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Pourquoi les chrétiens devraient-ils s'intéresser à la Septante ?

« Messieurs, avez-vous une Septante ? Sinon, vendez tout ce que vous avez, et achetez une Septante ». ~ Ferdinand Hitzig (théologien allemand du 19e siècle)

La Septante est probablement la plus importante traduction de la Bible. Il s'agit de la plus ancienne traduction de l'AT dans une autre langue. Philon et Josèphe la considéraient comme étant sur un pied d'égalité avec la Bible hébraïque. Elle a été préférée à l'hébreu par l'Église chrétienne primitive. Et elle apporte un éclairage indispensable sur le développement du Nouveau Testament.

Pourtant, de nombreux chrétiens d'aujourd'hui ne la connaissent que peu ou pas du tout. [...]

Un spécialiste du Grec a fait remarquer un jour : « Une seule heure consacrée avec amour au texte de la Septante fera progresser notre connaissance exégétique des épîtres pauliniennes plus qu'une journée entière passée sur un commentaire ». Malgré cette hyperbole, peu de gens contesteront l'idée générale : la Septante est une ressource inestimable pour les chrétiens qui s'intéressent au Nouveau Testament (NT).

L'influence de la Septante sur le Nouveau Testament est évidente. Par exemple, le titre de Jésus dans le NT, « Christ » [Christos], est la traduction grecque du mot hébreu maschiach, « Oint », dans la Septante. Des mots qui nous sont tous familiers, tels que « gloire » [doxa], « Seigneur » [kurios], et « évangile » [euangelion], tirent une signification particulière de la LXX.

L'un des domaines d'étude les plus importants concernant la Septante est l'utilisation de l'AT dans le NT. La raison en est que la plupart des citations directes de l'AT dans le NT correspondent à la Septante, et non à la Bible hébraïque (ou texte massorétique [TM]). Il y a environ 300 passages de l'AT qui sont directement cités ou auxquels il est fait fortement allusion dans le NT.

Dans la plupart de ces cas, les auteurs du NT ne citaient pas le texte de l'AT mot pour mot, mais paraphrasaient les textes de l'AT en utilisant des techniques exégétiques juives. Cependant, dans les cas où l'AT est cité mot pour mot, les auteurs du NT citent la Septante plutôt que le TM dans approximativement 75 % des cas (selon certains spécialistes, ce pourcentage grimpe à plus de 90 %, selon la définition que l'on donne au mot « citation »). [...] la prépondérance des citations de la Septante dans le NT et les termes théologiques clés exigent que nous prenions la Septante au sérieux. [...]

On ne soulignera jamais assez l'importance de la Septante. Il apporte un éclairage indispensable sur des mots et des concepts théologiques importants, tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament. Elle nous aide à mieux comprendre le contexte religieux et politique dans lequel vivaient Jésus et les auteurs du Nouveau Testament ; elle a aidé les chercheurs à déterminer quels manuscrits sont les plus fiables, ce qui permet d'obtenir des traductions fiables de l'Ancien Testament ; enfin, elle nous permet de mieux connaître les pères de l'Église, qui citaient souvent la Septante plutôt que la Bible hébraïque. Ainsi, bien que je ne recommanderai pas de vendre tout ce que vous avez, je dis avec Hitzig : « Allez acheter une Septante !».

Texte entier   /   LXX   /   Voir aussi

Matthieu 13:34-35

Jésus dit tout cela aux foules en paraboles - il ne leur disait rien sans paraboles - afin que s'accomplisse ce qui avait été dit par le prophète: Je prendrai la parole pour dire des paraboles, je proclamerai des choses cachées depuis la fondation du monde.

Matthieu 13:35 cite le Psaume 78, verset 2, selon la Septante (LXX).

La version en hébreu du Psaume a "poème", "proverbe", "fable" à la place de "parabole".

Une preuve de plus que la version de la Bible en hébreu du temps de Jésus correspondait à la version grecque des LXX (la version en hébreu actuelle date du moyen-âge).


Qu'est-ce que l'Église ?

L'Église est l'ensemble de ceux qui sont appelés hors du monde (ekklèsia = appelé hors de: ek - hors de, klèsia - de kalèo, appeler => ekklèsia, Église), du fait de la mise à part pour Dieu (1), de même qu'Abraham a été appelé hors de sa terre natale (2) - hors des systèmes du monde, hors du périmètre délimité par la chaîne qui entrave le satan, hors de l'univers régi par la chair.

