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Pièges à éviter en étudiant la Bible

1. Négliger de chercher le sens des mots
P.ex. les mots du "patois de Canaan", comme "péché", "foi", etc.
Mal comprendre ces mots, c'est mal les interpréter, donc mal interpréter le verset, le paragraphe, le contexte, voire même le livre (et parfois la Bible entière).

La signification des mots
Le sens des mots
Le patois de Canaan


2. Oublier de vérifier la traduction
Les exemples ne manquent pas:
La traduction de la Bible


3. Interpréter le sens immédiat, sans chercher s'il existe une interprétation spirituelle
Plusieurs exemples:
Interprétation spirituelle


Ces pièges sont aussi à éviter lorsqu'on cite la Bible pour témoigner:

  1. Les mots ont différentes significations selon la personne à qui l'on parle, selon le contexte où l'on se trouve (et où se trouve cette personne), et selon une infinité d'autres facteurs. Les utiliser sans discerner peut amener des malentendus pourtant évitables.
     
  2. Citer un verset mal traduit peut être contre-productif si la personne en question [fait] vérifie[r] cette traduction.
     
  3. Une personne peut à vie être amenée à éviter les chrétiens s'ils balancent des versets sur "la fin du monde", le "créationnisme" et autres versets pris dans leur sens immédiat.

Pour les points 2. et 3., le dégât peut être très grave si la personne se convertit et apprend après coup le sens réel du/des verset[s] en question.

Dieu est-il génocidaire ?

Que répondre à ceux qui se demandent (*) comment Dieu permet (voire ordonne) des génocides, comme celui des Cananéens, ou comment dans un psaume, on peut parler de fracasser les têtes de bébés / d'enfants contre des rochers ?

Si vous en avez le temps, lisez les centaines de pages, et/ou les nombreuses heures audio ou vidéo, consacrées à ce sujet. Vous y verrez de nombreux théologiens faire des contorsions cérébrales pour expliquer ce qu'un enfant de 3 ans comprendrait si on le lui expliquait comme la Bible elle même demande qu'on l'interprète.

Paul dit en effet dans le NT que ces choses (AT) ont été écrites pour notre instruction, et que c'est spirituellement qu'on les comprend.

La Bible parle essentiellement de notre monde intérieur, et les peuples massacrés sont les choses mauvaises en nous que nous devons faire mourir. Les bébés ou enfants dont il est question dans le psaume sont le fruit de nos mauvaises actions.

Toute la Bible devient instantanément plus claire quand on l'interprète spirituellement.

La Bible dit aussi que les hommes psychiques ne comprennent pas ces choses, que seuls les spirituels sont capables de les interpréter. A bon entendeur...


(*) Sans parler de ceux qui traitent directement Dieu de génocidaire, sans chercher à comprendre le sens réel du texte (ou après s'être adressés à des théologiens dans l'incapacité d'expliquer simplement les textes...)

Esaïe 65:22

Les Jours de mon Peuple seront tels que les Jours du Bois de la Vie! Ils jouiront longtemps des fruits de leurs labeurs! (Esaïe 65:22 selon la Septante)

Les jours du Bois de la Vie, ou Arbre de Vie : il faut bien comprendre ce que signifie l'Arbre de Vie (ou Bois de Vie) si on désire comprendre la Bible spirituellement (car inspirée par l'Esprit) et non pas à la lettre (ce qui mène à la mort spirituelle), et Le reconnaître partout où il apparaît dans les Écritures (les traducteurs de nos bibles semblent être passés à côté de ce trésor).

Sur l'Arbre de Vie, lire cet article

Un article récent sur la Septante : Matthieu cite directement la Septante

Comment étudier la Bible

Conseils pratiques permettant de recevoir la lumière de la Parole de Dieu.

La Bible est la Parole inspirée de Dieu, et tous les croyants devraient l'étudier pour connaître le contenu riche et vaste des provisions divines de Dieu. Quand Dieu parle, il le fait par sa parole établie. Par conséquent, nous devons étudier la Bible d'une manière appropriée afin que la Parole de Dieu habite richement dans nos coeurs.

