceux que tu as toutes les raisons de ne pas aimer".

Ceux qui questionnaient Jésus avaient souvent pour but de le piéger, et Sa réponse est ici: "prouve ton amour envers Dieu en te laissant soigner par Moi, le prochain que tu n'aimes pas".

Et à plus forte raison: "Tu me demandes qui est ton prochain ? Toi, sois le prochain des autres, même ceux qui ne t'aiment pas"...



Jusqu'à la fin du 19ème siècle, cette parabole était interprétée spirituellement, et c'est effectivement Jésus que représentait le Samaritain de l'histoire.

Faisons de même et interprétons cette parabole

L'homme attaqué représente l'Homme-Adam qui a quitté Jérusalem, la cité céleste, pour Jéricho, la cité terrestre, ce péché le rendant vulnérable aux bandits que sont les forces hostiles. Ses plaies sont la conséquence de son péché, qui le laisse à demi-mort: son corps est mortel, mais son être est immortel - et son esprit est séparé de l'Esprit divin.

Le prêtre représente la Loi, et le lévite les Prophètes: l'ancienne alliance - la Loi et les Prophètes - ne peut rien pour le pécheur. Seul le "bon Samaritain", à savoir le Christ - l'Amour - peut le soigner, avec le vin - le Sang de la Croix - et l'huile - le Saint-Esprit - le bandage étant la grâce. L'hôtellerie qui accueille le blessé est l'Église, la monture qui l'y conduit est le salut.

Lorsque le Samaritain, c'est-à-dire le Christ-Amour, déclare qu'il va revenir, il suscite l'espérance et la foi: Il laisse à l'hôtelier - l'ange de l'église, ou l'ancien avec fonction de pasteur de l'église - de quoi subvenir aux besoins spirituels du blessé, 2 deniers - l'amour et le zèle du berger pour ses brebis - et à son retour, il donnera la plénitude (qui comble le manque).

La multiplication des pains




Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ?
Et ayant des oreilles, n'entendez-vous pas ?
Et n'avez-vous point de mémoire ?

Quand j'ai rompu les cinq pains aux cinq mille, combien avez-vous recueilli de paniers pleins de morceaux ?
Ils lui disent: Douze.

Et quand [j'ai rompu] les sept aux quatre mille, combien avez-vous recueilli de corbeilles pleines de morceaux ?
Et ils disent: Sept.

Et il leur dit: Comment ne comprenez-vous pas ?


(Marc 8:18-21)


Jésus aurait pu dire: Ne vous souvenez-vous pas des 2 fois où j'ai rompu quelques pains pour quelques milliers de personnes, et qu'après cela il en restait de pleines corbeilles ?

A la place, Il dit en substance: N'avez-vous pas vu ? Ne comprenez-vous pas ? Ne vous souvenez-vous pas ? Il y avait 5 pains pour 5000 personnes, et il en restait 12 paniers. Il y avait 7 pains pour 4000 personnes, et il en restait 7 paniers. Cela ne vous saute pas aux yeux ?


Dans son message du 19 janvier (Livre "Dans le calme du soir"), Charles Spurgeon dit: Le plus ignorant des hommes devient un érudit chevronné dans l'école de la grâce quand, par son Saint-Esprit, le Seigneur Jésus lui dévoile les mystères du royaume et lui accorde l'onction divine qui permet de contempler l'invisible. Heureux sommes-nous si le Maître nous clarifie et nous fortifie l'intelligence! Combien d'hommes à la connaissance profonde ignorent cependant tout des choses éternelles! Ils connaissent la lettre de la révélation, mais elle tue. Ils ne peuvent en conséquence pas en discerner l'esprit vivant. Un voile recouvre leur coeur, voile que la raison charnelle ne peut pas traverser.


Lors de la multiplication des pains au ch. 6 de Marc, nous avons 5 pains, 5'000 hommes et 12 corbeilles restantes.


Lors de la multiplication des pains au ch. 8 de Marc, nous avons 7 pains, 4'000 hommes et 7 corbeilles restantes.



(Pour la signification des chiffres et nombres, reportez-vous à la page Les chiffres et nombres de la Bible)



Interprétation littérale/matérielle: Juifs et nations



Lors de la 1ère multiplication, le peuple présent est le peuple Juif.

Nous avons déjà vu à plusieurs reprises que dans la Bible le peuple Juif représente l'homme religieux, qui vit de la Loi, et pour qui FAIRE est plus important qu'ÊTRE.


Les 5'000 hommes représentent ce peuple: 5, ce sont les actions de l'homme, et 1'000 les rachetés. Jésus est venu racheter ce peuple qui est esclave de la Loi.