C'est un petit troupeau (Luc 12:32): il ne s'agit pas de l'institution multitudiniste actuelle (qu'elle soit catholico-orthodoxe, luthéro-calvino-réformée-protestante-évangélique, ou autre), mais de l'ensemble de ceux dont le Nom est inscrit dans le Livre de Vie. C'est pourquoi on ne peut pas écrire l'histoire de l'Église (3): seul Dieu la connaît - seul Dieu connaît ceux qui font partie de Son Église: ne fait pas forcément partie de Son Église celui qui est né dans une religion chrétienne, ou qui est baptisé. Font partie de Son Église ceux qui marchent selon l'Esprit, ceux qui vivent du nouvel homme qu'est Christ.

Dieu voit l'Église comme l'ensemble de ceux qui sont sortis du monde. Il ne voit pas les dénominations, qui l'indiffèrent. Ce n'est pas notre doctrine qui importe, mais notre appartenance à Christ. Si nous dépendons d'une doctrine, d'une dénomination, d'une assemblée, nous sommes encore dans le monde. Où est notre trésor, là est notre coeur. Or Jésus est la vérité, qui rend libre.

Dire "une église" est donc un non-sens: il n'y a qu'UNE Église, celle qui rassemble tous ceux qui sont sortis hors du monde. Non-sens aussi d'appeler un bâtiment une église...

De plus, dans le NT, on parle de "l'Église à", et non pas de "l'Église de" (p.ex. "l'Église à Corinthe", et non pas "l'Église de Corinthe"): il y a une seule Église, et des assemblées (4). Dire "les Églises" est donc un non-sens.

Les dénominations sont une abomination devant Dieu: il n'y a qu'UNE Église, la Sienne, composée des sauvés, que Lui Seul connaît...!

On entre dans le salut par l'Église, dans le sens où on ne peut entrer si on n'est pas sorti: tu n'entres dans le salut que si tu sors du monde, à l'appel de Dieu. Une fois sortis (car appelés hors de) nous nous réunissons en assemblées, qui ne sont pas l'Église, mais une partie de celle-ci.


Église versus Israël

L'Église ne remplace pas Israël: l'Église a toujours été là, dès le début, et l'Histoire d'Israël était nécessaire pour que l'Histoire du Salut puisse s'accomplir. Certains disent que l'Église est une parenthèse dans l'histoire d'Israël, d'autres disent qu'Israël est une parenthèse dans l'histoire de l'Église, assemblée universelle de tous les temps. La vérité est que la religion est une parenthèse dans l'histoire de la foi: Moïse n'a-t-il pas paru après Abraham, père des croyants ? Abraham n'a-t-il pas été appelé hors de sa terre natale, donc fondé l'Église, qui signifie "appelé hors de" ? L'Église est atemporelle, existait déjà dans l'AT, et lorsque Jésus n'a pas été reçu comme le Messie, Dieu a décidé de joindre aux Juifs qui avaient foi en Lui (l'Église), ceux des nations, qui sont alors entrés dans l'Église qui existait dès les temps anciens. Il n'y a donc aucune parenthèse, ni remplacement, mais une continuité dans la foi véritable.


Lire aussi


(1) L'appel de Dieu a pour résultat la mise à part de ceux qui professent que Jésus est le messie, le Christ, le Fils de Dieu, le sauveur: c'est ce que signifie "saint", mis à part pour Dieu, de même qu'"Église" signifie "appelé hors de", hors du monde, du fait de la mise à part pour Dieu. Philippiens 2:12 dit "mettez en oeuvre votre salut": du fait que vous êtes appelés, mis à part, faites votre part, répondez à l'appel.

(2) Abraham est par conséquent le précurseur de ceux qui sont "appelés hors de", et c'est pourquoi il est appelé "Père de ceux qui ont foi" (Ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham, selon Galates 3.7), donc en quelque sorte Père de l'Église en tant que précurseur.

(3) Les livres d'"Histoire de l'Église" ne sont que des récits sur des événements, des personnages, appartenant à telle ou telle dénomination. Ainsi, l'"Histoire de l'Église" catholique parlera de "Saints", y compris de "Saints" qui ont effectué des croisades, participé à l'Inquisition, etc., l'"Histoire de l'Église" protestante parlera des camisards se battant contre les catholiques, et ainsi de suite pour chaque dénomination. Comme on le voit, dans toutes ces histoires, tous ces personnages sont des "saints", de glorieux assa-saints, d'illustres défenseurs de la vérité humaine pseudo-divine, des héros se croyant serviteurs du Très-Haut tout en servant le très-bas.