Pour étudier la Bible nous devons d'abord être des personnes adéquates, ayant subi la formation spirituelle nécessaire sous la direction et la conduite du Seigneur. Nous devons aussi utiliser les bonnes méthodes. Beaucoup de bons livres ont été publiés concernant la manière d'étudier la Bible, mais la plupart d'entre eux ne s'intéressent qu'aux méthodes d'étude de la Bible - ils n'accordent pas suffisamment de place à la personne qui étudie la Bible. Car, même avec de bonnes méthodes, nous pouvons tirer très peu de profit de notre étude biblique si notre personne n'est pas adéquate devant le Seigneur.

Watchman Nee présente une vue équilibrée de l'étude de la Bible: en dehors des conseils pratiques permettant de découvrir les richesses de la Parole de Dieu, il y consacre autant de temps pour partager le fardeau selon lequel ceux qui étudient la Bible doivent être des personnes adéquates devant le Seigneur. C'est de cette façon seulement que nous pouvons recevoir la lumière et la révélation des Saintes Écritures.

Comment étudier la Bible

Galates 6:9

Quasiment toutes les traductions donnent ce sens à Galates 6:9 : Ne nous lassons pas de faire ce qui est bien, car nous moissonnerons en temps voulu, si nous ne nous relâchons pas

Attardons-nous sur "si nous ne nous relâchons pas". Il y manque une dimension que contient le terme grec, que nous pourrions traduire par sans nous épuiser (c'est la traduction qui ressort du Nouveau Testament interlinéaire grec-français 2015).

Dieu participe aussi - même essentiellement - à nos actions, si nous Le laissons agir en nous. C'est Lui le moteur. Ne nous relâchons pas, mais ne nous épuisons pas non plus.

Matthieu 11: 30 : Mon joug est bon, et ma charge légère

Le saviez-vous ?

Psaume 23:1 je ne manque de rien
...peut aussi se traduire : rien ne me manque

Romains  1:17 le juste vivra par la foi
...peut aussi se traduire : le juste par la foi vivra

Galates 3:26 vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ
...peut aussi se traduire : vous êtes tous, par la foi, fils de Dieu en Jésus-Christ

Jean 3:5 naître d'eau et d’Esprit
...peut aussi se traduire : naître d’eau, c’est-à-dire, d’Esprit

Daniel 12:11-12


Lisons Daniel 12:11-12, puis lisons l'explication ci-dessous


Commençons par 1290
1290 = 2 x 3 x 5 x (40 + 3)

2 x 3 x 5, c'est le témoignage (2) que Dieu (3) suit de près l'interaction de l'homme avec son environnement immédiat (5).

40 est l'humanité dans l'espace-temps, la durée d'une vie humaine. Cette vie humaine, de même que l'humanité dans son Histoire, n'ont de sens que dans la plénitude de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit (3), qui produit la plénitude de l'homme corps, âme et esprit. 43 (40 + 3), c'est donc l'homme complété par Dieu (l'homme parfait), l'humanité dont l'Histoire est sous le contrôle de Dieu, qui la mènera à son but, malgré les apparences qui laissent penser que c'est l'homme irrégénéré qui règne.

Celui qui regarde avec l'oeil de Dieu voit dans l'Histoire le témoignage de l'intervention de Dieu pour mener à son but la perfection de l'homme, quelles que soient les circonstances extérieures, et même grâce à elles (pensez à l'histoire de Joseph, à celle de Job, ou encore à celle de Jésus ou de Paul).


Et 1335 ?
1335 quant à lui, c'est 1290 + 45 : Dieu fait sa part (1290), et l'homme a sa part à faire (45).

45 = 3 x 3 x 5

L'homme corps, âme et esprit (3) ne peut rien sans Dieu (3) : même la part de l'homme est le fait de Dieu (les oeuvres ne peuvent sauver : c'est la grâce qui sauve, si on se l'approprie par la foi). L'interaction de l'homme avec son environnement immédiat (5) n'est dans le plan de Dieu que si elle est accomplie par la foi en la grâce de Dieu.


Genèse 32:14-15

En arithmétique, deux nombres sont dits amicaux si chacun des deux nombres est égal à la somme des diviseurs de l'autre. Le Saint-Esprit, qui a inspiré la Bible, a utilisé cette propriété dans le livre de la Genèse (Genèse 32:14-15) : Jacob a donné deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente femelles de chameaux avec leurs petits qu'elles allaitaient, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes à son frère aîné Ésaü quand il commença à craindre que ce dernier le tue parce que 220 est un nombre amical.

