Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est joie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est joie. Afficher tous les articles

Ralentissez!

Nous vivons dans un monde de stress (inutile de détailler : vous connaissez mieux que quiconque toutes les sollicitations de chacune de vos journée).

Or, la Bible nous parle de repos, de paix, de louer, de délices, etc. Dites non au stress, et faites de l'Eternel vos délices!

De plus, tout semble compliqué : simplifiez votre quotidien, dans la joie et l'humilité!

Dans les rapports au prochain, ne suivez pas l'exemple du monde, mais soyez amour et pardon!

En résumé : faites comme Jésus!

Il n'est pas venu apporter une religion (1), mais une manière de vivre que vous pouvez reconstituer en lisant tout ce qui Le concerne dans la Bible (2).

(ce livre pourra vous aider)


(1) Ceux qui ont besoin d'une religion (comme les religieux du temps de Jésus... qui L'ont fait mettre à mort...) sont terrestres, psychiques, comme le dit le NT.

(2) La Bible, ou le NT ? En fait, toute la Bible (lisez ce livre).


Le bonheur d'être protestant

Au printemps de ma 70ème année, un coup de colère salvateur m'a amené à dire Non à l'Église qui était la mienne depuis mon baptême. Non, décidément, ce n'était plus possible... Dans cette Église-là, j'étouffais...

Tout un été, j'ai pris le temps de la réflexion et de la prière et la décision s'est formée peu à peu d'elle-même, comme un fruit mûr qui tombe de la branche : devenir protestant !

Pourtant, le Concile de mes vingt ans avait vraiment représenté pour moi le « printemps de l'Église », en même temps que celui de ma foi chrétienne : oui, finalement, il devenait possible d'être chrétien au sein de l'Église romaine.

Mais les reculades de ces dernières décennies ont fini par avoir raison de mon espérance : je ne pouvais plus faire semblant d'être catholique. Je suis allé frapper à la porte d'une paroisse réformée... Une autre histoire commençait.

Je n'écris pas un livre contre qui que ce soit. Mon but n'est pas de détruire, de critiquer, de honnir. Ce qui m'importe aujourd'hui, ... c'est l'épanouissement de la foi que j'ai trouvé au sein du protestantisme !

Le bonheur d'être protestant


Le mensonge

Le mensonge (littéralement pseudo), c'est ce qui n'est pas conforme à la réalité

La vérité, ce qui est conforme à la réalité, implique la relation avec Dieu, car sans celle-ci, il y a rupture d'avec la réalité, donc erreur (errance), qui conduit à ce qui n'est pas conforme à la réalité, au pseudo, au mensonge.
Les esprits qui s'attachent à ce qui n'est pas conforme à la réalité se construisent leur propre référentiel, qui leur servira pour mesurer ce qui les entoure, pour juger, trier, évaluer, décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qui est juste et de ce qui est injuste, de ce qui est beau et de ce qui est laid, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais.
C'est pourquoi il nous est demandé de discerner les esprits :

ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits [pour voir] s'ils sont de Dieu, car beaucoup de pseudo prophètes sont sortis dans le monde (1 Jean 4:1)

pseudo prophètes - pseudo frères - pseudo apôtres - pseudo pasteurs - pseudo enseignants : ils ont l'apparence de ce qu'ils ne sont pas

  • les pseudo prophètes disent Dieu dit, mais Dieu n'a pas dit (pseudo inspirés)
  • les pseudo frères sont ceux qui ne sont pas engendrés du Père
  • les pseudo apôtres ne sont pas envoyés par Dieu
  • les pseudo pasteurs tondent les brebis pour leur profit, ne les soignent pas, ne les protègent pas, les laissent se faire manger par les loups (quand ils ne sont pas eux-mêmes les loups)
  • les pseudo enseignants enseignent des fables (2 Tim 4:4), utilisent leur psychisme pour expliquer les choses de l'esprit, traduisent les textes sans l'Esprit

Le pseudo détourne de Dieu

De même que l'insensé regarde notre doigt lorsque nous lui montrons la Lune, le pseudo nous fait regarder les moyens comme un but en soi, nous relie à ce qui ne fait pas sens : pseudo spiritualité, rites, dogmes, superstitions, idolâtrie, esprit de clan.

