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Genèse 21:6

LXX
Et Sara dit :
Le Seigneur m'a fait rire - quiconque l'entendra se réjouira avec moi

Les traductions consultées ont "rira/riront/se moquera de moi/à mon sujet",
sauf celles-ci :

Lemaistre de Sacy
Et Sara dit alors : Dieu m'a donné un sujet de ris et de joie ; quiconque l'apprendra, s'en réjouira avec moi

Bible de Jérusalem
Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire, tous ceux qui l'apprendront me souriront

Abbé Crampon
Et Sara dit: Dieu m'a donné de quoi rire; quiconque l'apprendra me sourira

John Nelson Darby
Et Sara dit : Dieu m'a donné lieu de rire ; quiconque l'entendra rira avec moi

David Martin
Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire ; tous ceux qui l'apprendront riront avec moi

Abbé Fillion
Et Sara dit alors: Dieu m'a donné un sujet de ris et de joie; quiconque l'apprendra en rira avec moi

King James
Et Sara dit: Dieu m'a donné de quoi rire; ainsi tous ceux qui l'entendront, riront avec moi

Parole de vie
Sara dit : Dieu m'a fait rire de joie. Tous ceux qui apprendront la naissance d'Isaac riront avec moi

Français courant
Sara déclara: Dieu m'a fait rire de joie. Tous ceux qui entendront parler d'Isaac riront avec moi

Bible du Rabbinat Français Zadoc Kahn
Sara dit: Dieu m'a donné une félicité, et quiconque l'apprendra me félicitera

Référence biblique   /   Comparateur biblique

1 Tim 4:16

Veille sur toi-même et sur ton enseignement
demeure dans tout cela - car en agissant ainsi
tu sauveras et toi-même et ceux qui t'écoutent

Ce n'est pas la première fois que l'Encyclopédie des difficultés bibliques botte en touche : aucun commentaire sur ce verset.

Pourtant, toute personne soucieuse de cohérence avec ce qui enseigné par ailleurs sur le salut aimerait comprendre comment on peut se sauver soi-même (!), ainsi que d'autres (!!), d'autant plus par ses propres oeuvres (!!!) : n'est-ce pas le Christ, par grâce, qui sauve ?

La Bible Annotée ne nous aide pas non plus : elle ne s'attaque pas de front à ce "tu sauveras et toi-même et ceux qui t'écoutent"...

Toutes les bibles consultées évitent soigneusement la partie "tu sauveras toi-même". Pour "et ceux qui t'écoutent" certaines expliquent que Dieu utilise des humains pour en amener d'autres au salut. Ce qui semble une explication correcte. Mais qu'en est-il, au final, de "tu sauveras toi-même" ?

La Bible Scofield renvoie à Rom 1:16 dont la note explique que le mot "salut" comporte l'idée de délivrance, de sécurité, de protection, de guérison et de santé spirituelles. Nous y voilà ! Comme en italien, le salut de la Bible signifie aussi santé. Ainsi, nous pouvons dire :

Veille sur toi-même et sur ton enseignement
demeure dans tout cela - car en agissant ainsi
tu assureras ta santé spirituelle et celle de ceux qui t'écoutent

Quelles sont les différences entre une Bible Protestante, Catholique, Orthodoxe ?

Première traduction de la Bible

Pour comprendre la différence entre les bibles protestantes, catholiques et orthodoxes, il faut remonter loin dans l'histoire, avant même l'apparition du christianisme. Au 2e siècle avant notre ère, alors que la langue grecque a conquis tous les pays méditerranéens, les juifs établis à Alexandrie éprouvent le besoin d'avoir leurs Ecritures saintes dans la langue qu'ils parlent au quotidien. Ils réalisent donc une traduction de la Tora d'abord, puis des autres livres saints, d'hébreu en grec. La légende raconte que cette traduction a été réalisée par 72 savants en 72 jours, d'où son nom de Septante. Les juifs de cette époque ne se sont pas contentés de traduire les livres autrefois écrits en hébreu, mais ils y ont ajouté d'autres textes religieux plus récents, directement écrits en grec ou en tout cas fortement influencés par la nouvelle culture hellénistique.

La Septante n'est pas une simple traduction, mais elle représente déjà un gros effort de transculturation. En effet, lorsque des expressions ou des images risquent de ne pas être comprises par des gens qui évoluent en milieu hellénistique, la Septante transpose le texte pour le rendre compréhensible. Dans la version grecque du livre d'Esther par exemple, même les noms des personnages de l'histoire sont modifiés afin que l'histoire sonne moins exotique aux oreilles de ses auditeurs. En utilisant toutes les ressources de la langue grecque, notamment la conjugaison, la Septante accentue dans les textes bibliques l'attente messianique (un envoyé de Dieu qui viendra pour rétablir la justice) et l'attente eschatologique (une intervention magistrale de Dieu à la fin des temps qui met fin à l'empire du mal).

Tout naturellement, les premiers chrétiens ont utilisé ce texte grec de la Bible qui préparait si bien le terrain de leur conviction principale : Jésus de Nazareth est le Messie annoncé par les prophètes et attendu par les juifs. Quasiment toutes les citations de l'Ancien Testament dans les écrits du Nouveau Testament sont réalisées à partir de la Septante. Lorsqu'après les apôtres, les Pères de l'Eglise ont commenté les Ecritures c'est encore à partir de la Bible grecque et en langue grecque qu'ils ont écrit leurs ouvrages.