En effet, nous avons 2 fois 220 (deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers) : 2 désigne le témoignage (il faut 2 témoins pour établir un fait), et 220 est le premier nombre amical (*) - Jacob témoigne de son amitié à son frère.

Il y a un reste de 110 (trente femelles de chameaux avec leurs petits qu'elles allaitaient, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes) : l'amitié doit être réciproque, et Jacob tend la main à son frère (110, moitié de 220, premier pas de l'amitié) qui tendra ensuite la sienne (réciprocité, 2ème pas de l'amitié).

Il n'est pas anodin qu'entre le geste de Jacob et sa réconciliation avec son frère se déroule la scène du combat de Jacob avec l'ange : il y a toujours combat spirituel lorsqu'on décide de se réconcilier avec son ennemi.

(*) 220 et 284 sont 2 nombres amicaux (220 est la somme des diviseurs de 284, qui est la somme des diviseurs de 220). Les diviseurs sont des nombres entiers : pas de déchirement, de fractionnement, comme dans la véritable amitié.

Proverbes 3:34

Proverbes 3:34 est cité en Jacques 4:6 et en 1 Pierre 5:5 :
Dieu résiste aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles
Toutes les traductions du NT ont quasiment le même texte, concernant ces 2 citations.

Lisons à présent directement Proverbes 3:34 dans plusieurs traductions de l'AT :
Les insolents, il les traite avec insolence, mais il fait grâce aux affligés
(NBS)
Il se moque des moqueurs, Mais il fait grâce aux humbles
(SEG 1910, NEG, SEG21, OsterWald)
Quant aux moqueurs, il s'en moque, Mais il fait grâce aux humbles
(Colombe)
[S']il se moque des moqueurs, [mais] il accorde sa faveur aux humbles
(TOB 2010, Semeur, Annotée)

La 2ème partie du verset de l'AT est à chaque fois similaire à sa citation dans le NT.
Par contre, la 1ère partie comporte des différences :
  • Le NT parle d'orgueilleux, alors que l'AT parle d'insolents ou de moqueurs
  • Dieu leur résiste, dans le NT, alors que dans l'AT il les traite avec insolence ou se moque d'eux

Origine de cette traduction de Proverbes 3:34 dans le NT
En notes de bas de page, certaines versions de la Bible indiquent que cette traduction de Proverbes 3:34 vient de l'AT grec, la Septante (LXX). Ainsi, Jacques, plutôt hébraïsant, et Pierre, qui parlait araméen, lorsqu'ils citent l'AT, se servent de la LXX. Absurde, diront certains...

Mais il y a une autre piste
On sait que la LXX était considérée par les Juifs de l'époque de sa rédaction comme la jumelle de la version hébraïque à leur disposition. Jacques et Pierre citent donc probablement la version hébraïque de l'époque, que nous possédons encore aujourd'hui sous forme de la LXX en grec, identique quant au sens, ainsi que sous forme d'extraits en hébreu découverts à Qumrân ("Manuscrits de la Mer Morte"). La différence nous saute aux yeux aujourd'hui, car nos AT sont traduits à partir de la version massorétique fixée après J-C - mais à l'époque il n'y avait pas ce problème d'écart de traduction.

Laquelle est la bonne ?
Comme c'est l'Esprit saint qui a inspiré le NT, nous pouvons affirmer qu'Il légitime par là-même la version des Septante. Qu'ajouter de plus ?


Genèse 21:6

LXX
Et Sara dit :
Le Seigneur m'a fait rire - quiconque l'entendra se réjouira avec moi

Les traductions consultées ont "rira/riront/se moquera de moi/à mon sujet",
sauf celles-ci :

Lemaistre de Sacy
Et Sara dit alors : Dieu m'a donné un sujet de ris et de joie ; quiconque l'apprendra, s'en réjouira avec moi

Bible de Jérusalem
Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire, tous ceux qui l'apprendront me souriront

Abbé Crampon
Et Sara dit: Dieu m'a donné de quoi rire; quiconque l'apprendra me sourira