Posons-nous alors la question : suis-je moi-même pseudo ? est-ce que je me suis inventé mon propre monde, un univers qui n'est pas celui de Dieu ?

Pour le savoir, il n'y a qu'à lire ce que nous dit la parole écrite de Dieu : selon la Bible, le Royaume est là, mais il n'est pas de ce monde :

est-ce que je suis du Royaume, ou du monde ?

Est-ce que je crois que le hasard, la chance, le destin, mènent ma vie, ou est-ce que je crois que c'est un Dieu d'amour qui conduit toutes choses pour mon bien, et que quand ce "bien" ne me semble pas "bien", ce n'est pas Dieu qui se trompe, mais c'est moi qui n'ai pas compris le message d'amour du Père ?
Alors je peux dire :
  • je peux regarder comme joie toute entière lorsque je tombe dans diverses épreuves (Jacques 1:2)

  • Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine, car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces, et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Cor 10:13)

  • J'ai auprès de lui cette assurance que si je demande quelque chose selon sa volonté, il m'écoute (1 Jean 5:14)

  • Dieu me fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14)

  • Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4)

  • Je puis tout par Lui, qui me fortifie (Phil 4:13)

  • Dieu me donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7)

  • Dieu pourvoit à tous mes besoins (Phil 4:19)

  • Je peux me décharger sur Lui de tous mes soucis car Il prend soin de moi (1 Pi 5:7)

  • Je suis libre car l'Esprit du Seigneur est en moi (2 Cor 3:17)

  • Christ prend mes infirmités et se charge de mes maladies (Mat 8:17)

  • Plus aucune condamnation ne repose sur moi (Rom 8:1)

C'est cela, le Royaume
Tout le reste n'est que pseudo réalité
source

Le Message

La Bible commence avec le récit de "l'arbre de la connaissance du bien et du mal".

Mal comprendre sa signification a pour conséquence une mauvaise compréhension de la Bible dans son ensemble.

Du moment que l'Homme naturel choisit de vivre de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le péché se manifeste, car il est impossible à l'être humain de suivre la volonté de Dieu par ses propres forces ("pécher" signifie "manquer le but").

Adam en effet, donc notre esprit, écoute notre âme, Eve - alors que le fonctionnement normal de l'être humain consiste à la soumission de l'âme à l'esprit, lui-même soumis à Dieu, par l'Esprit, en Christ, Arbre de Vie (*). C'est pourquoi l'Adam de la Genèse est appelé "vieil homme" ou "premier homme".

Le péché consiste ainsi à décider nous-mêmes ce qu'il faut ou ne faut pas faire, et ce qui est bien ou mal dans ce qui se produit dans nos vies, plutôt que de vivre de l'Arbre de Vie.

Pédagogiquement, Dieu nous donne alors la loi, comme nous l'explique la lettre de Paul aux Romains, loi que nous ne pouvons accomplir par nos propres forces, et qui par conséquent nous révèle qu'on ne peut accepter et accomplir la volonté de Dieu que par l'Esprit, Christ en nous, Arbre de Vie.

Dieu "juge" alors, a savoir trie, en nous, ce qui est selon Sa volonté et ce qui ne l'est pas, ce qui est de Son Esprit et ce qui est de notre propre volonté.

Ainsi, l'Esprit nous fait vivre dans la volonté de Dieu, et accepter dans la joie les épreuves, qui sont là pour notre édification. Nous sommes de nouveaux Hommes.

Jésus n'a-t-il pas dit "je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir la loi" ?