(4) Ce qui est étonnant, c'est qu'ekklèsia (appelé hors de) est bien traduit par "Église" dans le NT, sauf lorsque ce même NT cite un verset de l'AT contenant "ekklèsia" (l'AT des premiers chrétiens était écrit en grec: La Septante). Dans ce cas, on traduit "assemblée". Un exemple: "C'est lui qui fut dans l'assemblée au désert, avec l'ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï, et avec nos pères - qui reçut des oracles vivants pour nous les donner" (Actes 7:38). Dans l'original on a ekklèsia. On devrait donc avoir: "C'est lui (Moïse) qui fut dans l'Église au désert, avec l'ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï, et avec nos pères - qui reçut des oracles vivants pour nous les donner". Moïse aussi, était un "appelé hors de" (exode)...


Dictionnaire grec/français

Si vous avez à coeur de lire la Bible dans sa version originale, vous aurez probablement besoin d'un dictionnaire grec/français. Car même si vous possédez une Bible interlinéaire, vérifiez si les termes sont bien traduits. Et pour éviter le patois de Canaan, n'utilisez pas un dictionnaire de la Bible.

Dictionnaire grec/français conseillé : le Bailly


Qui est l’Antéchrist ?


L’antéchrist est un personnage dont on aime bien parler. Certaines personnes se spécialisent même dans la recherche de son identité : le pape, Obama, Saddam Hussein, le prince Charles ou le prince William, etc.
Instinctivement on associe souvent « Antéchrist » et « Apocalypse », alors qu’en réalité ce terme n’apparaît que dans les épîtres de Jean (la première et la deuxième) et qu’il est bien souvent mal traduit.

Anté ou anti ?

Beaucoup de traductions traduisent en effet par « antéchrist »,  ce qui est une erreur. Ce terme est cependant devenu tellement habituel, qu’en tapant cet article sur Word, le correcteur orthographique me souligne en rouge lorsque j’écris « antichrist ». Pourtant c’est bien cette deuxième traduction qui est correcte. En effet le préfixe « anté » n’existe tout simplement pas en grec et Jean dit bien « antichrist ».

Anté et anti : un simple détail ?

Quelle différence donc entre ces deux termes ? « anté » fait référence à ce qui précède. « Antédiluvien » : ce qui est avant le déluge, « antérieur » : ce qui vient avant. « anti » en revanche veut dire, qui est contre : « anticonstitutionnellement » : qui s’oppose à la constitution. L’antéchrist est celui qui vient avant le Christ, tandis que l’antichrist est celui qui s’oppose au Christ.
On pourrait croire qu’il s’agit d’un simple détail linguistique, de l’ordre de l’anecdote, comme faire la distinction entre « évangélique » et « évangéliste », il n’en est rien. En effet le terme d’« antéchrist », consciemment ou non, déforme notre perception.

L’antéchrist : un tyran de la fin des temps ?

Beaucoup de personnes conçoivent en effet l’antéchrist comme une sorte de dictateur mondial qui viendrait à la fin des temps, juste avant la venue de Jésus. Pourtant, Jean, qui est le seul à nous en parler, en fait une description bien différente.
Lisons tout d’abord les passages :
 « Petits enfants, c’est la (une) dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antichrist vient, il y a maintenant plusieurs antichrists: par là nous connaissons que c’est la (une) dernière heure. » 1 Jean 2:18
« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils. » 1 Jean 2:22
« et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antichrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. » 1 Jean 4:3
« Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antichrist. » 2 Jean 1:7
Plusieurs points méritent d’être relevés :
a) L’antichrist est celui qui nie la messianité de Jésus. Ici Jean fait bien sûr référence aux Judéens qui ne reconnaissent pas que Jésus est le Messie promis à Israël.
b) L’antichrist est celui qui nie la venue en chair de Jésus. Ici, Jean pense à un groupe de personnes très précis : les gnostiques (et plus particulièrement les docètes), cependant cette remarque peut être étendue à tous ceux qui nient l’incarnation d’une manière ou d’une autre.
c) L’antichrist est déjà présent lorsque Jean écrit : ce n’est donc pas un « boss final » qui viendra juste avant la « fin du monde ».

Conclusion

L’antichrist n’est donc pas une personne particulière mais un état. L’antichrist regroupe tout ce qui d’une manière ou d’une autre s’oppose à la révélation apportée par Jésus-Christ.
« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. » Luc 11 : 23

Source

Nouveau Testament interlinéaire grec/français

"interlinéaire", car sous le grec, mot pour mot, figure le français - à qui sert un tel ouvrage ? à tous ceux qui sont en quête de vérité mais pas encore à l'aise avec le grec du NT.

