Jean 8:31

Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes véritablement mes disciples

Le verbe demeurer est fréquent dans le 4ème évangile : il parle de la foi, ni comme une croyance, ni comme une adhésion intellectuelle à un système de pensée, mais comme une habitation. Exprimer la foi en termes de demeure met en jeu la totalité de la personne.

Au v.30, beaucoup mirent leur foi en lui. Jésus s'adresse à ceux-là pour souligner qu'il ne suffit pas d'avoir la foi : encore faut-il demeurer dans sa parole (écrite) afin de devenir disciple.

Celui qui se contente d'avoir la foi est passif, celui qui demeure dans la parole (écrite) est actif. Cette expression évoque la persévérance et la résistance à l'usure. Si la foi est un don, la nourriture de cette foi est de notre responsabilité.

Une façon de devenir disciple est de demeurer dans la parole (écrite) : pas seulement la lire, mais la visiter dans tous les recoins et l'habiter.

(d'après Le NT commentaire intégral verset par verset d'A. Nouis)

Il est clair, pour ceux qui ont l'habitude de lire nos articles, que la parole désigne avant tout Jésus lui-même (Jean 1:1 : Au Principe est la Parole), et Jean 8:31 concerne d'abord cette Parole-là. Mais la parole écrite mérite aussi d'être considérée dans ce contexte (tout en évitant d'en faire une idole, voire la 4ème composante de la trinité...).

Aux Hébreux... mais en grec (suite)

Dans un article précédent, nous avons vu que lorsqu'il s'adresse aux Hébreux, l'auteur de la lettre qui leur est destinée cite la version grecque (Septante, LXX) de l'AT.

Autre exemple : en Hé 1:6 (*), "La citation des anges qui se prosternent devant lui vient de la version grecque du livre du Deutéronome (Dt 32:43) et ne se trouve pas dans la version reprise dans nos Bibles" (cité par NT Commentaire intégral verset par verset).

La NBS indique en note pour Dt 32:43 que LXX et un manuscrit de Qumrân ont le texte cité en Hé 1:6.

Ainsi, nous avons une preuve supplémentaire que la LXX est une référence pour le texte de l'AT, et que le texte massorétique utilisé pour traduire nos AT actuels n'est pas fiable.

(*) "quand il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui!"

Où trouver la Septante ?

Seigneur des armées

Que signifie "Seigneur des armées", présent à plusieurs endroits dans la Bible ?

Les va-t-en-guerre Le voient comme protecteur (voire à la tête) des armées humaines - justifiant en passant le fait de tuer ("on ne doit pas commettre de meurtre, mais on peut tuer si on est soldat").

Les spirituels le voient Seigneur des armées célestes : les vraies guerres sont spirituelles.

Il y a bien entendu aussi ceux qui disent qu'Il est les deux à la fois.

Il est étonnant de voir que ce sont ceux qui donnent des "sucreries" lors du sermon le dimanche ("je sens la présence de Dieu" [*]), qui sont plutôt pour un Dieu guerrier. Ceux qui donnent les vraies armes spirituelles sont moins "charismatiques", mais plus près de la Vérité. Ils ne sont pas terrestres, psychiques, démoniaques.

Esaïe 2:4 : Il sera le juge des nations, l'arbitre d'un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des charrues, et de leurs lances des serpes : l'on ne tirera plus l'épée nation contre nation, et l'on n'apprendra plus à se faire la guerre.

Ps 46:10 : C'est Lui qui fait cesser la guerre jusqu'aux limites de la terre : Il brise l'arc et broie l'armure, Il consume par le feu les boucliers.

Ps 68:31 : [...] Disperse les nations qui veulent la guerre!

[*] bien entendu on peut ressentir la présence de Dieu : il s'agit dans ce texte de ceux qui recherchent les émotions avant la Vérité

Esclave du Christ

Sans doute la place qu'occupe, dans notre inconscient collectif, l'implication de l'Occident dans la pratique de l'esclavage comme système d'exploitation socioéconomique d'individus a contribué à négliger l'emploi dans le Nouveau Testament de la métaphore de l'esclave pour parler de la relation du chrétien à Jésus-Christ, voire à l'évacuer complètement jusque dans nos traductions bibliques, où nous lui préférons le terme de "serviteur".