Littéralement, "accomplir la loi", c'est "mener la loi au but", à son but, qui est de montrer qu'il est impossible de l'accomplir par nos propres forces (d'autant plus si nous comprenons mal cette loi...), mais que nous avons besoin de Lui pour cela: on ne peut accomplir la volonté de Dieu qu'en Christ, par l'Esprit saint.

Notons au passage que les commandements sont non pas à l'impératif, mais au futur, comme si Dieu nous disait: "quand vous vivrez par l'Esprit, vous accomplirez la loi sans effort, avec amour".

La loi est alors "accomplie", à savoir au but: elle a joué son rôle, elle nous a menés à Dieu - nous ne manquons plus la cible (traduit "pécher" dans nos bibles).

Tout est accompli, il n'y a plus de condamnation - quand Dieu regarde Jésus, Arbre de Vie, sur la croix, Bois de Vie, c'est toi qu'Il voit. Et lorsque Jésus est ressuscité, il est monté au Ciel pour servir d'intermédiaire entre Dieu et toi - quand Dieu te regarde, c'est Jésus qu'Il voit.

L'arbre de la connaissance du bien et du mal n'a plus de pouvoir.

Ainsi, la part de Dieu est réalisée: Il nous a fait un grand cadeau, qu'on appelle la grâce.

Ta part à toi, c'est d'accepter ce grand cadeau: c'est ce qu'on appelle la foi.

source1 source2

Lire aussi Le processus de réconciliation et Jusqu'au bout...

(*) C'est l'origine du péché (et non pas le "péché originel") que de vouloir décider par nous-mêmes à la place de Dieu


Sens spirituel de Mat 25:35-36


J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger

Ceux qui avaient faim de paix, d'amour, de joie

tu leur as donné cette nourriture spirituelle qui donne la vie


J'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire

Ceux qui avaient soif de justice, de vérité, d'amour

tu leur as donné à boire de cette eau qui jaillit en vie de plénitude


J'étais étranger, et vous m'avez recueilli

Ceux qui ne se sentaient pas accueillis par Dieu

tu leur as donné l'espérance qui ne déçoit pas


J'étais nu, et vous m'avez vêtu

Ceux qui n'étaient pas revêtus de justice, de paix, de joie, d'amour, d'espérance, de vérité, de vie

tu les as revêtus de Christ, donné tous ces fruits de la foi


J'étais malade, et vous m'avez visité

Ceux qui étaient faibles spirituellement

tu leur as donné la force de la foi en Celui qui est leur remède


J'étais en prison, et vous êtes venus vers moi

Ceux qui étaient enfermés dans de fausses idées, théories, doctrines

tu les as libérés en leur apportant la vérité qui rend libre



Joie et Victoire


Je ne suis pas seulement un homme ordinaire, une femme ordinaire :

je suis un fils, une fille du Dieu vivant.

Je ne suis pas simplement une personne :
je suis héritier de Dieu et cohéritier de Jésus-Christ.

Je ne suis pas simplement un ancien pécheur :
je suis une nouvelle création en Jésus, mon Seigneur.

Je fais partie d’un peuple élu, d’un sacerdoce royal, d’une nation sainte ; je fais partie du peuple de Dieu.

Je ne suis plus dominé par la culpabilité, par la condamnation.

Dieu Souverain


Et maintenant, ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu (Gen 45:8)

Ne craignez point - car je suis de Dieu. Vous aviez projeté du mal contre moi : Dieu a projeté du bien pour faire comme il en est aujourd'hui (Gen 50:19-20)

Joseph voit au-delà des apparences : en toutes choses, Dieu reste Souverain. Ses frères ne sont pas de manière absolue à l'origine de son aventure en Égypte : Dieu a tout conduit.

Il en est de même pour Jésus livré à la Croix : Il accepte son sort, car Il sait que Dieu conduit toutes choses.