Pour pouvoir se multiplier en eux, Jésus se présente empathiquement sous la forme de ce qui est important pour eux (5 pains: 5 pour leurs actions selon la Loi, et Lui, le Pain de Vie).


Il y a aussi 2 poissons: le témoignage (le chiffre 2) qu'ils auront à devenir "de christ" (poissons: le poisson est le symbole du Christ), et que la grâce est plus que la Loi.


Ce salut, dans le passé, a produit les 12 tribus d'Israël (les 12 corbeilles), intervention de Dieu dans l'espace-temps (Dieu 3 x espace-temps 4), et produira les 12 piliers de l'Église (les 12 premiers envoyés/apôtres), plénitude de l'homme dans l'espace-temps.




Lors de la seconde multiplication, le peuple présent est le peuple Juif ET celui des nations.

La plénitude de ceux qui peuvent potentiellement être sauvés est là: 4'000, ce sont les sauvés (1'000) dans toute la plénitude de l'espace-temps (4 = espace-temps), à savoir l'éternité, l'ici et maintenant du Dieu-Salut.


Les 7 pains, c'est la perfection qu'offre Christ: l'ÊTRE (JE SUIS), qui est plus que le FAIRE. C'est 6, l'homme, + 1, le Dieu Unique: la perfection est en effet littéralement la complétude - nous sommes complétés par Christ pour passer du "FAIRE pour être sauvé" au "ÊTRE sauvé".

Cette perfection de Christ (7 pains) produit la perfection de l'homme (7 corbeilles).





Interprétation au niveau de l'âme (morale, psychique, etc.): arbre de la connaissance du bien et du mal



(Rappel: pour la signification des chiffres et nombres, reportez-vous à la page Les chiffres et nombres de la Bible)

L'homme irrégénéré, qui a besoin de certitudes terrestres (5'000 = 5 x 1'000), demande des directives pour se donner l'impression d'exister (les "vertus"), et ainsi éloigner la peur (la peur résulte d'un manque d'amour).


Du moment qu'il désire de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (il veut savoir de lui-même ce qui est bien et ce qui est mal), Dieu le prendra au mot, et lui donnera la Loi (5 pains).


La certitude intérieure sera alors réalisée sous la forme des 12 noms qui forment le psychisme (voir la signification des noms des 12 tribus en Ap. 7:8), mais de manière imparfaite, car non spirituelle.



Cependant, la promesse du salut plein lui est faite (7 pains) afin qu'il puisse régner sur son royaume intérieur (4'000 = 4 x 1'000) et produire des pensées, sentiments et volontés parfaites (7 corbeilles).




Interprétation au niveau de l'esprit: Arbre de Vie



(Rappel: pour la signification des chiffres et nombres, reportez-vous à la page Les chiffres et nombres de la Bible)

Christ est le pain vivant, le Pain qui vient du Ciel.

Lorsque l'Esprit descend, Dieu fait sa demeure en nous: Christ est multiplié, le Pain du Ciel habite en chacun de nous.



La foi qui sauve (5 pains et 2 poissons: 7) doit non seulement produire des oeuvres qui l'attestent (12 paniers) à travers l'homme (5'000 = 5 x 1'000), mais également aboutir au Règne de Christ en nous (7 paniers), dans notre territoire spirituel (4'000 = 4 x 1'000) par l'Esprit, du fait de la perfection de ce salut (7 pains).



Arrivés à ce stade, nous vivons de l'Arbre de Vie (Christ est notre "Loi").




Synthèse



Le Règne de l'Esprit de Dieu en nous (3ème interprétation) produira le règne de notre esprit sur notre âme (2ème interprétation), conformément à ce qui a été réalisé historiquement (1ère interprétation) et mené en plénitude à la Croix.



Ainsi, l'Arbre de Vie étant devenu notre salut (Christ), l'arbre de la connaissance du bien et du mal peut être brûlé, la Terre, ses peuples et ses nations, disparaître (Ap. 20:11).


D'après cette source


Note: Le figuier suit le schéma classique des interprétations matérielle, morale/psychique, spirituelle. Avec La multiplication des pains nous allons plus loin: c'est ce qu'on pourrait appeler - faute de mieux - de la méta-interprétation: elle est spirituelle dans les 3 cas, mais touche aux domaines matériel, moral/psy et spirituel.

           

Quatre sens de l'Écriture


Par les quatre sens de l'Écriture, il faut entendre les quatre types ou niveaux de lecture que proposent le judaïsme et le christianisme des écritures sacrées.

Ces quatre sens sont Peshat, Remez, Drash, Sod dans la tradition judaïque.