Cette lacune est désormais comblée par cet ouvrage qui allie le survol historique et philosophique, l'étude des textes bibliques et l'application pratique.

Commençant par rappeler la nature de l'esclavage dans le monde gréco-romain et le point de vue du Nouveau Testament à ce sujet, Murray Harris développe l'usage de cette métaphore en lien avec quatre thèmes : la liberté, la seigneurie, la propriété et le privilège.

Il vient ainsi redonner à cette métaphore, essentiellement paulinienne, mais pas exclusivement - Jean l'emploie à plusieurs reprises dans l'Apocalypse -, ses lettres de noblesse et en montrer toute la richesse du contenu. Une richesse à (re)découvrir.

Esclave du Christ

Voir aussi cette vidéo et cet article

Le péché et les péchés

Pourquoi la Bible parle-t-elle parfois du péché, et parfois des péchés ?
(dans Romains, p.ex.)

Le péché, c'est ce qui en nous nous pousse à manquer la cible (c'est ce que signifie littéralement pécher). Les péchés, ce sont les conséquences du péché.

Dieu ne s'attaque pas uniquement aux péchés, comme certains médicaments s'attaquent uniquement aux symptômes, mais Il s'attaque aussi (et surtout) à la cause, au péché.

Lisez Romains pour vous en convaincre.

On retrouve ces notions dans la Cène :
- le pain rompu symbolise le péché en nous qui doit être brisé
- le vin représente le sang du Christ qui efface nos péchés

Rencontres avec Jésus

Des réponses inattendues aux plus grandes questions de la vie

Jésus : un homme dont la vie et les enseignements ont marqué l'humanité. Sa vie nous est rapportée dans les Évangiles. Des textes que nous connaissons bien. Ou, du moins, que nous croyons connaître...

Thèmes abordés :
* le sens de la vie
* le mal dans le monde
* les fondements de nos valeurs
* les obstacles à la foi
* l'identité de Jésus
* les prétentions de Jésus
* la relation avec Dieu
* vrai et faux salut


Résistez à l'obscurantisme : laissez la Bible vous lire!

Beaucoup de dérives proviennent d'une mauvaise lecture de la Bible (volontaire ou non : cela dépend si l'on a affaire à des manipulateurs ou à des personnes dans l'erreur mais de bonne foi).

Une lecture dangereuse consiste à ignorer, voire nier, qu'il y a plusieurs niveaux de lecture.

Prenons des exemples de lecture spirituelle de l'AT par Paul, qui dit clairement que l'AT "a été écrit pour notre enseignement" (1 Cor 10:11), donc qu'il prépare le NT - et que le NT éclaire, explique l'AT, car "c'est spirituellement que l'on comprend ces choses" (1 Cor 2:14) :

  • "Museler le boeuf" en 1 Tim 5:18, est expliqué spirituellement
  • "le Rocher qui les suivait dans le désert" en 1 Co 10:4, est expliqué spirituellement
  • "Agar et Sarah" en Gal 4:24, est expliqué spirituellement

Paul ne parachute pas ces explications pour donner une argumentation ad hoc à ses développements : Paul lisait l'AT au niveau spirituel, comme tous ses pairs (et cela sur plusieurs siècles).

Avec cette approche de la Bible, ce n'est pas nous qui la lisons, mais c'est elle qui nous lit!

Articles sur / et exemples de lecture spirituelle

La peur

Il n'y a pas de peur dans l'amour
L'amour accompli jette loin la peur
(1 jean 4:18)

Le contraire de l'amour, ce n'est pas la haine, mais la peur.
La haine est une conséquence de la peur, de même que le déni.

Par exemple, beaucoup de chrétiens ont peur de l'interprétation spirituelle (par l'Esprit) de la Bible. Ils se sont créé un système issu de l'interprétation littérale de la Bible, s'y accrochent et ont peur de voir ce système s'effondrer, car ils s'effondreraient avec lui, puisqu'ils reposent sur lui. Ils ne voient pas que cette interprétation littérale n'a pas besoin du Saint-Esprit, qu'elle Le jette dehors.