Et toi, crois-tu que Dieu maîtrise tes circonstances ? Peux-tu dire avec la Bible :

Je sais qu'aucune épreuve ne me saisit qui ne soit humaine,
car Dieu ne permettra pas que je sois éprouvé au-dessus de mes forces,
et avec l'épreuve Il fera l'issue pour pouvoir supporter (1 Cor 10:13)

Tout concourt à mon bien (Rom 8:28)

Je peux regarder comme joie toute entière lorsque je tombe dans diverses épreuves (Jac 1:2)


La foi instaure chez les être humains une ouverture directe vers la réalité de Dieu: le doute est permis, mais il se disperse de lui-même, la relation personnelle et directe avec Dieu étant libératrice. L'être de foi connaît la vérité qui rend libre, et a le devoir d'être critique vis-à-vis de tout ce que l'homme rajoute à cette foi simple.

L'homme religieux, l'homme de dogmes, de convictions terrestres systématisées en religion, ne sait pas discerner le bien véritable du mal véritable, à savoir la vérité et le mensonge: il ne voit pas que la vérité consiste à ne pas manger de l'arbre de la connaissance "du bien et du mal", à ne pas décider de lui-même "ce qui est bien et ce qui est mal". Et que le mensonge consiste à faire cette division "bien/mal" (littéralement, diviser = être diable, qui, justement, est père du mensonge).

Regardez Joseph, Job, Jésus: ils ont été injustement traités - mais en fin de course ce "mal" était "bien".

Discerner le bien véritable du mal véritable, c'est donc discerner entre les deux arbres, et voir avec les yeux de l'Esprit que l'arbre de la connaissance "du bien et du mal" n'est qu'un leurre, car ce bien et ce mal ne sont pas ceux que Dieu désigne comme tels. Pour Dieu, le véritable bien, la vérité, consiste à manger de l'Arbre de Vie, et laisser Dieu décider ce qui est bien et ce qui est mal.

C'est de l'Arbre de Vie qu'il me faut donc manger - "que Ta volonté soit faite" - malgré les apparences de bien ou de mal. Car...

J'ai demandé de la force pour atteindre le succès et la puissance pour obtenir l'estime des hommes...
Et le Seigneur m'a donné des difficultés pour me rendre fort, et Il m'a aussi rendu faible pour que j'éprouve le besoin de Dieu et que j'apprenne humblement à obéir 
 
J'ai demandé de la sagesse...
Et le Seigneur m'a donné des problèmes à résoudre

J'ai demandé la prospérité pour devenir heureux...
Et le Seigneur m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler et devenir sage

J'ai demandé la santé pour faire de grandes choses...
Et le Seigneur m'a donné une constitution faible pour que je fasse des choses meilleures

J'ai demandé de pouvoir voler...
Et le Seigneur m'a donné des obstacles à surmonter

J'ai demandé du courage...
Et le Seigneur m'a donné des dangers à vaincre

J'ai demandé des faveurs...
Et le Seigneur m'a donné de bonnes occasions de bien faire

J'ai demandé de l'amour...
Et le Seigneur m'a donné des gens à aider dans leurs problèmes

J'ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie :
J'ai reçu la vie pour que je puisse me réjouir de toutes choses

Je n'ai rien reçu de ce que je voulais
J'ai reçu tout ce dont j'avais besoin

Les prières que je n'avais pas formulées ont été exaucées

Il est exact que Dieu veut le meilleur pour nous, comme il a voulu le meilleur pour son Fils, mais le chemin pour y arriver n'est pas forcément parsemé de pétales de roses...