Plusieurs ruptures

Un premier changement survient à la fin du 1er siècle. Le judaïsme pharisien réuni à Yavné au nord de la Palestine détermine la liste des livres qu'il considère comme inspirés. En réaction peut-être avec le christianisme qui s'est approprié la Septante, le judaïsme se recentre sur les seuls livres dont il est sûr qu'ils ne sont pas influencés par la culture grecque. Les livres tardifs que la Septante avait intégrés sont donc désormais exclus du corpus de livres saints.

Un deuxième changement intervient en 380, lorsque le pape Damase demande à Jérôme de réaliser une traduction officielle de la Bible en latin pour l'Eglise d'occident. Jérôme prend son travail très à coeur, il se rend en Palestine pour apprendre l'hébreu et rechercher des manuscrits très fiables. Pour lui, la traduction de la Bible doit se fonder sur les textes originaux, hébreu pour l'Ancien Testament et grec pour le Nouveau.

Ainsi l'Eglise d'Occident diverge-t-elle des Eglises d'Orient qui restent attachées à la version grecque intégrale. Aujourd'hui encore, toutes les traductions de la Bible en milieu orthodoxe sont réalisées à partir de la Bible grecque.

Troisième changement avec l'apparition de la Réforme au 16e siècle. Les réformateurs s'inscrivent dans le renouveau humaniste qui retourne aux sources des Ecritures plutôt que de s'en tenir au latin. Luther pour l'Allemagne, Olivétan pour la France et la Suisse, traduisent donc à partir de la bible hébraïque, mais ils traduisent aussi à partir du grec les livres tardifs du judaïsme. Comme ces livres ne sont pas reconnus comme inspirés par les juifs, les réformateurs les regroupent à la fin de l'Ancien Testament sous le nom de «Livres apocryphes», un mot grec qui signifie «caché».

Lorsque l'Eglise catholique examine ses propres positions face à l'interpellation de la Réforme, au concile de Trente, elle se penche sur le sort de ces livres et refusant les arguments avancés par les protestants, elle considère quant à elle que ces livres sont tout aussi inspirés que les autres et qu'ils constituent un deuxième canon, grec, à coté de l'ancien canon hébraïque. D'où le nom de «deutérocanoniques» qu'elle donne à cette collection de livres grecs.

Pendant plusieurs siècles, la situation demeurera à l'identique. Les choses changent à nouveau avec l'apparition des Sociétés bibliques au début du 19e siècle. Leur objectif est de diffuser la Bible le plus largement possible. Etant donné que ces livres apparaissent comme secondaires pour les protestants, on considère que de ne pas les intégrer dans la Bible permettra de faire des économies et donc de diffuser davantage de bibles. Cette habitude de ne pas intégrer les livres deutérocanoniques dans les bibles protestantes s'est très largement répandue.

Des différences liées à l'histoire des Eglises

En résumé :
  • Les Bibles orthodoxes sont traduites à partir de l'Ancien Testament grec. Elles intègrent naturellement les livres apocryphes. 
  • Les Bibles catholiques sont traduites à partir de l'hébreu (jusqu'au 19e elles se contentaient de partir du latin) et elles intègrent les livres deutérocanoniques.
  • Les Bibles protestantes sont traduites à partir de l'hébreu et elles ne comportent en général pas les livres apocryphes. 
  • Les Bibles juives ne contiennent ni les livres apocryphes, ni le Nouveau Testament.

Depuis les années 70 est intervenu un accord entre le Vatican et les Sociétés bibliques qui travaillent à la diffusion de la Bible dans la plupart des pays du monde avec un souci de servir tous les croyants. On a ainsi défini le concept d'édition interconfessionnelle de la Bible : les livres deutérocanoniques sont présents, mais ils sont regroupés dans une section particulière à la jonction de l'Ancien et du Nouveau Testament. En français la Bible TOB (Traduction oecuménique de la Bible) a été la première à inaugurer ce principe. Elle a été suivie depuis par d'autres éditions de la Société biblique : la Bible en français courant et la Bible Parole de Vie.

La liste de ces livres apocryphes

Tobit, Judith, 1 et 2 Maccabées, Sagesse, Ecclésiastique (ou Siracide), Baruc. Les livres d'Esther et de Daniel reçoivent dans la version grecque des suppléments significatifs.

Source 1  /  Source 2

Bible et Saint-Esprit

Qui a inspiré le texte de la Bible ?
Le Saint-Esprit

Comment comprendre le texte de la Bible ?
Par Celui qui l'a inspiré, le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit est donc absolument indispensable à une compréhension juste du texte de la Bible.

Le Saint-Esprit est également indispensable pour conduire notre vie.
Mais comme nous sommes facilement influençables par des imitations du Saint-Esprit, nous devons bien connaître notre Bible afin de ne pas nous laisser égarer hors de son enseignement.

Pour une vie selon Dieu :
Saint-Esprit pour lire la Bible
Bible pour discerner si la source de nos pensées est le Saint-Esprit


La guérison de notre esprit

L'enseignement sur la guérison de l'esprit humain est très important, surtout pour nous, occidentaux, qui avons appris à approcher Dieu et sa Parole avec notre raison et notre intellect humain. En effet, quand nous utilisons le mot esprit, nous voulons parler du souffle de vie qui nous anime et non de notre intelligence. Nous avons besoin d'apprendre à nouveau comment avoir une relation avec Dieu dans notre esprit humain, par la nouvelle naissance et vivifié par le Saint-Esprit. Jésus a dit : Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité - car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité (Jean 4:23-24).