Paradoxalement, ce sont les milieux qui se réclament le plus du Saint-Esprit qui chassent ce dernier de leurs interprétations de la Bible (*). Pour eux, tout est littéral : le vrai sens de la Bible, ce que Dieu a réellement dit, ne compte pas pour eux.

Un exemple : ils ont peur de ce que, plutôt que désigner l'ennemi comme l'autre, ailleurs et dans une autre époque ("l'antichrist" p.ex.), l'interprétation spirituelle montre que tu es ton propre ennemi, avant tout, laissant ensuite le soin à la Bible de nous expliquer comment lutter contre cet ennemi (p.ex. Josué=Jésus faisant tomber les murs de notre territoire intérieur). Ne pas vouloir voir cela dénote d'une incohérence mortifère.

Autres exemples : en ce qui concerne le Livre de l'Apocalypse, on aime y voir tout, sauf soi-même... on aime y voir le passé (Empire Romain, pour certains), le futur ("fin des temps", pour d'autres), mais on ne veut surtout pas y voir "soi-même, ici et maintenant"... et on ne sait comment réagir face aux batailles de l'AT, alors qu'il s'agit tout simplement de nos combats intérieurs...

Ainsi, l'interprétation spirituelle de la Bible révèle au lecteur du texte qui il est. L'orgueil spirituel étant ce qu'il est, moins le lecteur se connaît lui-même, plus il aura tendance à se sur-évaluer, donc à considérer comme inutile de se connaître au moyen d'une lecture spirituelle de la Bible. Dans son inconscient par ailleurs, il aura peur qu'une lecture autre que celle sur laquelle il s'est constitué "croyant" ne vienne tout remettre en question. Alors que mettre sa foi en oeuvre est bien différent de "croire" : croire est du domaine de la religion, alors que mettre sa foi en oeuvre consiste en une relation vivante avec Dieu!

Ceux qui interprètent littéralement les écritures ont par conséquent un problème avec le Saint-Esprit : ils Lui résistent. Et interpréter la Bible littéralement constitue une interprétation particulière (2 Pierre 1:20), alors que l'interprétation spirituelle laisse l'Esprit de Dieu expliquer ce que Lui-même a dit dans les Écritures : qui d'autre que l'Esprit de Dieu, et non pas une littéralité, peut interpréter ce que l'Esprit Lui-même a dit ?

Ceux qui interprètent littéralement les écritures font donc fi de l'Esprit de Dieu, ont même peur de Lui, car il les pousse à se remettre en question. Mais qui utilise la peur pour régner...? Le diabolos règne par la peur. Ceux qui se laissent prendre par la peur ne cherchent plus la vérité, mais cherchent à perpétuer un système. Ils sont conditionnés pour continuer sur cette voie, et réfuteront d'un geste de la main - sans la moindre parcelle de remise en question - tout argument prouvant que la Bible, c'est autre chose que ce qu'ils en disent / croient / enseignent. C'est le déni.

Il s'agit aussi d'une problématique d'appartenance au groupe : les vrais prophètes (ceux qui parlent de la part de Dieu) ont toujours été minoritaires, et ont toujours été persécutés par les "croyants" prisonniers des dynamiques des foules. La peur de ne plus faire partie du groupe, la peur de rester seul : voici encore une explication du rejet de l'Esprit de Dieu dans l'interprétation des écritures. Il s'agit de la peur de se retrouver seul : "tout le monde (du moins ceux de ma dénomination) pense comme cela, et si je pense autrement je serai mis à l'écart".

