La peur

Il n'y a pas de peur dans l'amour
L'amour accompli jette loin la peur
(1 jean 4:18)

Le contraire de l'amour, ce n'est pas la haine, mais la peur.
La haine est une conséquence de la peur, de même que le déni.

Par exemple, beaucoup de chrétiens ont peur de l'interprétation spirituelle (par l'Esprit) de la Bible. Ils se sont créé un système issu de l'interprétation littérale de la Bible, s'y accrochent et ont peur de voir ce système s'effondrer, car ils s'effondreraient avec lui, puisqu'ils reposent sur lui. Ils ne voient pas que cette interprétation littérale n'a pas besoin du Saint-Esprit, qu'elle Le jette dehors.

Paradoxalement, ce sont les milieux qui se réclament le plus du Saint-Esprit qui chassent ce dernier de leurs interprétations de la Bible (*). Pour eux, tout est littéral : le vrai sens de la Bible, ce que Dieu a réellement dit, ne compte pas pour eux.

Un exemple : ils ont peur de ce que, plutôt que désigner l'ennemi comme l'autre, ailleurs et dans une autre époque ("l'antichrist" p.ex.), l'interprétation spirituelle montre que tu es ton propre ennemi, avant tout, laissant ensuite le soin à la Bible de nous expliquer comment lutter contre cet ennemi (p.ex. Josué=Jésus faisant tomber les murs de notre territoire intérieur). Ne pas vouloir voir cela dénote d'une incohérence mortifère.

Autres exemples : en ce qui concerne le Livre de l'Apocalypse, on aime y voir tout, sauf soi-même... on aime y voir le passé (Empire Romain, pour certains), le futur ("fin des temps", pour d'autres), mais on ne veut surtout pas y voir "soi-même, ici et maintenant"... et on ne sait comment réagir face aux batailles de l'AT, alors qu'il s'agit tout simplement de nos combats intérieurs...

Ainsi, l'interprétation spirituelle de la Bible révèle au lecteur du texte qui il est. L'orgueil spirituel étant ce qu'il est, moins le lecteur se connaît lui-même, plus il aura tendance à se sur-évaluer, donc à considérer comme inutile de se connaître au moyen d'une lecture spirituelle de la Bible. Dans son inconscient par ailleurs, il aura peur qu'une lecture autre que celle sur laquelle il s'est constitué "croyant" ne vienne tout remettre en question. Alors que mettre sa foi en oeuvre est bien différent de "croire" : croire est du domaine de la religion, alors que mettre sa foi en oeuvre consiste en une relation vivante avec Dieu!

Ceux qui interprètent littéralement les écritures ont par conséquent un problème avec le Saint-Esprit : ils Lui résistent. Et interpréter la Bible littéralement constitue une interprétation particulière (2 Pierre 1:20), alors que l'interprétation spirituelle laisse l'Esprit de Dieu expliquer ce que Lui-même a dit dans les Écritures : qui d'autre que l'Esprit de Dieu, et non pas une littéralité, peut interpréter ce que l'Esprit Lui-même a dit ?

Ceux qui interprètent littéralement les écritures font donc fi de l'Esprit de Dieu, ont même peur de Lui, car il les pousse à se remettre en question. Mais qui utilise la peur pour régner...? Le diabolos règne par la peur. Ceux qui se laissent prendre par la peur ne cherchent plus la vérité, mais cherchent à perpétuer un système. Ils sont conditionnés pour continuer sur cette voie, et réfuteront d'un geste de la main - sans la moindre parcelle de remise en question - tout argument prouvant que la Bible, c'est autre chose que ce qu'ils en disent / croient / enseignent. C'est le déni.

Il s'agit aussi d'une problématique d'appartenance au groupe : les vrais prophètes (ceux qui parlent de la part de Dieu) ont toujours été minoritaires, et ont toujours été persécutés par les "croyants" prisonniers des dynamiques des foules. La peur de ne plus faire partie du groupe, la peur de rester seul : voici encore une explication du rejet de l'Esprit de Dieu dans l'interprétation des écritures. Il s'agit de la peur de se retrouver seul : "tout le monde (du moins ceux de ma dénomination) pense comme cela, et si je pense autrement je serai mis à l'écart".

Concernant certaines versions de la Bible (p.ex. NBS) par ailleurs - et pour donner un autre exemple - on entend parfois dire : "il y a trop de changements, je m'y perds, je préfère garder mes habitudes"... Ah bon ? Mais depuis quand un chrétien vit-il d'habitudes ? N'est-il pas censé rechercher la vérité en toutes choses ? "On m'a toujours enseigné ceci, cela... je n'ai par conséquent pas de raison de changer ma façon de voir" - réaction irresponsable s'il en est, car elle dénote un certain reniement du libre arbitre : je m'aligne sur l'enseignement reçu, sans prendre l'initiative d'analyser si cet enseignement est biblique, conforme à l'enseignement de Jésus et à l'inspiration du St-Esprit. Pourquoi avoir peur du changement ? D'autant que la peur ne va de pair ni avec l'amour, ni avec la foi!

La peur est toujours le résultat d'un manque d'amour : avoir peur d'être tenu à l'écart, ou tenir quelqu'un à l'écart pour sa manière d'interpréter la Bible - qui plus est celle des premiers chrétiens et des Pères de l'Eglise - est un manque d'amour, et par conséquent non-chrétien. Mais par ailleurs, se retrouver seul a toujours été le lot des vrais chrétiens, et en tout premier lieu du Christ Lui-même.

Quant à vous, restez dans la sagesse de Dieu, accueillez ce que l'Esprit de Dieu vous révèle. Ainsi, vous connaîtrez la vérité, qui vous rendra libres!

(*) Ce sont souvent les mêmes qui ont peur de la méditation biblique ("lectio"), consistant à faire silence 10-20 minutes pour écouter ce que l'Esprit de Dieu a à nous dire à travers un texte biblique.

Lire en complément Mais où allez-vous chercher tout cela ?

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Louer pour toutes choses

Si quelqu'un prétendait vous indiquer le chemin le plus court et le plus sûr qui conduit au bonheur et à la perfection, il devrait vous conseiller, comme règle de vie, de remercier et de louer Dieu pour tout ce qui vous arrive. Car il est certain que, quelle que soit l'adversité rencontrée, vous la transformerez en bénédiction si vous louez et remerciez Dieu pour cette épreuve. (William Law)

Je remercie Dieu pour mon infirmité, car c'est au travers d'elle que j'ai trouvé mon Dieu, mon travail et moi-même. (Hélène Keller)

Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas. Les hommes peuvent le traiter à leur guise... il ne s'en soucie pas, il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Martin Luther)

Demandez à Dieu la grâce de voir sa main dans chaque épreuve, puis la grâce de vous y soumettre aussitôt. Non seulement de vous soumettre à cette épreuve, mais également de l'accepter et de vous en réjouir... Je pense que, parvenus à ce stade, nous voyons disparaître la plupart de nos ennuis. (Charles H. Spurgeon)

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thessaloniciens 5:18)
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