Nous ne pouvons avoir une communion avec Dieu qui est Esprit, si ce n'est par l'esprit. Notre âme ne peut pas avoir une communion directe avec Dieu, si ce n'est au travers de notre esprit humain vivifié par l'Esprit-Saint. Jésus dit encore : C'est l'Esprit qui vivifie - la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6:63).

C'est donc très important d'avoir un esprit vivant et fonctionnel pour pouvoir grandir dans le Seigneur et le servir comme il en est digne. C'est pour cette raison que, dans ce livre, nous allons partager sur les fonctions et la guérison de l'esprit humain, et sur l'esprit nouveau que nous recevons à la nouvelle naissance. Il y a aussi une deuxième partie sur comment développer notre homme nouveau né par l'Esprit.

La guérison de notre esprit


Le secret du chrétien

"Le secret du chrétien pour une vie heureuse" est un livre de Hannah Whitall Smith, édité en 1870.

Ce livre est considéré comme un monument de la littérature chrétienne.

Il en existe de nombreuses éditions en anglais, mais malheureusement il n'est plus édité en français.

Citations de H.W. Smith



Voici rassemblées des parties de ce livre, dispersées sur internet :

  1. Est-ce conforme aux écritures ?
  2. Le rôle de Dieu et le rôle de l'homme
  3. Définir la vie
  4. Comment entrer
  5. Les difficultés concernant la consécration
  6. Les difficultés concernant la foi
  7. Les difficultés concernant la volonté
  8. Les difficultés concernant la direction à suivre
  9. Les difficultés concernant les doutes
  10. Les difficultés concernant la tentation
  11. Les difficultés concernant les échecs
  12. Dieu est-il présent en toutes choses ?
  13. L'esclavage ou la liberté (extraits)
  14. La croissance (extraits)
  15. Le service
  16. Les résultats pratiques dans la vie quotidienne
  17. La joie de l'obéissance
  18. L'union divine
  19. Les chars de Dieu (extraits) suite
  20. Vivre sur des ailes (extrait)
  21. L'union avec Christ, aspects pratiques

Comme vous le constatez, il manque des chapitres. Si vous savez où ils se trouvent (en français) sur le net, merci de nous le signaler.
         

Est-ce conforme aux écritures ?

Oui, il est possible de connaître en Christ une pleine victoire sur toute la puissance du péché et un plein repos ! C'est la Bible qui nous le dit !

En abordant ce sujet de la vraie vie chrétienne, cette vie qui est cachée avec Christ en Dieu, je suis pressée par tant de pensées que je ne sais pas par où commencer. Quelle est la chose la plus importante à dire ? Comment vais-je pouvoir inciter les gens à lire et à croire ? Ce sujet est si glorieux, et les paroles humaines si faibles !

Mais je me sens poussée à dire quelque chose. Ce secret doit être révélé ! Car il concerne la victoire qui nous permet de triompher du monde, la promesse de la délivrance de tous nos ennemis, l'objet de la prière ardente de tous les enfants de Dieu, objet qui semble pourtant si souvent leur échapper. Que Dieu me permette de le révéler, afin que tous les Chrétiens qui liront ce livre aient les yeux ouverts pour voir cette vérité, telle qu'elle est en Jésus, et puissent entrer en possession de cette glorieuse vie !

Car je suis convaincue que chaque Chrétien désire ardemment la victoire et le repos, et que presque tous ressentent instinctivement, parfois, qu'il s'agit de l'héritage qui leur revient de droit. Certains d'entre vous peuvent se rappeler le cri de triomphe qu'ils ont poussé au moment où ils ont connu le Seigneur Jésus, et où ils ont eu un premier aperçu de Sa puissance salvatrice ! Combien vous étiez sûrs de la victoire ! Combien il vous est apparu facile d'être plus que vainqueurs par Celui qui vous a aimés ! Sous la conduite d'un tel Capitaine, qui n'a jamais perdu une bataille, comment pouviez-vous imaginer la défaite ? Et pourtant, pour beaucoup d'entre vous, combien votre expérience concrète a été différente ! Les victoires que vous avez remportées ont été peu nombreuses et fugitives, les défaites nombreuses et désastreuses. Vous n'avez pas vécu comme vous pensiez qu'un enfant de Dieu devrait vivre. Vous avez certes compris clairement la vérité doctrinale, mais sans expérimenter la puissance de vie qui aurait dû l'accompagner. Vous vous êtes réjouis de connaître des vérités attestées par les Ecritures, sans pouvoir les expérimenter de manière vivante. Vous avez cru en Christ, vous avez témoigné de Christ, et vous L'avez servi, mais vous ne L'avez pas connu comme Celui qui est la Vie concrète de votre existence, comme Celui qui demeure en permanence en vous, et qui Se révèle en permanence à vous dans toute Sa beauté. Vous avez reconnu Jésus comme votre Sauveur et votre Maître, et vous avez tenté de Le servir en faisant avancer la cause de Son Royaume. Vous avez soigneusement étudié les Ecritures, et vous en avez retiré beaucoup de précieuses vérités, que vous vous êtes fidèlement efforcés de pratiquer.