John Nelson Darby
Et Sara dit : Dieu m'a donné lieu de rire ; quiconque l'entendra rira avec moi

David Martin
Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire ; tous ceux qui l'apprendront riront avec moi

Abbé Fillion
Et Sara dit alors: Dieu m'a donné un sujet de ris et de joie; quiconque l'apprendra en rira avec moi

King James
Et Sara dit: Dieu m'a donné de quoi rire; ainsi tous ceux qui l'entendront, riront avec moi

Parole de vie
Sara dit : Dieu m'a fait rire de joie. Tous ceux qui apprendront la naissance d'Isaac riront avec moi

Français courant
Sara déclara: Dieu m'a fait rire de joie. Tous ceux qui entendront parler d'Isaac riront avec moi

Bible du Rabbinat Français Zadoc Kahn
Sara dit: Dieu m'a donné une félicité, et quiconque l'apprendra me félicitera

Référence biblique   /   Comparateur biblique

1 Tim 4:16

Veille sur toi-même et sur ton enseignement
demeure dans tout cela - car en agissant ainsi
tu sauveras et toi-même et ceux qui t'écoutent

Ce n'est pas la première fois que l'Encyclopédie des difficultés bibliques botte en touche : aucun commentaire sur ce verset.

Pourtant, toute personne soucieuse de cohérence avec ce qui enseigné par ailleurs sur le salut aimerait comprendre comment on peut se sauver soi-même (!), ainsi que d'autres (!!), d'autant plus par ses propres oeuvres (!!!) : n'est-ce pas le Christ, par grâce, qui sauve ?

La Bible Annotée ne nous aide pas non plus : elle ne s'attaque pas de front à ce "tu sauveras et toi-même et ceux qui t'écoutent"...

Toutes les bibles consultées évitent soigneusement la partie "tu sauveras toi-même". Pour "et ceux qui t'écoutent" certaines expliquent que Dieu utilise des humains pour en amener d'autres au salut. Ce qui semble une explication correcte. Mais qu'en est-il, au final, de "tu sauveras toi-même" ?

La Bible Scofield renvoie à Rom 1:16 dont la note explique que le mot "salut" comporte l'idée de délivrance, de sécurité, de protection, de guérison et de santé spirituelles. Nous y voilà ! Comme en italien, le salut de la Bible signifie aussi santé. Ainsi, nous pouvons dire :

Veille sur toi-même et sur ton enseignement
demeure dans tout cela - car en agissant ainsi
tu assureras ta santé spirituelle et celle de ceux qui t'écoutent

Quelles sont les différences entre une Bible Protestante, Catholique, Orthodoxe ?

Première traduction de la Bible

Pour comprendre la différence entre les bibles protestantes, catholiques et orthodoxes, il faut remonter loin dans l'histoire, avant même l'apparition du christianisme. Au 2e siècle avant notre ère, alors que la langue grecque a conquis tous les pays méditerranéens, les juifs établis à Alexandrie éprouvent le besoin d'avoir leurs Ecritures saintes dans la langue qu'ils parlent au quotidien. Ils réalisent donc une traduction de la Tora d'abord, puis des autres livres saints, d'hébreu en grec. La légende raconte que cette traduction a été réalisée par 72 savants en 72 jours, d'où son nom de Septante. Les juifs de cette époque ne se sont pas contentés de traduire les livres autrefois écrits en hébreu, mais ils y ont ajouté d'autres textes religieux plus récents, directement écrits en grec ou en tout cas fortement influencés par la nouvelle culture hellénistique.

La Septante n'est pas une simple traduction, mais elle représente déjà un gros effort de transculturation. En effet, lorsque des expressions ou des images risquent de ne pas être comprises par des gens qui évoluent en milieu hellénistique, la Septante transpose le texte pour le rendre compréhensible. Dans la version grecque du livre d'Esther par exemple, même les noms des personnages de l'histoire sont modifiés afin que l'histoire sonne moins exotique aux oreilles de ses auditeurs. En utilisant toutes les ressources de la langue grecque, notamment la conjugaison, la Septante accentue dans les textes bibliques l'attente messianique (un envoyé de Dieu qui viendra pour rétablir la justice) et l'attente eschatologique (une intervention magistrale de Dieu à la fin des temps qui met fin à l'empire du mal).