C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu (Actes 14:22)

L'apôtre Paul l'avait bien compris, lui aussi, avec cette « écharde dans la chair » qui le faisait souffrir, mais dont il a fini par saisir l'utilité (2 Cor 12:7). Grâce à cela, il en était arrivé à se débarrasser des désirs charnels qui font la guerre à l'âme :

La piété avec le contentement est un grand gain (1 Tim 6:6)

Repensons au bon témoignage de Job :

Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! (Job 2:10)


Une fois dans cet état d'esprit, nous pouvons réellement nous approprier ces paroles du Seigneur :

Plus aucune condamnation ne repose sur moi (Rom 8:1)

Christ prend mes infirmités et se charge de mes maladies (Mat 8:17)

Je suis libre car l'Esprit du Seigneur est en moi (2 Cor 3:17)

Je peux me décharger sur Lui de tous mes soucis car Il prend soin de moi (1 Pi 5:7)

Dieu pourvoit à tous mes besoins (Phil 4:19)

Dieu me donne un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim 1:7)

Je puis tout par Lui, qui me fortifie (Phil 4:13)

Celui qui est en moi est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4)

Dieu me fait toujours triompher en Christ (2 Cor 2:14)


Paradoxal ? non. Demande à l'Esprit de t'éclairer...!


source
      

L'évangile fut vraiment un bouleversement et une grande joie


Je suis né en 1952 à Tibériade, de parents Juifs français, tous deux d'origine ashkenaze. Mon père, qui avait fait la guerre d'indépendance d'Israël, voulait alors revenir en France où j'ai grandi. A dix sept ans à Paris, je suis devenu très actif dans le mouvement sioniste du " Betar ", avec lequel j'ai participé activement à la lutte pour la liberté des Juifs d'URSS (à cette époque la communauté juive de France était très réservée sur ce genre d'action publique contre les institutions soviétiques). Parfois nous allions aussi faire le coup de poing dans les meetings à caractère antisémite ou antisioniste. Rien ne nous intimidait dès lors qu'Israël était en cause.

A vingt et un ans, je suis monté en Israël où j'ai fait un retour progressif à la tradition, d'abord dans un Kibboutz religieux puis, sur les encouragements d'un ami religieux, en Yeshiva* à Jérusalem. La guerre de Kippour ayant éclaté, je me suis porté volontaire pour l'armée. Dans ce pays, et surtout dans l'armée, j'ai compris que le peuple Juif ne pouvait trouver son identité en dehors de sa foi en Dieu et de sa tradition.
Après mon service militaire dans une arme combattante, je suis rentré en France et je suis allé étudier à la Yeshiva des Etudiants à Strasbourg. La découverte du Judaïsme traditionnel auprès de Rav Eliahou Abitbol est restée l'une des grandes merveilles que Dieu a faites dans ma vie. Les deux ans de Yeshiva furent un temps très intense d'étude et de prière. Nous nous levions tôt le matin, vers cinq heures, pour étudier un peu de Halakha* ; le midi nous mangions le plus vite possible pour ne pas perdre de temps, puis nous dévorions de la Guemarra* et de la Torah, souvent jusque vers onze heures du soir. Ces longues journées se terminaient par l'étude de la Parasha* de la semaine. Le Shabbat était vraiment au centre de la semaine comme le disent les rabbins, et quand je revois cette période, c'était bénédiction sur bénédiction, je me sentais dans une continuité d'histoire avec les Patriarches. Cependant tout n'était pas parfait, loin de là.

Dans l'étude j'étais comme un poisson dans l'eau, mais dans la manière de vivre et de penser je ressentais un écart entre l'accomplissement de la Torah et de l'histoire d'Israël. Je découvrais des trésors de vérité et une force spirituelle qui semblaient largement suffisants pour permettre au peuple Juif de prendre sa place au milieu des nations. Mais nous vivions comme si la pratique et l'étude de la Torah étaient isolées, sans perception d'Israël en tant que peuple. Tout en ayant une vision profonde de l'alliance, nous étions privés d'une vision d'avenir, telle que, par exemple, elle s'est ébauchée dans le sionisme en dehors des milieux religieux. Il me semblait qu'on étudiait en marge de l'histoire de l'humanité. Paradoxalement, tout en accomplissant les mitsvot* , nous nous trouvions en retrait du projet de Dieu pour Israël. J'avais du mal à comprendre pourquoi il fallait séparer la vie d'un Ben Torah (homme de Torah) de l'effort du peuple juif pour vivre au grand jour son identité. Et j'avais la curieuse impression que cet écart entre la vie de la Torah et la vie d'Israël était maintenu à tout prix et de façon artificielle, comme si on avait peur de cette grande force que Dieu a donnée au peuple Juif dans l'alliance et la Torah. J'étais plein de questions sans réponse et d'objections que je n'arrivais pas à formuler clairement. Cela rendait ma vie à la Yechiva assez mouvementée par moments.