Mais, malgré toutes vos connaissances et toutes vos activités au service du Seigneur, votre âme est secrètement affamée, et vous languissez sans cesse après ce pain et cette eau de la vie éternelle que l'Ecriture promet à tous les Chrétiens. Au plus profond de votre coeur, vous savez que votre expérience n'est pas conforme à l'Ecriture. Comme l'a dit un auteur chrétien, "votre religion n'est que le récit de ce que les premiers Chrétiens ont vécu et possédé". Votre âme s'est recroquevillée au-dedans de vous, jour après jour, année après année. Vos certitudes initiales de triomphe ont semblé s'évanouir peu à peu, et vous en êtes venus à avoir la conviction que le mieux que vous puissiez attendre de votre religion, c'était une suite ininterrompue d'échecs et de victoires. Vous chutez dans le péché, vous vous repentez, puis vous recommencez à chuter et à vous repentir à nouveau !

Mais n'est-ce que cela la vie chrétienne ? Est-ce cela que prévoyait le Seigneur Jésus, quand Il a offert Sa précieuse vie sur la croix, pour nous délivrer du cruel esclavage du péché ? Avait-Il prévu pour vous ce perpétuel combat et cette pénible conscience d'une suite de défaites et de découragements ? Craignait-Il qu'une continuelle victoire de notre part ait pu Le déshonorer et jeter l'opprobre sur Son Nom ? Quand vous lisez tout ce que la Bible dit concernant Son retour, et l'oeuvre qu'Il doit accomplir, est-ce que cela correspond à ce que vous avez vécu ? Ses promesses contenaient-elles secrètement quelque chose qui devait nous priver de leur total accomplissement ? Quand Il nous a "délivrés de tous nos ennemis," n'était-ce vrai que pour certains d'entre nous ? Quand "Il nous fait toujours triompher," cela ne veut-il pas dire en réalité  "parfois" ? Quand "nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés," cela signifie-t-il en réalité que nous devions éprouver de constants échecs et de cuisantes défaites ?

Non, mille fois non ! Dieu est capable de nous sauver parfaitement, et Il veut le faire ! Sa promesse nous a été confirmée par serment : "Nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie" (Luc 1:74-75).

Il s'agit d'une oeuvre grandiose à accomplir, mais notre Libérateur est capable de l'accomplir ! Il est venu pour détruire toutes les oeuvres de l'ennemi ! Gardons-nous de croire, même une seconde, qu'Il ne veut pas, ou qu'Il n'est pas capable, d'accomplir ce qu'Il a voulu !

Avant tout, vous devez considérer une chose comme réglée : le Seigneur est capable de vous sauver pleinement, dès maintenant, dans cette vie, de la puissance et de la domination du péché, et de vous délivrer complètement de la main de tous vos ennemis. Si vous n'en êtes pas convaincu, sondez la Bible, et notez tout ce qu'elle dit concernant les raisons de Sa mort sur la croix. Vous serez étonné de découvrir à quel point ces raisons sont nombreuses. Partout et toujours, la Bible affirme quelle est l'oeuvre de Christ : nous délivrer de nos péchés, de notre servitude, de nos impuretés. Il n'est jamais suggéré que notre délivrance doive être partielle ou limitée. Et c'est pourtant d'une telle délivrance partielle dont l'Eglise essaye continuellement de se satisfaire !

Permettez-moi de vous donner quelques passages concernant ce sujet. Quand l'ange du Seigneur est apparu à Joseph dans un songe, il lui a annoncé la naissance d'un Sauveur, et lui a dit : "Tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés" (Matthieu 1:21).

Quand Zacharie fut rempli du Saint-Esprit, à la naissance de son fils, il prophétisa, et déclara que Dieu avait visité Son peuple, afin d'accomplir la promesse qu'Il lui avait faite. Et voici quelle était cette promesse : "De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie" (Luc 1:74-75).

Quand Pierre, au portique de Salomon, s'adressa aux Juifs remplis d'étonnement, il leur dit : "C'est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités" (Actes 3:26).

Quand Paul explique à l'Eglise d'Ephèse cette merveilleuse vérité, que Christ les avait tant aimés qu'Il S'était offert Lui-même en sacrifice pour eux, il ajoute : "afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible" (Ephésiens 5:26-27).

Paul, instruisant Tite, son fils dans leur foi commune, concernant la grâce de Dieu, lui écrit que l'objet de cette grâce est de nous enseigner "à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété". Il ajoute ensuite que Christ "s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres" (Tite 2:12-14).

Quand Pierre exhorte les Chrétiens auxquels il écrit de vivre une vie sainte, à l'exemple de Christ, il leur dit : "Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris" (1 Pierre 2:21-24).

Quand Paul montre aux Ephésiens le contraste entre la vraie marche chrétienne et le comportement des païens, il leur dit : "Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité" (Ephésiens 4:20-24).

Enfin, dans Romains 6, quand Paul régle définitivement la question de la victoire sur le péché, montrant aux Romains combien il était impensable de pouvoir continuer à pécher, une fois que nous sommes pleinement entrés dans le salut en Jésus, il souligne le fait accompli de leur mort et de leur résurrection avec Christ, comme un argument définitif établissant notre délivrance pratique du péché. Il leur écrit : "Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché" (Romains 6:1-7).