Tout naturellement, les premiers chrétiens ont utilisé ce texte grec de la Bible qui préparait si bien le terrain de leur conviction principale : Jésus de Nazareth est le Messie annoncé par les prophètes et attendu par les juifs. Quasiment toutes les citations de l'Ancien Testament dans les écrits du Nouveau Testament sont réalisées à partir de la Septante. Lorsqu'après les apôtres, les Pères de l'Eglise ont commenté les Ecritures c'est encore à partir de la Bible grecque et en langue grecque qu'ils ont écrit leurs ouvrages.

Plusieurs ruptures

Un premier changement survient à la fin du 1er siècle. Le judaïsme pharisien réuni à Yavné au nord de la Palestine détermine la liste des livres qu'il considère comme inspirés. En réaction peut-être avec le christianisme qui s'est approprié la Septante, le judaïsme se recentre sur les seuls livres dont il est sûr qu'ils ne sont pas influencés par la culture grecque. Les livres tardifs que la Septante avait intégrés sont donc désormais exclus du corpus de livres saints.

Un deuxième changement intervient en 380, lorsque le pape Damase demande à Jérôme de réaliser une traduction officielle de la Bible en latin pour l'Eglise d'occident. Jérôme prend son travail très à coeur, il se rend en Palestine pour apprendre l'hébreu et rechercher des manuscrits très fiables. Pour lui, la traduction de la Bible doit se fonder sur les textes originaux, hébreu pour l'Ancien Testament et grec pour le Nouveau.

Ainsi l'Eglise d'Occident diverge-t-elle des Eglises d'Orient qui restent attachées à la version grecque intégrale. Aujourd'hui encore, toutes les traductions de la Bible en milieu orthodoxe sont réalisées à partir de la Bible grecque.

Troisième changement avec l'apparition de la Réforme au 16e siècle. Les réformateurs s'inscrivent dans le renouveau humaniste qui retourne aux sources des Ecritures plutôt que de s'en tenir au latin. Luther pour l'Allemagne, Olivétan pour la France et la Suisse, traduisent donc à partir de la bible hébraïque, mais ils traduisent aussi à partir du grec les livres tardifs du judaïsme. Comme ces livres ne sont pas reconnus comme inspirés par les juifs, les réformateurs les regroupent à la fin de l'Ancien Testament sous le nom de «Livres apocryphes», un mot grec qui signifie «caché».

Lorsque l'Eglise catholique examine ses propres positions face à l'interpellation de la Réforme, au concile de Trente, elle se penche sur le sort de ces livres et refusant les arguments avancés par les protestants, elle considère quant à elle que ces livres sont tout aussi inspirés que les autres et qu'ils constituent un deuxième canon, grec, à coté de l'ancien canon hébraïque. D'où le nom de «deutérocanoniques» qu'elle donne à cette collection de livres grecs.

Pendant plusieurs siècles, la situation demeurera à l'identique. Les choses changent à nouveau avec l'apparition des Sociétés bibliques au début du 19e siècle. Leur objectif est de diffuser la Bible le plus largement possible. Etant donné que ces livres apparaissent comme secondaires pour les protestants, on considère que de ne pas les intégrer dans la Bible permettra de faire des économies et donc de diffuser davantage de bibles. Cette habitude de ne pas intégrer les livres deutérocanoniques dans les bibles protestantes s'est très largement répandue.

Des différences liées à l'histoire des Eglises

En résumé :
  • Les Bibles orthodoxes sont traduites à partir de l'Ancien Testament grec. Elles intègrent naturellement les livres apocryphes. 
  • Les Bibles catholiques sont traduites à partir de l'hébreu (jusqu'au 19e elles se contentaient de partir du latin) et elles intègrent les livres deutérocanoniques.
  • Les Bibles protestantes sont traduites à partir de l'hébreu et elles ne comportent en général pas les livres apocryphes. 
  • Les Bibles juives ne contiennent ni les livres apocryphes, ni le Nouveau Testament.