Quel est le génie propre de cette édition ? au travers des nuances de la traduction et du texte lui même, on mesure à quel point les textes du NT nécessitent une lecture attentive, scrupuleuse des moindres détails. Ces textes doivent être lus lentement, déchiffrés sans hâte. Ils nous nourrissent ensuite tout aussi profondément et lentement.

La version représentée ici est épuisée. Nouvelle version
         

Le Saint-Esprit

Lire la suite
Le Saint-Esprit, ou Esprit Saint, est l'Esprit de Dieu et la troisième "personne" (*) de la Trinité dans le christianisme. Il est aussi appelé l'Amour du Père et du Fils.

Dans la Bible, le Saint-Esprit se manifeste dès l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament suggère que l'Esprit Saint est une "personne" (*) différente du Père et du Fils, et formant avec eux un seul Dieu, même si le dogme de la Trinité n'a été formulé que progressivement, lors des conciles anciens, en particulier à partir du premier concile de Nicée.

Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma (littéralement Souffle).

(*) c'est nous qui ajoutons les guillemets (lire Sur la Trinité)




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La Septante en français


Cette édition numérique de la Septante a pour seule ambition de permettre aux amateurs de grec biblique de lire le texte dans l'original tout en s'assurant de leur compréhension grâce à une traduction mise en regard pour chaque verset. Elle a été réalisée à partir de documents en libre accès sur le Web, consultables sur archive.org.

La Septante en français



Bibles en ligne

Il existe un nombre impressionnant de bibles en ligne, rien qu'en français. En conformité avec nos comparaisons de traductions, nous avons sélectionné 3 sites proposant des bibles en ligne. N'hésitez pas à nous contacter si vous en connaissez de même niveau de qualité.


Le premier qui correspond à nos critères est Lire la Bible (Alliance et Société biblique française), qui parmi les 5 proposées comprend les 2 traductions que nous estimons les meilleures (NBS et TOB 2010), et un puissant outil de recherche. Cerise sur le gâteau : la possibilité de générer un lien internet permettant de se positionner directement sur un passage.

2ème site conseillé : La Référence Biblique, qui comprend plus de versions de la Bible. La TOB est cependant une ancienne version, et au moment où nous écrivons ce site ne possède pas d'outil de recherche. Levangile est aussi un excellent choix.

3ème site, pour ceux qui veulent étudier la Bible des premiers chrétiens, la Septante, en interlinéaire grec/anglais : la Bible apostolique.

A vous de vous faire une idée... et d'adopter le site qui vous convient le mieux.
         

Quatre sens de l'Écriture


Par les quatre sens de l'Écriture, il faut entendre les quatre types ou niveaux de lecture que proposent le judaïsme et le christianisme des écritures sacrées.

Ces quatre sens sont Peshat, Remez, Drash, Sod dans la tradition judaïque.

Littérale ou historique, allégorique, tropologique, et anagogique dans la tradition chrétienne.

Suite

           

Un futur "Notre Père"

Extrait d'un article du site Le Point.fr : Dans la nouvelle traduction, validée par le Vatican, la supplique "ne nous soumets pas à la tentation", datant de 1966 et donnant à penser que Dieu tentait le fidèle pour l'éprouver, deviendra "ne nous laisse pas entrer en tentation".


bibletude.org a à plusieurs reprises commenté le Notre Père :
Commentaire complet du Notre Père
Commentaire détaillé du Notre Père
Le "Notre Père" dans sa réalité pour nous, ici et maintenant
Dans ces 3 articles, nous traduisons au plus près de l'original : "Ne nous emporte pas dans l'épreuve" ou "Ne nous emporte pas dans les épreuves". Cependant, nous suggérons une traduction proche de la pensée initiale : "Fais que nous ne consentions pas à tomber lorsque l'épreuve se présente". C'est non seulement la traduction la plus fidèle - non pas littéralement, mais en esprit - mais en plus elle est cohérente avec le reste de la Bible.

L'épreuve est constamment présente dans la Bible, est quelque chose de positif, pédagogique, alors que la tentation a une connotation péjorative et "religieuse", et sert à nous faire tomber.

"Ne nous laisse pas entrer en tentation" nous enferme en niant le libre arbitre, alors que "Fais que nous ne consentions pas à tomber lorsque l'épreuve se présente" nous libère, montre la grandeur de Dieu, qui peut faire concourir les événements pour nous faire réfléchir et prendre la bonne décision quand l'épreuve se présente.