Chers Chrétiens, voulez-vous recevoir le témoignage de l'Ecriture dans ce domaine ? Les questions qui troublaient l'Eglise, à l'époque de Paul, sont toujours les mêmes qui la troublent aujourd'hui : "Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ?" ou encore : "Anéantissons-nous donc la loi par la foi ?" (Romains 3:31). Ne voulons-nous pas, comme Paul, nous exclamer : "Loin de là !" et répéter son affirmation triomphale : "Au contraire, nous confirmons la loi !" ou encore : "Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit" (Romains 8:3-4) ?

Pouvons-nous supposer un seul instant que le Dieu Saint, qui hait le péché dans la vie du pécheur, puisse accepter de le tolérer dans la vie du Chrétien ? Aurait-Il conçu le plan du salut de manière à interdire, à ceux qui ont été délivrés de la culpabilité du péché, de pouvoir être délivrés de sa puissance ?

Comme l'a si bien dit le Dr Chalmers, "le péché est un scandale qui doit être ôté de cette grande Maison spirituelle qui fait la joie du Seigneur… Est-il possible que ce péché, si haïssable à Dieu, au point qu'Il a condamné à mort tout ce qui avait été souillé par lui, puisse être toléré dans la vie de ceux qui étaient auparavant poursuivis par la justice divine ? Dieu peut-Il à présent admettre, protéger et tolérer le péché ? Maintenant que notre jugement a été ôté, pensez-vous qu'il soit possible que notre Dieu immuable ait abandonné Sa haine du péché ? Pourrait-Il laisser l'homme racheté se livrer à présent à ce même péché qui avait causé sa ruine ? Ce même Dieu, qui a aimé la justice, et haï l'iniquité, il y a six mille ans, n'éprouve-t-Il pas aujourd'hui le même amour pour la justice, et la même haine pour l'iniquité ? Aujourd'hui, je peux respirer l'air pur du Ciel et de l'amour de Dieu, et je peux marcher devant Dieu dans la paix et la grâce. Dois-je m'efforcer à nouveau de réaliser l'alliance incompatible de deux principes aussi opposés que l'approbation de Dieu et la persévérance dans le péché ? Ayant échappé à une catastrophe aussi horrible, comment pourrions-nous persévérer dans ce qui nous a précipités dans une telle catastrophe ? La croix de Christ, en éloignant de nous la malédiction du péché, a aussi, par la même occasion, éloigné de nous la puissance et l'amour du péché".

Non seulement le Dr Chalmers, mais aussi tous les saints hommes de Dieu de sa génération et de la nôtre, comme de toutes les générations précédentes, ont toujours affirmé que la rédemption accomplie pour nous par notre Seigneur Jésus-Christ, sur la croix du Calvaire, nous avait rachetés non seulement de la culpabilité du péché, mais aussi de sa puissance, et que le Seigneur était capable de sauver parfaitement tous ceux qui s'approchent de Dieu par Lui.

Un saint du 17e siècle a dit :

"Il n'y a rien d'aussi opposé à Dieu que le péché. Dieu ne souffrira pas que le péché règne toujours sur l'homme, Son chef-d'oeuvre. Quand nous considérons l'infinie puissance de Dieu pour détruire tout ce qui Lui est contraire, qui peut croire que le diable vaincra toujours ? Je crois qu'il est contradictoire, et même nocif pour la vraie foi, que ceux qui se disent Chrétiens croient que Christ, qui a reçu tout pouvoir dans le Ciel et sur la Terre, supportera toujours que le diable et le péché y exercent leur domination.

"Vous dites qu'aucun homme, malgré toute la puissance dont il dispose, ne peut se racheter lui-même, et que personne ne peut vivre sans pécher. Nous sommes d'accord avec cela. Mais si l'on vient nous dire que lorsque Dieu, par Sa puissance, vient à notre aide pour nous racheter du péché et nous en délivrer complètement, cela n'est pas possible, alors nous ne pouvons pas accepter cette doctrine. Et j'espère que vous aussi ne l'accepterez pas.

"M'approuveriez-vous, si je vous disais que le diable réussit à empêcher Dieu de manifester Sa puissance, quand Il vient nous racheter complètement du péché ? Ou qu'il est impossible à Dieu de la faire, parce que cela ne plaît pas au diable ? Ou encore qu'il est impossible que nous puissions être complètement délivrés de la puissance du péché, parce que le diable a tellement de puissance que Dieu ne peut pas l'expulser de notre vie ? C'est une doctrine lamentable, et pourtant, n'est-elle pas souvent prêchée ? Elle affirme clairement que, malgré toute la puissance divine, le diable a tellement enraciné profondément le péché dans la nature humaine, que Dieu ne peut pas parvenir à Ses fins. L'homme n'a-t-il pas été créé par Dieu ? Le Seigneur ne peut-Il pas le re-créer et chasser le péché de sa vie ? Certes, le péché est profondément enraciné dans la nature humaine. Mais cela n'a pas empêché Jésus-Christ de pénétrer profondément jusqu'à la racine de la nature humaine, car Il a reçu la puissance de détruire le diable et toutes ses oeuvres, et de racheter l'homme, pour lui donner Sa justice et Sa sainteté. Sinon, ce serait un mensonge d'affirmer "qu'Il est capable de sauver parfaitement tous ceux qui viennent à Dieu par Lui". Nous pouvons jeter la Bible, si nous disons qu'il est impossible à Dieu de nous délivrer complètement du péché !