Concernant certaines versions de la Bible (p.ex. NBS) par ailleurs - et pour donner un autre exemple - on entend parfois dire : "il y a trop de changements, je m'y perds, je préfère garder mes habitudes"... Ah bon ? Mais depuis quand un chrétien vit-il d'habitudes ? N'est-il pas censé rechercher la vérité en toutes choses ? "On m'a toujours enseigné ceci, cela... je n'ai par conséquent pas de raison de changer ma façon de voir" - réaction irresponsable s'il en est, car elle dénote un certain reniement du libre arbitre : je m'aligne sur l'enseignement reçu, sans prendre l'initiative d'analyser si cet enseignement est biblique, conforme à l'enseignement de Jésus et à l'inspiration du St-Esprit. Pourquoi avoir peur du changement ? D'autant que la peur ne va de pair ni avec l'amour, ni avec la foi!

La peur est toujours le résultat d'un manque d'amour : avoir peur d'être tenu à l'écart, ou tenir quelqu'un à l'écart pour sa manière d'interpréter la Bible - qui plus est celle des premiers chrétiens et des Pères de l'Eglise - est un manque d'amour, et par conséquent non-chrétien. Mais par ailleurs, se retrouver seul a toujours été le lot des vrais chrétiens, et en tout premier lieu du Christ Lui-même.

Quant à vous, restez dans la sagesse de Dieu, accueillez ce que l'Esprit de Dieu vous révèle. Ainsi, vous connaîtrez la vérité, qui vous rendra libres!

(*) Ce sont souvent les mêmes qui ont peur de la méditation biblique ("lectio"), consistant à faire silence 10-20 minutes pour écouter ce que l'Esprit de Dieu a à nous dire à travers un texte biblique.

Lire en complément Mais où allez-vous chercher tout cela ?

Livre de la Sagesse

Luther disait des livres apocryphes de l'AT, dans sa Bible : "Apocryphes: livres à ne pas considérer à l'égal des Écritures Saintes, mais utiles et bons à lire" (*).

Parmi ceux-ci, le meilleur est sans conteste le Livre de la Sagesse.

Éclatante et inaltérable est la Sagesse,
elle se laisse volontiers contempler par ceux qui l'aiment
et elle se laisse trouver par ceux qui la recherchent;
elle prévient en se faisant connaître à ceux qui la désirent.
Celui qui dès le matin va vers elle ne peinera pas,
car il la trouvera assise à sa porte.
Méditer sur elle est la perfection de l'intelligence.

Livre de la Sagesse (seulement 3.50 euros)

(*) Attention cependant aux pseudo-vérités qu'on y trouve, et qui sont à l'origine de la plupart des dérives de l'église catholique

Personne n'est bon, sinon Dieu seul

Jésus lui dit :
Pourquoi me dis-tu bon ?
Personne n'est bon, sinon Dieu seul
(Marc 10:18 & Luc 18:19 / NBS)

Certains ont utilisé cette affirmation de Jésus pour avancer qu'Il n'est pas Dieu, car il dit lui-même que Dieu seul est bon et qu'on ne peut dire de lui-même qu'il est bon.

Mais on peut aussi lire cette affirmation de cette manière : Insinues-tu que tu as découvert que je suis Dieu, en me disant bon, sachant que seul Dieu est bon ?

Une fois de plus, ce n'est pas nous qui lisons la Bible, mais c'est la Bible qui nous lit... il y a ceux qui y cherchent des "preuves" de la véracité de leurs théories... et il y a ceux qui la lisent de manière cohérente, afin qu'aucune contradiction ne ressorte des textes.

Rappel : Le mot projet vient du vieux français pourjet qui vient du latin projicere qui veut dire jeter en avant. Curieusement, le mot problème a la même origine, mais du grec problemen... autrement dit, certains trouvent des solutions, là où d'autres ne trouvent que des problèmes...

Comment lire la Bible ?

Voici un échange intéressant (1) entre une personne intervenant à un article sur l'intertextualité (2), et la personne qui a publié l'article (3).

L'intervenant :
Cet auteur nie clairement l'inspiration de la Bible.
En disant que des prophètes citent (copient) d'autres prophètes, l'auteur élimine complètement l'inspiration divine de Dieu.
Chaque mot : lettre et point est inspiré directement de Dieu.
Alors, pourquoi des versets semblent-t-ils pareils ?
C'est parce que l'auteur (Dieu) est seul. Dieu se répète ses paroles.
Les prophètes ni ne se copient ni ne se plagient les uns les autres.
C'est triste de trouver un tel enseignement publié pour égarer les croyants.