"Vous connaîtrez la vérité, qui libère..."

A vous de vous faire votre opinion...
           

La révélation de qui est Jésus

Le livre de l'apocalypse est littéralement la révélation, le dévoilement, l'apokalupsis de [qui est] Jésus-Christ.


Ce livre sert à ouvrir le rideau sur lui, pour nous le révéler. Il ne vise donc pas prioritairement à nous dévoiler les événements à venir [...].

Le remède de Jean à nos maladies n'est pas une affaire de tant de sceaux, de trompettes ou de coupes. Il ne s'agit absolument pas de satisfaire notre curiosité intellectuelle, mais de pourvoir à nos besoins  en nous révélant Jésus-christ lui-même dans la plénitude, afin que nous le connaissions.

En effet, Christ est la réponse à toutes nos questions.

Watchman Nee (Une table dans le désert)

Le Livre de l'Apocalypse
           

Esclave

  Apocalypse 1:1   Révélation du Christ Jésus, que Dieu Lui a donnée pour montrer à Ses esclaves ce qui doit être fait bien promptement


Esclaves : il ne s’agit pas ici de serviteurs, mais bien d’esclaves, cependant libérés au prix du sang du Christ Jésus. Cette notion enlève toute velléité de créer un système clérical hiérarchique, car il n’y a que nous, les esclaves (le Corps), et Lui, le Seigneur (la Tête), seul chef du Corps ainsi constitué - tout ce qu'on ajoute (clergé, hiérarchie, titres) vient du malin (source).

  grec  doulos veut bien dire esclave

  L’esclave a les particularités suivantes :  
  • il a été (r)acheté, acquis, gagné, conquis à la guerre (spirituelle) et non pas tué, mais gracié
  • il n'a pas de volonté propre : il est instruit de son maître et agit conformément à sa volonté
  • son maître a droit de vie et de mort sur lui
  • il acquiert pour son maître, et non pas pour lui-même


Se dire serviteur signifierait qu'on est soldé, et qu'on se réserve le droit de poser son tablier. Cependant, ce n'est pas contre notre gré que nous sommes esclaves, mais c'est une consécration volontaire, par amour (source).

  Traductions récentes   La NBS a esclaves, et serviteurs en note de l'édition d'étude.
La Segond 21 a serviteurs, et esclaves en note de la version avec notes de référence.
La TOB 2010 a serviteurs.

Le terme esclave se trouve souvent dans les adresses des lettres (première phrase).

Quelques exemples :

  Jude 1:1  La NBS a esclave, et serviteur en note de l'édition d'étude.
La Segond 21 a serviteur, et esclave en note de la version avec notes de référence.
La TOB 2010 a serviteur.

  Jacques 1:1   La NBS a esclave, et serviteur en note de l'édition d'étude.
La Segond 21 a serviteur, et esclave en note de la version avec notes de référence.
La TOB 2010 a serviteur.

  Romains 1:1   La NBS a esclave, et serviteur en note de l'édition d'étude.
La Segond 21 a serviteur, et esclave en note de la version avec notes de référence. Elle souligne que se déclarer esclave est conforme à la Septante.
La TOB 2010 a serviteur.

Quelle traduction choisir ?
           

La foi de Jésus


Il est important de relever que dans certains passages traduits par foi EN Christ, l'original a foi DE Christ

  Ces passages sont les suivants (*) :  
  • Marc 11:22 (foi de Dieu)
  • Actes 3:16 (foi de Son Nom)
  • Rom. 3:22 & 26
  • Gal. 2:16 (2x) & 20 + 3:22
  • Eph. 3:12 & 4:13 (foi du Fils de Dieu)
  • Phil. 3:9
  • Col. 2:12 (foi de l'action de Dieu)
  • 1 Tim 3:13 (foi qui est en Jésus Christ)
  • 2 Tim 3:15 (foi qui est en Jésus Christ)
  • Jac. 2:1
  • Ap. 2:13 + 14:12


C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car sans Sa foi au Père Il n'aurait pas été à la Croix, et nous n'aurions pas de possibilité de salut

C'est la foi DE Christ qui nous sauve, car nous avons à marcher avec cette même foi qui L'animait

Sans SA foi, notre foi n'existerait pas : la foi EN Jésus, qui sauve, vient de la foi DE Jésus

Nous nous approprions cette foi, et du fait qu'Il vit en nous, met en oeuvre en nous, Il met Sa foi en action en nous, qui devient notre foi

Source
  

(*) à notre connaissance, seules les versions NBS et NT interlinéaire grec/français traduisent correctement, et la TOB 2010 partiellement (cf. sa note sur Gal 2:16), ainsi que la NFC. La Segond 21 avec notes de référence et d'autres versions mettent parfois la traduction correcte en bas de page.