"Nous savons que des Chrétiens sont retenus en captivité, et nous sommes prêts à donner de l'argent pour les racheter de la captivité. Mais nous ne serions pas prêts à verser cet argent s'ils devaient rester dans leurs chaînes ! Ne serait-ce pas la plus grande des escroqueries, si nous devions verser un si grand prix pour leur rachat, mais sans qu'ils soient libérés de leurs chaînes ? Et jusqu'à quand ? Jusqu'à leur dernier souffle de vie !

"Nous venons de parler de la libération des corps. Mais je parle maintenant de la libération des âmes. Christ doit être ma rançon, et doit me libérer de ma captivité ! Suis-je encore prisonnier de quelque chose ? Oui, en vérité, Christ a dit que celui qui commet le péché est esclave du péché. Si tu as péché, tu es un esclave, un captif qui doit être racheté de sa captivité. Qui payera le prix de mon rachat ? Je suis pauvre. Je ne possède rien. Je ne peux pas me racheter moi-même. Qui payera le prix pour moi ? Mais Quelqu'un a déjà payé le prix pour moi ! Merveilleux ! Voilà une bonne nouvelle ! Je peux maintenant espérer sortir de ma captivité ! Quel est Son Nom ? Est-Il appelé le Rédempteur ? Je peux donc espérer bénéficier de tous les avantages de ma rédemption, et être entièrement libéré de ma captivité ! Non ? Certains me disent que je dois rester esclave du péché aussi longtemps que je vivrai ? Quoi donc ? Ne devons-nous donc jamais être délivrés ? Dois-je toujours garder ce coeur tordu et pervers ? Dois-je devenir Chrétien, sans jamais avoir la foi qui me permette d'atteindre la sanctification et une vie sainte ? Est-il donc impossible d'obtenir une complète victoire sur le péché ? Doit-il régner sur moi aussi longtemps que je vivrai ? Quel Rédempteur est-Il donc, et quel avantage dois-je retirer dans cette vie de ma rédemption ?"

Nous pourrions citer d'autres extraits similaires écrits par de nombreux auteurs. Nous verrions que cette doctrine de la victoire complète sur le péché n'est nullement nouvelle dans l'Eglise. Mais elle a été très souvent perdue de vue par notre génération actuelle de Chrétiens. Pourtant, c'est toujours la même antique doctrine, qui a rempli de chants de triomphe la vie quotidienne de nombreux saints de Dieu tout au long des siècles ! Et elle est toujours proclamée aujourd'hui, pour la plus grande joie des âmes fatiguées qui ploient sous le fardeau !

Ne la rejetez donc pas, cher lecteur, tant que vous n'aurez pas sondé profondément les Ecritures, dans la prière, pour voir si ces choses sont bien vraies. Demandez à Dieu d'ouvrir votre intelligence spirituelle, par Son Esprit, "pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force" (Ephésiens 1:18-19).

Quand vous aurez commencé à avoir un petit aperçu de cette puissance, apprenez ensuite à détourner votre regard de votre propre faiblesse, remettez votre situation entre Ses mains, et faites-Lui confiance pour vous délivrer !

Dans les Psaumes, il est écrit, à, propos de la création de l'homme par Dieu : "Tu lui as donné la domination sur les oeuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds" (Psaume 8:6). Cette parole a été accomplie en 2 Corinthiens 2, où l'apôtre Paul s'écrie : "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ !" Si l'inventeur d'une machine déclare qu'il l'a conçue pour accomplir une certaine tâche, et que cette machine s'avère incapable ensuite d'accomplir cette tâche, nous dirions que cet inventeur est un escroc.

Nous ne devons donc certainement pas croire que la créature que Dieu a faite soit incapable d'accomplir ce pourquoi elle a été créée ! Surtout lorsque les Ecritures sont remplies d'affirmations qui nous prouvent que Christ nous a rendus capables de l'accomplir !

La seule chose qui puisse bloquer cette créature, c'est quand elle ne parvient pas à travailler en harmonie avec les plans du Créateur. Dès que cette harmonie est rétablie, Dieu peut alors travailler. Christ est venu pour accomplir devant Dieu une expiation en faveur de l'homme, afin que Dieu puisse travailler en l'homme, pour produire en lui le vouloir et le faire, selon le bon plaisir de Sa volonté. Par conséquent, nous pouvons prendre courage ! Car cette oeuvre que Christ a entreprise, Il est parfaitement désireux et capable de l'accomplir !

Marchons donc dans les traces de la foi de notre père Abraham, qui, "ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir" (Romains 4:20-21).

(Hannah W. Smith dans Le secret du chrétien pour une vie heureuse)

Source


Proverbes 3:5-6


Cède de tout ton coeur à Dieu,
et ne sois pas encouragé à [te fier à] ta propre sagesse

Dans toutes tes voies discerne-la
(car elle pourrait entraver tes voies),
afin de marcher droit dans tes sentiers.


             
Studio Auderset
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L'effet papillon

1ère considération : Jean 6:37


TOB
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai pas

SEG21
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi

NBS
Tout ce que le Père me donne viendra à moi; et celui qui vient à moi, je ne le chasserai jamais dehors

Original à partir du grec
Tout ce que le Père me donne arrivera à moi - et celui qui vient à moi, je ne le jetterai en aucun cas loin dehors

NBS est le plus proche de l'original, qui est radical : "en aucun cas je ne chasserai violemment celui qui vient à moi"


2ème considération : 


Lorsque Jésus dit "Malheur à vous" (selon les traductions habituelles) en Luc 11 et Matthieu 23, SEG21 a aussi "Malheur à vous", TOB a "Malheureux êtes-vous", et NBS a "Quel malheur pour vous".