Littérale ou historique, allégorique, tropologique, et anagogique dans la tradition chrétienne.

Suite

           

Lectio divina

Les principes de la Lectio divina ont été exprimés vers l’an 220 de notre ère par Origène. Il affirma que, pour lire fructueusement la Bible, il est nécessaire de le faire avec attention, constance, prière (Wikipédia)

Lectio Divina, Eugenio Hansen, OFS, distribué conformément à GNU Free Documentation License
Lectio Divina, Eugenio Hansen, OFS
Distribué conformément à GNU Free Documentation License

La lectio divina est une lecture/écoute inspirée de la Parole écrite de Dieu.

La Parole écrite de Dieu est inspirée par l'Esprit Saint, qui nous y fait discerner le Logos de Dieu, le Christ, qui nous transforme de l'intérieur : en cela, nous pouvons dire que ce n'est pas nous qui lisons la Bible, mais que c'est la Bible qui nous lit.

On peut dire sans abuser que le Nouveau Testament lui-même pratique la lectio divina de l’Ancien Testament : le Nouveau Testament est en partie le résultat de la lecture que les chrétiens faisaient de l’Ancien Testament par le Saint-Esprit, à la lumière de leurs besoins spirituels et à celle de la nouvelle révélation que Dieu a faite de Lui-même en Jésus le Christ, présent et vivant au milieu de nous.

Divina vient du latin et signifie inspiré, prophétique plutôt que divin.

La lectio divina aide à atteindre les objectifs de la Bible, en particulier :

  • donner la sagesse, celle qui conduit au salut par la foi qui est dans le Christ Jésus (2 Timothée 3:15)
  • enseigner, convaincre, corriger, instruire dans la justice - grâce à elle l’homme de Dieu sera accompli, il sera pourvu de tout ce qu’il faut pour s'approprier le salut et le mettre en oeuvre (2 Timothée 3:16-17 et Philippiens 2:12)
  • animer notre espérance : tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au réconfort que donne l’Écriture (Romains 15:4)

Nous ne lisons pas les écritures pour y puiser la force de faire ce que nous avons décidé, mais pour que naissent en nous les décisions justes et nous soutienne la force de l'Esprit pour nous aider à les mettre en oeuvre. De même, nous prions pour comprendre ce que nous avons à faire et pour réussir à l'accomplir. Les deux, lecture et prière, vont de concert pour guider la marche du chrétien.







Lectio : Marc 13

Dans le cadre de la lectio, voici des pistes d'interprétation du début de Marc 13.


Verset 1 : Jésus sort du temple
  • L'ancien temple...
  • Christ va construire...
  • Ce Nouveau Temple sera habité par...
Verset 1 : l'admiration pour l'ancien temple
  • L'homme naturel aime...
  • L'homme naturel est, comme le dit Jacques...
  • Dieu va nous donner de l'Arbre de Vie, après nous avoir fait abandonner...
  • L'arbre, c'est littéralement...
Verset 2 : l'ancien temple sera détruit
  • En prenant sur Lui notre vieil homme, Jésus...
  • Chaque composante du vieil homme (pierres) sera...
Verset 3 : assis dans le repos que donne le Saint-Esprit
  • L'olivier produit l'huile qui symbolise...
  • Jésus se place dans le repos que donne...
Verset 4 : signes
  • L'homme veut des...
  • Mais sommes-nous prêts à comprendre ? Voulons-nous réellement savoir ? Ou allons-nous détourner le sens de...
Verset 5 : prendre garde, ne pas se laisser détourner du chemin
  • Jésus voit très bien que, n'étant pas toujours prêts à entendre, nous risquons...
  • Le mot utilisé n'est pas "séduire", mais...
Verset 6 : discerner Christ en notre coeur
  • Ne prenons pas tout ce qui se présente à notre coeur comme venant...
  • L'esprit de ce monde s'est emparé de l'interprétation...
  • C'est par l'Esprit qu'on interprète les écritures, et non pas...
Verset 7 : guerre spirituelle
  • Le fait de vouloir comprendre les paroles de Dieu non pas comme cela nous arrange, mais pour ce qu'elles...
  • Ces choses doivent...
  • Cependant, à ce niveau du parcours, nous ne sommes pas encore...

Le texte complété ici
         

La parabole des vignerons

Cette parabole se trouve dans 3 évangiles.
Prenons celui de Marc, chapitre 12, 12 premiers versets.

L'étude de ce passage nous enseignera qu'à partir d'un texte de base, nous pouvons élargir la perspective pour en tirer des enseignements édifiants, et ensuite intérioriser la vérité ainsi révélée, et la faire nôtre.