Je finis par quitter la Yeshiva et, après quelques mois de désespoir - convaincu en particulier que je ne retrouverais jamais une " religion " aussi géniale - je suis parti en vacances dans une vallée reculée de Corse où j'avais des amis. C'est là, au milieu de nombreuses lectures sur les religions, que j'ai ouvert un Nouveau Testament. Je ne m'attendais certainement pas à voir ressurgir les discussions de la Yeshiva en ouvrant ce livre. Pourtant je fus immédiatement replongé dans cette atmosphère encore fraîchement présente à ma mémoire. Mais cette fois je trouvai dans les paroles de Jésus la réconciliation entre la Torah et l'histoire. Parfois l'enseignement de Jésus me surprenait, mais il répondait pleinement à mes attentes.

La lecture de l'évangile fut vraiment un bouleversement et une grande joie pour moi. Je fus frappé en particulier par la discussion de Jésus avec des maîtres du Judaïsme pharisien au sujet de la liberté. Jésus leur dit: "Quiconque commet le péché est esclave du péché. Or l'esclave ne demeure pas toujours dans la Maison, le fils y demeure. Si donc le fils vous libère, alors vous serez vraiment libres." (Jean 8 : 34-36). Sur le coup, la logique yeshiva me disait: " Il y a contradiction dans ces paroles : dans la Torah l'esclave trouve sa liberté en dehors de la maison et Jésus l'offre au sein de sa maison. " Pourtant dans les jours qui suivirent j'ai ressenti une grande présence de Dieu et une infinie miséricorde envers mes péchés dont je devenais soudainement conscient. Je suis entré dans une nouvelle liberté. Un accès direct à Dieu m'a été donné par le Fils qui dit: "Seul le Fils demeure dans la Maison et si le Fils vous affranchit (du péché), vous serez vraiment libres".

Ceci me rappelle une petite anecdote personnelle. Rabbi Nahman de Braslav, un maître du Judaïsme hassidique, recommande de prier Dieu dans sa langue maternelle en dehors des prières rituelles. Une nuit à la Yeshiva, je descendis donc dans la salle d'étude, et face à la Torah j'ai essayé de prier Dieu en français. Mais c'était une vraie nuit, sans rien à dire, sans savoir que demander à Dieu. Je suis reparti me coucher plutôt déçu de cette expérience froide. Or, dès que j'ai reçu Jésus comme Sauveur et Messie, Dieu m'a ouvert cette porte de la prière, de la communication vivante avec Lui.

Yohanan Goldman
Professeur à l'université de Fribourg en Suisse.

GLOSSAIRE:
Yeshiva: Ecole d'Etudes Rabbiniques
Halakha:Textes concernant les préceptes du Judaïsme
Guemarra: Partie centrale du Talmud
Parasha: Portion de la Torah lue le Shabbat
mitsvot: Commandements

Source
           
Nous ne mesurons pas la réussite de ce site à sa popularité, mais à sa fidélité à Dieu. Sachant que seule une personne sur dix recherche vraiment la vérité, moins nous aurons de succès, plus nous serons certains d'être dans la vérité.

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)

Ce site ne fait pas d'appels d'argent (*), mais a besoin de vos prières

(*) Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus!
(2 Thess 3:10)

Articles les plus consultés