L'original à partir du grec a "Hélas pour vous", plus proche de TOB et NBS que de SEG21.


Constatation :


De toute évidence (nous l'avons déjà vu dans d'autres circonstances) SEG21 n'a effectué qu'une refonte superficielle de la Segond traditionnelle. NBS a été beaucoup plus loin, cherchant à être au plus proche de l'original grec, et aussi de la réalité de Dieu : Dieu est amour, et en aucun cas il ne repoussera celui qui vient à lui - et il ne condamnera pas par un "Malheur à vous" mais regrettera par un "Quel malheur pour vous".


Analyse :


Par "effet papillon" (sensibilité aux conditions initiales), en n'étant pas fidèle à de nombreuses reprises au texte original, une traduction peut donner à l'ensemble d'un texte une orientation complètement différente de l'intention originelle.

Nous voyons dans les exemples cités qu'en traduisant fidèlement les textes de la Bible, l'amour de Dieu apparaît sous sa réalité absolue : son amour est inconditionnel ("je ne le chasserai jamais dehors"), et même ses ennemis sont aimés ("Quel malheur pour vous").


A cette lumière, allons plus loin :


Jésus dit à plusieurs reprises (cité ici de manière générique) : "on vous a dit que faire ceci ou cela est péché, mais moi je vous dis que vous avez déjà péché en pensant faire ceci ou cela" et "votre justice doit être plus exigeante que celle des personnes les plus exigeantes".

A la lumière des textes de la SEG21 cela ne choque pas (puisque l'amour de Dieu ne semble pas absolu), mais comment expliquer ces sentences rédhibitoires à la lumière de l'amour absolu de Dieu émergeant des textes de la NBS ?

A ceux qui lui demandent "qui peut être sauvé dans ces conditions ?", Jésus répond en substance : "c'est impossible aux hommes, mais c'est possible à Dieu".

Quel est ce "possible à Dieu" ? La réponse est simple : la grâce.


Prenons le fil rouge de la Bible :


Ce qui condamne l'être humain, c'est son attirance pour l'arbre de la connaissance du bien/mal, qui a pour conséquence que Dieu, de manière pédagogique, lui donne des lois à suivre - non pas pour qu'il les suive (il ne le peut pas), mais pour qu'il se rende compte de son incapacité à les suivre (c'est ce que Paul explique en Romains).

Lors donc que Jésus va encore plus loin en affirmant que nous sommes non seulement coupables en ne pratiquant pas la loi, mais déjà en pensant la contourner, c'est encore de la pédagogie : "vous prétendez accomplir la loi ? D'accord, mais moi je vous dis que vous la contournez déjà en pensées" - le verdict est total. Qui peut être sauvé, dans ces conditions ? C'est impossible aux hommes, mais c'est possible à Dieu, qui fait grâce et qui donne de quoi réaliser sa volonté : c'est l'arbre de vie, littéralement le bois de vie, la croix.


Jean 15:6

Traductions traditionnelles :
  • NBS : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche
  • SEG21 : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche
  • TOB : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, il se dessèche
etc.: tous disent à peu près la même chose

On peut cependant aussi traduire : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, c'est qu'il a été jeté dehors comme le sarment et il s'est desséché

Or, au verset 4 nous avons : Demeurez en moi, comme moi en vous

Ainsi, seul peut demeurer en Christ celui en qui Il demeure.
Celui chez qui Il ne demeure pas ne peut demeurer en Lui.

Si on y réfléchit bien, nous avons affaire ici à la délicate question de ceux qui sont sauvés, et de ceux qui se croient sauvés.

Matthieu 7:21 : Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : "Seigneur ! Seigneur !" qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Mais, direz-vous, comment faire la volonté de Dieu s'Il ne demeure pas d'abord en nous ?

La réponse est dans Romains 9:18-21 : Il a compassion de qui il veut, et il fait s'obstiner qui il veut. Alors, diras-tu, comment peut-il encore faire des reproches ? En effet, qui peut s'opposer à sa décision ? Mais toi, humain, qui es-tu donc pour discuter avec Dieu ? L'objet façonné dira-t-il à celui qui l'a façonné : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? Le potier n'a-t-il pas autorité sur l'argile, pour faire avec la même pâte un objet pour un usage noble et un objet pour un usage vil ?

Voilà, direz-vous, le genre d'argument ad hoc choquant que je déteste par-dessus tout !

Regardons ensemble : De qui est-il question dans ce dernier passage ? De Pharaon, que Dieu a endurci car il avait lui-même commencé à s'endurcir, à s'obstiner !

De même, celui en qui Christ ne demeure pas est celui qui L'a progressivement chassé en croyant que "prendre une décision pour Christ" suffisait au salut, et qu'ensuite il pouvait faire ce qu'il voulait ! Si vous lui demandez de se repentir de ses actions, il dira : "pourquoi ? Je suis sauvé, c'est l'évangéliste untel qui me l'a dit..."

Voyez-vous, à présent, de quoi il retourne ? La foi authentique est en jeu.