Depuis les années 70 est intervenu un accord entre le Vatican et les Sociétés bibliques qui travaillent à la diffusion de la Bible dans la plupart des pays du monde avec un souci de servir tous les croyants. On a ainsi défini le concept d'édition interconfessionnelle de la Bible : les livres deutérocanoniques sont présents, mais ils sont regroupés dans une section particulière à la jonction de l'Ancien et du Nouveau Testament. En français la Bible TOB (Traduction oecuménique de la Bible) a été la première à inaugurer ce principe. Elle a été suivie depuis par d'autres éditions de la Société biblique : la Bible en français courant et la Bible Parole de Vie.

La liste de ces livres apocryphes

Tobit, Judith, 1 et 2 Maccabées, Sagesse, Ecclésiastique (ou Siracide), Baruc. Les livres d'Esther et de Daniel reçoivent dans la version grecque des suppléments significatifs.

Source 1  /  Source 2   /   Complément

Bible et Saint-Esprit

Qui a inspiré le texte de la Bible ?
Le Saint-Esprit

Comment comprendre le texte de la Bible ?
Par Celui qui l'a inspiré, le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit est donc absolument indispensable à une compréhension juste du texte de la Bible.

Le Saint-Esprit est également indispensable pour conduire notre vie.
Mais comme nous sommes facilement influençables par des imitations du Saint-Esprit, nous devons bien connaître notre Bible afin de ne pas nous laisser égarer hors de son enseignement.

Pour une vie selon Dieu :
Saint-Esprit pour lire la Bible
Bible pour discerner si la source de nos pensées est le Saint-Esprit


La guérison de notre esprit

L'enseignement sur la guérison de l'esprit humain est très important, surtout pour nous, occidentaux, qui avons appris à approcher Dieu et sa Parole avec notre raison et notre intellect humain. En effet, quand nous utilisons le mot esprit, nous voulons parler du souffle de vie qui nous anime et non de notre intelligence. Nous avons besoin d'apprendre à nouveau comment avoir une relation avec Dieu dans notre esprit humain, par la nouvelle naissance et vivifié par le Saint-Esprit. Jésus a dit : Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité - car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité (Jean 4:23-24).

Nous ne pouvons avoir une communion avec Dieu qui est Esprit, si ce n'est par l'esprit. Notre âme ne peut pas avoir une communion directe avec Dieu, si ce n'est au travers de notre esprit humain vivifié par l'Esprit-Saint. Jésus dit encore : C'est l'Esprit qui vivifie - la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6:63).

C'est donc très important d'avoir un esprit vivant et fonctionnel pour pouvoir grandir dans le Seigneur et le servir comme il en est digne. C'est pour cette raison que, dans ce livre, nous allons partager sur les fonctions et la guérison de l'esprit humain, et sur l'esprit nouveau que nous recevons à la nouvelle naissance. Il y a aussi une deuxième partie sur comment développer notre homme nouveau né par l'Esprit.

La guérison de notre esprit


Le secret du chrétien

"Le secret du chrétien pour une vie heureuse" est un livre de Hannah Whitall Smith, édité en 1870.

Ce livre est considéré comme un monument de la littérature chrétienne.

Il en existe de nombreuses éditions en anglais, mais malheureusement il n'est plus édité en français.

Citations de H.W. Smith



Voici rassemblées des parties de ce livre, dispersées sur internet :

  1. Est-ce conforme aux écritures ?
  2. Le rôle de Dieu et le rôle de l'homme
  3. Définir la vie
  4. Comment entrer
  5. Les difficultés concernant la consécration
  6. Les difficultés concernant la foi
  7. Les difficultés concernant la volonté
  8. Les difficultés concernant la direction à suivre
  9. Les difficultés concernant les doutes
  10. Les difficultés concernant la tentation
  11. Les difficultés concernant les échecs
  12. Dieu est-il présent en toutes choses ?
  13. L'esclavage ou la liberté (extraits)
  14. La croissance (extraits)
  15. Le service
  16. Les résultats pratiques dans la vie quotidienne
  17. La joie de l'obéissance
  18. L'union divine
  19. Les chars de Dieu (extraits) suite
  20. Vivre sur des ailes (extrait)
  21. L'union avec Christ, aspects pratiques

Comme vous le constatez, il manque des chapitres. Si vous savez où ils se trouvent (en français) sur le net, merci de nous le signaler.
         

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)

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(*) Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus!
(2 Thess 3:10)