Qu'est-ce que la foi pour Paul ?

1. Dans le Nouveau Testament, les termes pisteuein, "se fier à, ajouter foi, faire confiance", d'où "croire" - pistis, "confiance, fidélité, foi" et pistos, "digne de foi, fidèle" sont utilisés de manière privilégiée pour décrire la relation de l'homme avec Dieu.

2. Paul développe longuement que l'objet de la foi est la mort et la résurrection du Christ, folie et paradoxe pour le croyant (voir 1 Co). Cette foi se transmet par la parole: les apôtres sont ainsi des serviteurs par lesquels les chrétiens ont été amenés à la foi. La foi est don de l'Esprit, fruit de la grâce et de la fidélité de Dieu.

3. En Galates et Romains, la notion de foi prend un contenu plus spécifique:

• Paul rappelle en Galates 2:16 et 3:22 que l'homme est justifié par la foi de Jésus Christ. Comme toujours, un génitif a plusieurs sens. Le traduire par "en", comme le fait la Bible de Jérusalem désigne bien que Jésus est l'objet de la foi. Mais cela n'exprime ni que la foi a Jésus pour source, ni qu'elle l'a pour sujet.

Paul veut dire, par cette expression qui lui est propre, qu'il ne s'agit pas seulement de croire en Jésus Christ, mais de croire en la confiance qu'il a manifestée envers le Père. Cette confiance - fidélité de Jésus envers le Père, cette obéissance évoquée en Romains 5:19 "Par l'obéissance d'un seul, la multitude sera-t-elle constituée juste" est pour nous.

Paul définit donc la foi comme un double mouvement qui va de Dieu vers l'homme en Christ (car le Christ s'est fait obéissant jusqu'à la mort, pour nous) et de l'homme vers Dieu en Christ (car le Christ prend sur lui nos fardeaux). La foi est l'accueil existentiel par l'homme de la grâce de Dieu manifestée dans le Christ.

Ainsi comprise, la foi est, dans l'acte même de la rencontre, union avec le Christ. Ce double mouvement qui va de Dieu vers l'homme et de l'homme vers Dieu en Christ est perceptible dans la formulation caractéristique de Paul: "justifiés par la foi de Jésus, nous avons cru" (Ga 2:16b).

• En Romains, cette rencontre de la foi se dit avec le vocabulaire de l'obéissance (Rm 1:5, Rm 16:26). Le terme exprime chez Paul l'attitude de l'homme qui découvre, dans la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, la manifestation de la justice de Dieu (Rm 1:16-17). Cette justice a été manifestée "par la foi de Jésus Christ, pour tous ceux qui croient" (Rm 3:22 - voir Rm 5:1-2).

(source plus disponible)

Renouvellement salutaire

  Romains 12:2   Soyez métamorphosés par le renouvellement de votre entendement!


Si je vous dessine sur une feuille deux lignes qui proviennent chacune d'un coin inférieur différent du papier, et qui se rejoignent près du haut de la page, dans ces deux dimensions du papier nous voyons simplement deux lignes qui se rejoignent. En imaginant ce dessin en trois dimensions nous pouvons voir un chemin qui s'éloigne, ou un chapeau pointu, par exemple. Mais il est difficile de trancher pour une de ces deux solutions. Nous pouvons ainsi comprendre qu'il n'est pas facile pour une créature vivant dans une dimension d'imaginer ce qui se passe dans une autre dimension.

Il en est ainsi de ce que nous appelons la trinité (ce mot ne figure pas dans la Bible). Dieu s'est plutôt manifesté dans l'Ancien Testament sous forme de "l'Ange de l'Eternel", de "l'Esprit du Seigneur", plutôt sous forme de Jésus et du St-Esprit dans le Nouveau, actuellement plutôt sous forme du St-Esprit. Mais "derrière" ces manifestations EST le Dieu UN.