1 Cor 11:10

Les anciennes traductions ont :
la femme doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend (Segond 1910 et Colombe)
la femme doit avoir sur la tête une marque qu'elle est sous la puissance [de son mari] (Martin)
la femme doit avoir sur la tête [une marque de l’] autorité [à laquelle elle est soumise] (Darby 1885)
la femme doit avoir sur la tête un signe de sujétion (Jérusalem 1973)
la femme doit garder sur sa tête un signe de sa dépendance (Bible des Peuples)
etc.

Les nouvelles traductions ont (1) :
la femme doit avoir/porter sur la tête une marque/un signe de son/d'autorité (NBS, Seg21, TOB, Semeur, etc.)

Pourquoi une telle différence, allant de la soumission à l'autorité ?

Nous avons ici un cas d'école : les traducteurs du passé se laissaient influencer par la place de la femme dans la société (2). A cause de ces traductions faussées, Paul a même été taxé de misogynie (3).

Cette note de bas de page de la NBS d'étude explique pourquoi les nouvelles traductions sont correctes : le terme ainsi traduit [par autorité] s'applique en général à une autorité exercée plutôt que subie...

La TOB va dans le même sens : ce terme ne désigne jamais un pouvoir subi, mais un pouvoir exercé [...] l'Apôtre invite les femmes de Corinthe à adopter une tenue qui manifeste la dignité des activités qu'elles assurent dans la communauté (prier, prophétiser).

Conclusions : (1) vérifiez les traductions, (2) leur contexte... et (3) ne tirez pas de conclusions trop hâtivement...

La passivité, ennemi du chrétien

Dans le livre Cendrillon et ses soeurs, au chapitre 1, plusieurs exemples de passivité du chrétien sont donnés, qu'il est vital de prendre au sérieux.

Nous en identifions d'autres, plus spécifiques, mais tout aussi importants :

- la facilité déconcertante avec laquelle beaucoup de chrétiens adoptent passivement des expressions toutes faites sans en vérifier la signification exacte.
Il est en effet primordial de définir clairement la signification de chaque terme spécifique à la foi, car beaucoup de dérives sont dues à des interprétations particulières de ce qu'on nomme communément "le patois de Canaan".

- le manque de curiosité concernant les textes originels de la Bible, p.ex. le rôle de premier plan de la Septante (LXX), et l'ignorance de l'origine des différences entre les textes de l'AT et leur citations dans le NT (*)

- l'allergie souvent constatée du chrétien face à l'interprétation spirituelle des écritures, pourtant pratiquée par Paul, les "pères de l'Eglise", et les juifs eux-mêmes.

Vous trouverez tous ces sujets - traités à plusieurs reprises - sur les sites de bibletude.

(*) Comment un chrétien ignorant sur ce sujet expliquera-t-il à un juif ces différences ? Le juif ne croira-t-il pas que les chrétiens ont modifié les textes de l'AT cités dans le NT ?

Jean 21:15-17

Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur ! Tu sais bien, toi, que je suis ton ami ! Jésus lui dit : Prends soin de mes agneaux.

Il lui dit une deuxième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur ! Tu sais bien, toi, que je suis ton ami ! Jésus lui dit : Sois le berger de mes moutons.

Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, es-tu mon ami ? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « Es-tu mon ami ? » Il lui répondit : Seigneur, toi, tu sais tout ! Tu sais bien, toi, que je suis ton ami ! Jésus lui dit : Prends soin de mes moutons.

(Jean 21:15-17)


Toutes les traductions ne rendent pas la différence des mots utilisés par Jésus et Pierre.

Jésus utilise agapè (amour), alors que Pierre utilise philia (amitié).

Lors de sa 3ème demande, Jésus se met au niveau de Pierre : il utilise aussi philia.

Ce texte nous enseigne que Jésus essaie de faire comprendre à Pierre que son affection n'est pas suffisante pour la mission qu'il aura à accomplir. Pierre, pour le moment, en reste au niveau de l'amitié envers Jésus, mais plus tard, une fois l'Esprit saint déversé, c'est l'amour qui le saisira.

Pour le moment, Pierre ne peut comprendre cela, car il doit vivre l'amour pour le comprendre : seul l'Esprit en lui apportera cet amour qui pardonne tout, croit tout, espère tout, endure tout (1 Cor 13:7).

Ce n'est plus moi qui vis : Christ vit en moi (Galates 2:20).

Le disciple en 3 versets

N'aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui (1 Jean 2:15)

Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera. (Matthieu 16:24-25)

Amen, je vous dis, il n'est personne qui ait laissé, à cause de moi et de la bonne nouvelle, maison ou frères ou soeurs ou mère ou père ou enfants ou champs, et qui ne reçoive au centuple, dans le temps présent, maisons et frères et soeurs et mères et enfants et champs - avec persécutions (Marc 10:29-30)

Citations de l'AT dans le NT

Citations du Nouveau Testament faites conformément au texte de la Septante contre le Texte Massorétique : 271 instances.

Citations du Nouveau Testament faites conformément au Texte Massorétique et contre le sens de la Septante : Instances d’autant plus intéressantes qu’elles sont rares (9 instances).

Citations du Nouveau Testament conformément au texte de la Septante, contre le Texte Massorétique, avec témoin hébreu des Manuscrits de la Mer Morte : 439 instances.

Source

Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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(*) Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus!
(2 Thess 3:10)