Réponse de celui qui a publié l'article :
Mais pourquoi dites vous ça ?
Un auteur inspiré qui cite un autre inspiré, ça reste de l'inspiration, où est le problème ?
Que faites vous des citations claires que Paul, Pierre, Jacques, Jean, et même Jésus font de l'Ancien Testament dans sa version grecque (la Septante) qui est elle-même une traduction ?
De plus il n'y a pas de ponctuation dans les manuscrits grecs du NT, alors votre théorie tombe à l'eau. Il me semble que vous confondez inspiration et "dictée".
L'auteur inspiré n'est pas "possédé" par l'Esprit de Dieu, mais il est utilisé, "porté" (φέρω) par l'Esprit de Dieu. Ses capacités humaines ne sont pas mises de côté, chaque auteur a son style propre et utilise ses capacités cognitives lorsqu'il écrit. Typiquement, Luc a écrit le fruit de ses recherches, pas une parole dictée qui lui a été soufflée directement dans son Esprit...
L'inspiration n'est pas ni la possession, ni la simple dictée.

Cet échange est typique d'un clash entre une personne qui idolâtre aveuglément le texte biblique (l'intervenant), quitte à le défendre en exagérant certaines caractéristiques que devrait posséder le texte, et une personne qui utilise le cerveau que Dieu nous a donné pour analyser intelligemment - et avec sagesse - les textes bibliques.

A l'autre bout du spectre, nous trouverions des personnes qui relativisent tellement l'importance du texte biblique, que celui-ci perd toute sa puissance (les protestants libéraux, p.ex.).

Le juste milieu consiste à voir les choses selon la Vérité :
  • c'est l'esprit du texte qui importe, et non pas la lettre
  • c'est le texte qui doit guider nos réflexions, et non pas nos réflexions qui doivent guider le texte
  • cela ne gênait absolument pas les auteurs du NT de citer le texte grec de l'AT (4)
  • ce n'est pas nous qui lisons la Bible, mais c'est la Bible qui nous lit...



(1) https://leboncombat.fr/g-k-beale-7-criteres-pour-reconnaitre-lintertextualite/#comment-2025830011

(2) Ensemble des relations existant entre plusieurs textes

(3) Les fautes de frappe ont été corrigées

(4) Ceci d'autant plus que, comme l'a montré Qumran, le texte hébreu de l'époque et le texte grec étaient similaires

Quelle différence entre Royaume des Cieux et Royaume de Dieu ?

Certains pensent qu'il y a une différence entre le Royaume de Dieu et le Royaume des cieux, alors qu'il s'agit clairement de la même chose. L'expression "royaume de Dieu" figure 68 fois dans 10 livres différents du Nouveau Testament, tandis que l'expression "royaume des cieux" n'y figure que 32 fois et uniquement dans l'Évangile de Matthieu. Certains exégètes en ont conclu que Matthieu faisait référence au royaume millénaire, tandis que les autres auteurs du Nouveau Testament font référence au royaume universel. Une étude plus attentive de l'emploi de cette expression montre cependant que cette interprétation est erronée.

Par exemple, à l'occasion de sa rencontre avec le jeune homme riche, Christ emploie les expressions "royaume de Dieu" et "royaume des cieux" de manière interchangeable : "Je vous le dis en vérité, il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Matthieu 19.23). Jésus ne fait pas de distinction entre ces deux expressions, mais semble les considérer comme synonymes.