Il en est de même de "la venue" de Jésus, qui littéralement dans la Bible est "la présence" de Jésus. A nouveau, il nous faut comprendre que le St-Esprit qui a inspiré les auteurs de la Bible vit dans une dimension supérieure. Colossiens 1:13 nous dit que nous avons été transportés dans le Royaume du Fils de l'amour du Père. Nous sommes dans le Royaume. La venue de Jésus il y a 2000 ans, sa venue future sur terre pour ceux qui l'attendent ainsi, ou après la mort physique pour les mêmes ou pour d'autres, le Royaume, tout cela ne fait qu'un dans la dimension de Dieu, où le temps n'existe pas. Dans le Royaume, nous vivons dans l'éternel présent de Dieu. Si cette relation étroite qu'on appelle la foi est bien réelle pour vous, alors peu importe que Jésus vienne régner sur terre dans le futur, ou si ce règne représente plutôt pour vous la vie après la mort : du moment que vous êtes déjà en Christ, cette venue ne vous surprendra pas, quelle qu'elle soit.

On peut étendre cette approche de la foi à l'interprétation du livre de l'Apocalypse : vous avez tout à y gagner à l'interpréter spirituellement. Cependant, si le coeur ("tortueux de l'homme") vous en dit, vous pouvez passer votre précieux temps (que la Bible exhorte à "racheter") à spéculer sur une interprétation passée (Rome et ses césars) ou future (évènements dit "de la fin") plutôt qu'ici et maintenant, dans la plénitude du présent hors-temps de Dieu, de loin le plus profitable spirituellement parlant, donc bénéfique pour votre santé spirituelle, mentale et physique.

Que dire encore, sinon qu'interpréter de la même manière la Bible entière constitue un apport en vitamines spirituelles bien plus riche en bénédictions que de rester le nez dans la poussière de notre terre, en y rampant comme le serpent du livre de la Genèse ...

Ô profondeur de la richesse et de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! (Romains 11:33)



Nous pourrions encore aborder d'autres sujets : la version des LXX, bible des premiers chrétiens, ou l'étude objective des guérisons dites miraculeuses, pour déterminer lesquelles sont réelles et lesquelles sont sujettes à caution, du fait que la maladie serait psychosomatique, ou que la guérison ne serait pas pérenne, ou que la personne "qui a le don de guérison" serait un charlatan, etc.

Mais qu'importe au final ? Si vous avez l'assurance du salut, ces questions, mal comprises, seront des obstacles sur votre parcours, mais ne vous feront pas perdre votre salut. Mais devant le choix, ne vaut-il pas mieux faire preuve de sagesse spirituelle ?

Un autre sujet délicat que nous pourrions aborder serait l'évolution versus le créationnisme, mais du moment que nous sommes de nouvelles créatures, quelle que soit notre origine, animale rendue spirituelle par Dieu, ou humaine dès le départ, qu'importe ? N'est-ce pas dans le présent, riche de plénitude en Dieu, que nous vivons ?
         

Quelle traduction adopter ?

Dans un article précédent, nous argumentons notre choix de la TOB 2010 avec notes intégrales, et de la NBS version d'étude. Ajoutons que cette dernière nous semble préférable en ce qui concerne les notes.

Mais - direz-vous - pourquoi la NBS, et pas la S21 (Segond 21) ?

Tout d'abord les passages où la "foi DE Christ" dans l'original sont souvent mal traduits par "foi EN Christ" dans la plupart des versions, sont corrects dans la NBS, alors que la S21 persiste dans la traduction erronée de ces versets (*).

Idem pour la traduction d'Apocalypse 1:10 - c'est d'autant plus étonnant que la préversion de la S21 de 2004 (NT) était correcte: elle est devenue ce qu'elle est actuellement dans la version de 2007.

Mais le plus grave, ce sont les unités de mesure, qui ont été traduites en unités modernes dans la S21. Or, dans la Bible, les chiffres sont des adjectifs (p.ex. le chiffre 7 représente la perfection). Ainsi, convertir les mesures a pour conséquence que les chiffres et nombres changent, avec pour corollaire la perte du sens donné par le Saint-Esprit.

  Un exemple parmi de nombreux autres: Apocalypse 21:17  
NBS:
Il mesura la muraille: cent quarante-quatre coudées, d'une mesure humaine qui était celle de l'ange.

S21 (prenez une aspirine):
Il mesura aussi la muraille et trouva 72 mètres, selon la mesure humaine qu’employait l'ange.


Là aussi, la version de 2004 était correcte... alors que pour la version de 2007 il faut aller dans les notes de bas de page dans la version dite "avec notes de référence" pour trouver la traduction correcte.

Autre point qui pourrait créer des problèmes: la numérotation des versets, dans la S21, est parfois différente de celle d'autres bibles...