Le texte de base est une parabole destinée à nous enseigner que du temps de Jésus la foi s'était sclérosée en système religieux, à un point tel que tout éclairage spirituel sur des textes pourtant bien connus était rejeté. Jésus montre clairement que les vignerons (littéralement les agriculteurs) s'approprient l'oeuvre de Dieu, dont ils ne sont pourtant que les employés. Ce qui revient au fils, donc à Christ, à savoir le Royaume, ils s'en emparent : c'est ce que faisaient les religieux de l'époque.
En élargissant la perspective, avec l'aide du St-Esprit, nous sommes édifiés en constatant que ce que faisaient les religieux de l'époque, c'est ce que font encore de nos jours ceux dont la foi n'est pas réelle relation à Dieu, mais foi instrumentalisée sous forme de système religieux sclérosé. En allant encore plus loin, nous recevons la révélation selon laquelle la religion érigée en système n'est qu'une construction du vieil homme qui désire vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et par conséquent vivre sans Dieu : toute adhésion à un système religieux est fuite de Dieu, voire élimination de Dieu de sa vie.

La phase suivante consiste à intérioriser cette vérité, en se posant à soi-même la question de savoir si on veut que Christ, Nouvel Homme, Arbre de Vie, fasse Son Royaume en nous, et élimine tout ce qui est du vieil homme, tout ce qui est de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tout ce qui est de la pseudo-foi qu'est la religion.
         

Le figuier

Lisez Marc au chapitre 11, les versets 12 à 14.


Interprétation littérale, au niveau matériel

Si cela se passait de nos jours, les dépêches d'agences titreraient : Scandale! Injustice! Alors qu'il a faim, Jésus maudit un figuier sans fruits, alors même que ce n'est pas la saison des figues! Et l'arbre a séché! [*] Où va-t-on, si on condamne sans raison ?

[*] Nous voyons en effet au verset 20 que le figuier est entièrement sec.

Jésus est souverain : Il sait ce qu'Il fait. Il a faim, l'arbre, qui est dans Son royaume, ne porte pas de fruit, alors que dans le royaume de Dieu c'est toujours la bonne saison, le moment favorable. L'arbre n'était pas prêt pour la venue du Seigneur : tant pis pour lui...


Interprétation morale, au niveau de l'âme

Jésus devrait condamner les hommes pour leur mauvais usage de ce que Dieu nous donne, ainsi que nous le constatons au passage suivant, où on voit que le temple est plein de marchands, qui représentent les personnes qui marchandent avec Dieu au lieu de simplement Lui obéir, voire qui transforment les choses spirituelles en marchandise.

Mais Il fait passer Sa "colère" sur un arbre, le bois de la Croix : Il annonce Son supplice sur le bois maudit.


Interprétation spirituelle, au niveau de l'Esprit

Le contexte nous montre que Jésus a voulu par son geste donner un message imagé : le verset précédent (v11) nous le montre dans le temple, promenant ses regards "de tous côtés sur tout". En vue d'un tri (que nos bibles traduisent jugement), Jésus identifie ce qui est de la volonté de Dieu dans le temple, et ce qui ne l'est pas.

Le temple, c'est nous (vous êtes le temple...). Jésus désire trier entre ce qui en nous porte du fruit et ce qui n'en porte pas. Si quelque pensée, ou parole, ou action est sans fruit pour la vie éternelle, elle est asséchée par Jésus, mise hors d'état de nuire.

Lorsque plus loin Il chasse les marchands, Il nous communique un second message imagé (pourquoi 2 messages ? parce que dans la Bible le chiffre 2 représente le témoignage - il faut au moins 2 témoignages pour établir une vérité) : tout ce qui en nous marchande avec Dieu doit être chassé. Seul doit rester l'Esprit de Dieu en nous - tout ce qui est humain, religieux, mauvais esprit, doit être chassé.

Dans l'interprétation précédente, Jésus prend tout cela sur Lui à la Croix. Mais on voit ici que cette Croix, ce bois, cet arbre, porte du fruit : non seulement sommes-nous "légalement" justes devant Dieu de par ce sacrifice, mais son fruit est visible en ce que notre être intérieur est purifié.


Synthèse

Si nous redescendons du niveau spirituel au niveau moral, puis matériel, le salut se répand à tous les niveaux, et le figuier devient bois de la Croix. Le "tant pis pour lui" est transféré sur Celui qui se fait péché pour nous.

           

Les 7 béatitudes du livre de l'Apocalypse



Pour ceux qui pratiquent la lectio, les 7 béatitudes du livre de l'Apocalypse constituent un sujet enrichissant.


Nous vous les donnons ici : à vous de jouer!
 
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Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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