Dans beaucoup de récits parallèles de la même parabole, Marc et Luc emploient l'expression "royaume de Dieu" tandis que Matthieu emploie l'expression "royaume des cieux" (comparer Matthieu 11.11-12 et Luc 7.28, Matthieu 13.11, Marc 4.11 et Luc 8.10, Matthieu 13.24 et Marc 4.26, Matthieu 13.31, Marc 4.30 et Luc 13.18, Matthieu 13.33 et Luc 13.20, Matthieu 18.3, Marc 10.14 et Luc 18.16, Matthieu 22.2 et Luc 13.29). Il s'agit donc clairement d'expressions synonymes.

source

Écouter ce que dit la Bible

On raconte l'histoire d'un homme qui aimait la science et était fasciné par le monde microscopique. Un jour il fit l'acquisition d'un puissant microscope. Il était ravi de passer des heures à observer toutes sortes de choses sous l'oeil puissant de son appareil et examinait tout ce qu'il pouvait. Alors qu'il s'apprêtait à manger son repas préféré, il examina sa nourriture avec le microscope et, à son plus grand dégoût, il s'aperçut que dans sa nourriture il y avait de minuscules petites créatures qui grouillaient par milliers. Il ne voulut pas en savoir davantage de peur de devoir renoncer à son plat favori. Après avoir mangé, il alla détruire le microscope et tenta d'oublier ce qu'il avait vu.

C'est ainsi que plusieurs agissent avec la Bible, ils la trouvent merveilleuse, jusqu'au jour où elle leur renvoie une image de leur propre coeur qu'ils ne veulent pas voir... Le message de l'amour de Dieu est merveilleux, mais ce que Dieu dit concernant le péché, la sanctification, l'obéissance, le renoncement à soi-même, l'exclusivité de Jésus-Christ, le jugement et les choses de ce genre est trop difficile. Nous préférons ne pas les entendre...

D'après cette source

Aux Hébreux... mais en grec

La lettre aux Hébreux s'adresse à des... Hébreux.

Il serait donc logique de s'attendre à ce que lorsqu'il cite l'Ancien Testament, l'auteur utilise la version hébraïque et non pas la version grecque...

Si vous prenez, au hasard, le chapitre 12, vous aurez ces notes de bas de page dans la NFC (Nouvelle Français Courant) : "cité d'après l'ancienne version grecque", pour les versets 5-6 (Prov 3:11-12), 12-13 (Es 35:3), 15 (Deut 29:17), 26 (Ag 2:6).

D'autres bibles, comme la dernière Semeur d'étude, le disent pour certains de ces passages.

Ainsi donc, lorsque le NT cite l'AT, y compris lorsqu'il s'adresse à des Hébreux, il cite la version grecque (que l'on appelle couramment Septante, ou LXX).

Cependant, lorsqu'on traduit de nos jours l'AT, on n'utilise pas la version grecque. Si l'on part du principe que l'Esprit saint a inspiré le texte biblique, c'est Lui qui a décidé d'utiliser le texte grec pour citer l'AT dans le NT. Par conséquent, a-t-on le droit d'en conclure que les traducteurs modernes de l'AT, puisqu'ils n'utilisent pas le texte grec, pèchent contre le Saint-Esprit...?

Autre exemple

Actes 7:14

Puis Joseph a envoyé chercher Jacob, son père, et toute la famille, composée de 75 personnes

Ce texte fait référence à Genèse 46:27:
Total des gens de la maison de Jacob qui vinrent en Egypte : 70



Pourquoi Etienne (c'est lui qui parle en Actes 7:14) n'a-t-il pas le même chiffre que le texte qu'il cite ?



Lorsque nous reproduisons ci-dessus Genèse 46:27 (Total des gens de la maison de Jacob qui vinrent en Egypte : 70), nous prenons ce texte dans nos AT actuels, traduits à partir du texte massorétique (TM) en hébreu.

Etienne, quant à lui, cite la version des Septante (LXX), ou la version hébraïque de l'époque à partir de laquelle la LXX a été traduite par des Juifs pour les Juifs de la diaspora, qui ne parlaient pas hébreu.



Nous avons ici une preuve supplémentaire (si besoin était...) que lorsque le NT cite l'AT, il utilise la LXX ou son équivalent hébreu, et non pas le TM (pourquoi alors utilise-t-on le TM pour traduire nos AT ?)



Autres exemples

Nous ne mesurons pas la réussite de ce site à sa popularité, mais à sa fidélité à Dieu. Sachant que seule une personne sur dix recherche vraiment la vérité, moins nous aurons de succès, plus nous serons certains d'être dans la vérité.

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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