Il est à noter cependant que les notes de la "S21 Vie Nouvelle avec notes d'étude" sont riches.





(*) Lire La foi de Jésus. La S21 dite "avec notes de référence" indique parfois la traduction correcte en notes de bas de page - alors pourquoi ne pas traduire correctement directement dans le texte ?

L'Église

L'Église n'est pas un bâtiment: cela, beaucoup le savent.
Mais ce que beaucoup savent moins, c'est que l'Église est invisible: elle est composée des élus, de ceux que Dieu s'est choisis, que Lui seul voit.

Littéralement, l'Église, c'est l'ensemble de ceux qui sont appelés hors de. Hors du monde, hors de Babylone, loin de la chair et du diable.

Peut-être font-ils partie d'une assemblée, d'une dénomination, d'une "église de maison". Mais seul Le Père sait qui fait réellement partie de Son Église.

L'Église n'a pas d'histoire: parler de l'histoire de l'Église est un non sens, puisque ses membres sont dispersés à travers le monde entier, dans des assemblées ou non.

Le Pasteur de l'Église, c'est Jésus.
Il s'occupe de Son troupeau.

Il connaît chacune de Ses brebis.
Il en prend soin.

Il les sauve du danger.
Aucune ne périt.

Il est Le Roi.
Son Royaume, c'est l'Église.

L'Église, c'est l'ensemble de ceux qui vivent dans et de la Présence de Dieu. Ce sont des vainqueurs: sur l'ennemi, sur la chair, sur le monde.

Ils vivent de Christ: ce n'est plus eux qui vivent, car Christ vit en eux. Ils revêtent le Corps immortel, sont déjà au Ciel, ici et maintenant.

Il remercient pour toutes choses.


Lire Debout sur leurs pieds
                 

Les signes

Dans le 4ème évangile, le terme "signe" désigne les récits de miracles. [...] L'ordre dans lequel les miracles sont racontés fait apparaître une gradation : le dernier signe - le retour de Lazare à la vie - est le plus grand.

illustration : Annie Vallotton

La notion de "signe" indique comment ces miracles doivent être compris : ils renvoient au-delà d'eux-mêmes, destinés qu'ils sont à révéler l'identité de celui qui les accomplit.

Les discours ou dialogues qui suivent les signes aux chapitres 5, 6, 9 et 11 accomplissent explicitement ce décodage :

  • celui qui relève un paralytique a autorité sur la vie
  • celui qui rend le pain abondant est "le pain de vie"
  • celui qui ouvre les yeux d'un aveugle est "la lumière du monde"
  • celui qui arrache Lazare au tombeau est "la Résurrection et la vie"

Les signes sont donc des récits christologiques : ils révèlent en Jésus celui qui donne la vie en plénitude.

Source : Le Nouveau Testament commenté

Complément de lecture


           

La parousie

Parousie signifie présence.

Dans l'évangile de Jean, Jésus insiste sur l'importance vitale d'être UN avec Lui (et par conséquent avec le Père, le Père et Lui n'étant qu'UN, avec l'Esprit).

Être UN avec Lui, c'est être en permanence dans la présence de Dieu.

Les premiers chrétiens attendaient Christ venant en gloire, c'était imminent.
Il en a été de même au cours des siècles.
Il en est de même aujourd'hui.

Mais la priorité n'est-elle pas d'être déjà, ici et maintenant, dans la présence du Seigneur ?

Si c'est déjà notre réalité, et qu'Il vient dans notre espace-temps, nous ne serons pas surpris de Le voir.

Si vous ne croyez pas à une venue visible ("Mon Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard", "Mon Royaume n'est pas de ce monde", "Mon Royaume est en vous"), peu importe, du moment que vous êtes déjà UN avec Lui. Et s'Il vient - malgré votre croyance - vous ne serez pas surpris(e), et s'Il ne vient pas, vous ne serez pas déçu(e).


Par contre, si vous croyez à Sa venue dans notre espace-temps, mais que Sa présence n'est pas d'ores et déjà votre réalité ici et maintenant, vous serez surpris(e) lors de Sa venue. Et s'Il ne vient pas, vous serez déçu(e) et risquez de perdre la foi.

Lecture complémentaire
           
Nous ne mesurons pas la réussite de ce site à sa popularité, mais à sa fidélité à Dieu. Sachant que seule une personne sur dix recherche vraiment la vérité, moins nous aurons de succès, plus nous serons certains d'être dans la vérité.

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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